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vendredi 2 octobre 2026

LE DERNIER SANCTUAIRE

  

source : Calmann Levy

LE DERNIER SANCTUAIRE

Josiane Balasko



AUTEUR  :  JOSIANE BALASKO

EDITEUR :  Calmann Levy (site)

DATE DE PARUTION :  03 juin 2026

GENRE :  roman dystopique 

EAN/ISBN : 978-2-7021-9542-0

NBRE DE PAGES : 370



Quatrième de couverture : 

Au coeur de ces montagnes sauvages se joue le plus important des combats

On les appelle les Protecteurs. Ils sont onze, sept hommes, trois femmes et un adolescent, les seuls à résister encore contre un monde qui a fait de la nature un terrain de chasse pour milliardaires en quête de trophées.
Cachés dans une ancienne mine au milieu des montagnes, traqués de toutes parts, ils se battent pour sauver les derniers animaux sauvages.
Jusqu’à ce jour d’hiver où deux femmes surgissent dans leur refuge.
Tomassa, une vieille Indienne aveugle, mais d’une lucidité troublante.
Lucie, une jeune héritière fantasque… pas si écervelée qu’elle en a l’air.
Leur arrivée va bouleverser l’équilibre fragile des Protecteurs.
Car sans le savoir, Lucie et Tomassa portent en elles à la fois le danger… et l’espoir.

Un pur roman de résistance et d'espoir, une grande bouffée d’optimisme


Avis : 

Le roman de Josiane Balasko est une belle surprise pour moi. 

Je ne connaissais pas du tout son talent d'auteure, mais appréciant déjà ses talents d'actrices, autant dans ses rôles comiques que dans les drames et films sombres comme "Cette femme-là", je me devais de découvrir son roman. 

Le roman "Le dernier sanctuaire" est une histoire profondément humaine et de résistance de bien des façons. 

 Une place importante est dédiée aux femmes. Des battantes. De redoutables femmes prêtes à tout pour sauver ceux auxquels elles tiennent. 

Celle qui marque le plus est sans aucun doute Tomassa, une vieille amérindienne aveugle très surprenante. Son handicap devient presque une force, tant elle fait preuve de courage et de détermination. Ensuite il y a Lucie une jeune fille qui découvre l'envers du décor, Lavinia ancienne prostituée, Dora une dominatrice... Toutes sont prêtes à tout donner... 

L'auteure met également en lumière le cœur d'une mère. Jusqu'où est-elle capable d'aller par amour pour son enfant et par vengeance de ce qu'on lui a retiré de force. 

Bien sûr, l'histoire compte quelques hommes également ! Des hommes de caractère, qui luttent pour sauvegarder la nature et leurs valeurs. Et puis il y a les autres, ceux qui détruisent tous tant qu'il y a du fric à se faire et du pouvoir à prendre... (pas si dystopique que ça en vrai).

L'autre visage féminin fort de ce roman est sans aucun doute LA NATURE. 

Elle est partout ! Un personnage, si ce n'est le personnage le plus important de ce roman. Mis en valeur, non pas comme un simple décor, mais comme un objet de lutte et de convoitise avec d'un côté ceux qui consacrent leur vie à la protéger, qui sauvent les graines saines et naturelles, les animaux, l'environnement, la présence de tribus amérindiennes faisant foi : qui mieux qu'elles connaissent la préciosité de notre mère la Terre ?

Et de l'autre côté ceux qui la détruiraient pour s'enrichir toujours plus (Et là encore, difficile de ne pas se dire que cette dystopie n'est finalement pas si éloignée de certaines dérives bien réelles… Oui, je me répète !) à coups de décisions imposées, de décrets, d'arrestations arbitraires, de suppression de tout ce qui pourrait échapper à leur système. L’agroalimentaire devient lui aussi un moyen de domination puisqu’il ne s’agit plus simplement de produire : il faut empêcher les autres formes de culture d’exister.

Parce que les milliardaires de cette histoire ne veulent pas seulement être riches. Ils veulent contrôler. Tout contrôler : territoires, humains, animaux, alimentation, cultures...

C'est là un message clair qui montre aussi l'attachement de Josiane Balasko aux valeurs du monde vivant. La présence d'amérindiens, d'une poignée d'hommes et de femmes dévoués à la cause de la nature montre bien que, quelle que soit le niveau de technologie, le pouvoir, la politique, la richesse etc... Sans la nature, sans la terre, l'eau... Nous ne sommes rien...

Les dialogues rendent le récit tout à fait crédible, chose que j'apprécie toujours dans un bon roman : la crédibilité. Ils m'ont semblé naturels et m'ont permis d'entrer sans difficulté dans l'histoire dès le début. L'auteure n'a jamais cherché à compliquer son récit, ce qui le rend accessible au plus grand nombre.. Je pense même qu'il serait un très bon roman jeunesse. 

Je pense que Josiane Balasko s'est fait plaisir ! Elle dit ce qu'elle a sur le cœur en mettant en avant ce qui lui est cher, à savoir, la nature, une certaine culture qui encense cette nature, la faune, la force des femmes, le pouvoir de la résilience pour ce que l'on aime et ce qui nous tient en vie... L'union fait la force contre une poignée de nantis qui pense pouvoir décider de ce qui doit vivre, disparaître et de la manière de vivre de ceux qui ne sont pas de leur condition. 

Dystopique mais pas désespéré, ce roman montre un chemin, en expliquant : qu'un homme qui a tué peut-être aussi un homme qui sauve des vies (un repenti). Qu'on peut sauver ce qui peut l'être encore (l'espoir). Qu'ensemble on est plus fort (la solidarité). Que même quand le monde semble appartenir aux puissants, il reste toujours quelques personnes pour dire NON ! (la Résistance).




Citations : 

L'avantage de la fortune, c'est qu'elle donne accès à tout. A tout ce que le commun des