Auteur : Fabio M.Mitchelli
Editions : fleur Sauvage
Genre : Thriller
384 pages
ISBN : 978-2954271071
Prix : 19€90
Quatrième de couverture :
1963 - Une nuit dans l'Ohio... impulsive. Suivront des corps, dans des barils en plastique. 1981 - Deux enquêteurs, hantés par leur passé. Le cannibale de Cleveland... et vous. Votre compassion... celle pour le diable. « Une plongée terrifiante dans l'esprit d'un serial killer, une lecture dont vous ne sortirez pas intact.» (Bernard Minier)
Questions auxquelles l'Auteur a gentillement répondu :
1 ) On connaît la vie de l'auteur généralement, par : "Fabio M.Mitchelli est né à Vienne en 1973. Il est musicien et écrivain, auteur de thrillers psychologiques, romans et nouvelles. Il a signé la trilogie "Des Verticales"...etc..." C'est réducteur pour parler d'un auteur ! Que voudrais-tu qu'on saches de plus sur toi ?
Très sincèrement, je ne trouve pas cela réducteur que l’on parle d’un auteur en présentant sa bio… après tout, c’est lui qui l’a cherché, non ?J
Et puis je n’ai pas non plus envie que l’on en sache plus sur moi, mais sur mes œuvres, oui, avec grand plaisir. C’est avec joie que je réponds aux questions que l’on me pose concernant mes projets futurs, sur ma façon d’écrire, d’élaborer de nouveaux plans de travail…
2) Comment es-tu devenu écrivain ?
Très curieusement, cette question est récurrente. Je ne crois pas au fait que « l’on devient », je crois à la probabilité « d’être »… on vient au monde et, inconsciemment on possède ou pas une fibre pour telle ou telle discipline. Ensuite, on en est conscient ou pas, on aime cela ou pas, et on affûte cela ou pas. Me concernant, je l’ai su dès mes quatorze ans en découvrant Poe, King, et bien d’autres. Plus tard viendra l’envie, cette inénarrable passion pour l’écriture noire…
3) De tous tes romans, quel est celui qui te tient le plus à cœur, que tu défendrais bec et ongles?
Si je pouvais, je les défendrais tous ! Evidemment, « La compassion du diable » reste mon bébé chouchou, j’ai travaillé presque 30 mois sur ce roman. Entre passion, fascination et appréhension, j’ai navigué dans un univers si inquiétant que cela m’empêchait de dormir ; j’ai failli devenir fou ! Mais j’en redemandais, j’étais devenu « addict » à cette sorte de messe noire que j’officiais chaque jour…
4) Qu'est ce qui motive le choix de tes sujets en écritures ?
La passion. L’authenticité, et surtout la singularité de ceux-ci. J’aime aussi savoir que je vais pouvoir m’accaparer de l’histoire réelle, que je vais pouvoir prendre le contrôle de la vie d’un ou plusieurs protagonistes du récit et en faire ce que je désire. Si le sujet que je veux traiter dans mes romans est trop complexe, si je m’aperçois que lier la réalité d’un fait divers avec la fiction ne fonctionne pas, j’abandonne le projet.
5) Parmi tous les tueurs en série pourquoi t'es-tu inspiré en particulier à l'histoire de Jeffrey Dahmer ?
Comme je le répète assez souvent pour d’autres Itw, tout simplement parce que le personnage m’intrigue depuis plus de vingt ans, parce que malgré l’horreur de ses crimes, Jeffrey Dahmer raconte à lui tout seul l’histoire d’un être humain à la dérive qui avait des sentiments, parce qu’il « aimait » ses victimes, et aussi pour la surmédiatisation du personnage. Nombreux films, documentaires, biographies et romans lui ont été consacrés, ce qui a fait de cet individu une sorte de Rock Star du crime… A plusieurs reprises j’ai eu envie d’écrire un roman sur Dahmer. Mais je trouvais le travail de documentation trop long, fastidieux et, surtout, je ne savais pas comment tisser une intrigue autour d’un personnage sur lequel on avait déjà écrit des tas de bouquins et réalisé des dizaines de films. Et lorsque m’est venue l’idée d’un roman noir, dans lequel il était question d’un tueur qui sévissait dans la communauté gay d’une ville aux Etats-Unis, l’ombre de Dahmer s’est aussitôt imposée.
6) Je sais que, connaissant ton désir d’être le plus souvent perfectionniste, tu as fais de nombreuses recherches. Penses-tu qu'il puisse y avoir un effet déclencheur chez chaque tueur en série, ou encore qu'il puisse y avoir un aspect génétique ?
Personnellement je ne crois pas à l’hérédité criminelle, même si j’évoque cette probabilité dans mes romans, tel que dans « La trilogie des verticales », ou même dans « La compassion du diable ». Je pense que tout est question d’environnement, d’éducation, de sentiment de sécurité pour un enfant. C’est l’homme qui répand son propre cancer, et nous sommes seuls responsables du Mal que nous enfantons. Avant d’être domestiqué, le chien n’était-il pas un animal sauvage ? Son origine n’était-elle pas le loup gris, l’ancêtre sauvage du chien ? Concernant notre espèce, à mon sens, je pense qu’à l’origine il y à l’homme. Ensuite, il y à la bête…
7) Tu apportes dans cette histoire, malgré l'horreur des faits, un aspect de compassion, celle du Diable qui est représenté par le dangereux criminel du récit, mais aussi celle d'un autre protagoniste. Avec le recul, penses-tu qu'on puisse ressentir ce sentiment envers un tueur d'une telle sauvagerie ?
Tout le monde peut, à un moment de sa vie, ressentir de la compassion pour quelqu’un qui a commis un crime. Cela peut dépendre de nombreux facteurs et aussi du crime en question. C’est assez compliqué d’exprimer cela mais, au risque de choquer, même la bête la plus sauvage est forcément, au moment de la conception, possédée par un désir d’aimer, et ensuite par celui d’enfanter. Qu’est-ce qui transforme alors cet être en une redoutable machine à tuer ? Je n’ai pas la réponse…
J'exècre plus que tout les criminels qui ont commis des meurtres d'enfants, des crimes violents, et j'ai d'ailleurs beaucoup de mal avec la violence, en tous les cas à l'accepter en tant que telle. Mais je dois avouer qu'il m'arrive parfois, comme cela s'est produit pour le cas "Dahmer", de parvenir à comprendre quel mécanisme a poussé un meurtrier à devenir ce qu'il est devenu...
8) Ce n'est pas la première fois qu'un de tes romans s’inspire d'une affaire réelle "Tueurs au sommet" (que je n'ai malheureusement pas encore lu), est-ce un hasard ?
Non. Comme je l’explique plus haut, c’est justement la véracité de certains faits divers, leur singularité et, je dois l’avouer, parfois même leur violence, qui fait que je m’y intéresse et que je les greffe à ma fiction. « Tueurs au sommet » est un fait divers sordide qui s’était déroulé à Grenoble ; le meurtre d’une petite fillette préalablement torturée par sa mère et son compagnon, et retrouvée à l’hôpital de la Tronche.
9) Imagines-tu un jour écrire une histoire qui ne soit pas un thriller ?
Cette question me fait sourire car avec Dolly’s Bible, que j’ai écrit avec mon frère de plume Stéphane Marchand, il est déjà question d’un ouvrage qui ressemble à tout sauf à un thriller. Il s’agit plutôt d’une légende urbaine, un inclassable. Mais oui, cela fait plusieurs années que ce désir d’écrire un « roman » me taraude. Le roman d’une vie, ou plutôt de deux vies. Mais cela reste mon petit secret.
10) Quelle est depuis le début de ta carrière d'auteur la question qu'on ne t'a jamais posée et à laquelle tu aurais aimé répondre ?
Justement, celle que tu viens de me poser ! Je plaisante… évidemment.
Je pense que ça aurait été la suivante :
« Est-ce que le tueur du Zodiaque t’inspirera un jour pour l’écriture d’un nouveau roman ? »
Sur ce, je vous laisse méditer…
Merci pour ce sympathique entretien, Gwen.
Mon avis :
Je le savais déjà bien avant de le lire ! Ce livre allait me plaire ! Non pas que je sois fan de scènes sanglantes, malsaines... Bien que en général quand on lit un thriller on sait à quoi s'attendre !
Mais là ! Avec Fabio M.Mitchelli, c'est forcément différent. C'est un auteur qui s'inspire de faits réels, de personnages réels ! De recherches approfondies et bien menées. C'est aussi ce qui mène le comble de l'horeur du roman.
Ensuite se pose la question de la compassion ! On suit les personnages, leurs évolutions... Et comme y répond l'auteur (question 7) on ne peut pas passer à côté de la vie du tueur, et même si ça ne le rend excusable en rien, de comprendre peut-être ce qu'il l'a amené à de telles pensées...
Voilà, l'auteur nous a encore envoûté de son écriture passionnée et par son talent, sans peur de prendre des risques en touchant des faits sensibles qui remuent les tripes !
Mais là ! Avec Fabio M.Mitchelli, c'est forcément différent. C'est un auteur qui s'inspire de faits réels, de personnages réels ! De recherches approfondies et bien menées. C'est aussi ce qui mène le comble de l'horeur du roman.
Ensuite se pose la question de la compassion ! On suit les personnages, leurs évolutions... Et comme y répond l'auteur (question 7) on ne peut pas passer à côté de la vie du tueur, et même si ça ne le rend excusable en rien, de comprendre peut-être ce qu'il l'a amené à de telles pensées...
Voilà, l'auteur nous a encore envoûté de son écriture passionnée et par son talent, sans peur de prendre des risques en touchant des faits sensibles qui remuent les tripes !
Un grand Merci à l'auteur
DEDICACES LA COMPASSION DU DIABLE
- 31 octobre 2014
Dédicace au Cultura Givors (69) de 10h à 18h.
- 1 novembre 2014
Dédicace au Cultura Bourgoin-Jallieu (38) de 10 à 18h.
- 8 novembre 2014
Signature à l'espace U.Culture du Super U à Salins-les-thermes (73-Savoie) de 10h à 18h.
- 15 & 16 novembre 2014
Festival du polar "Sang d'encre" à Vienne (38-Isère) à partir de 14h00.
- 29 novembre 2014
Sélection pour le Prix Dora-Suarez 2014 & signature à la librairie Fantasio à Villeurbanne (69-Rhône) dès 10h.
- 19 & 20 décembre 2014
Dédicace au Cultura Givors (69) de 10h à 18h.
- 27 décembre 2014
Dédicace au Cultura Bourgoin-Jallieu (38) de 10 à 18h.
- 24 janvier 2014
Dédicace au Cultura Mâcon (71) de 10 à 18h.
"Dolly's Bible" Les légendes urbaines par Fabio M.Mitchelli et Stéphane Marchand
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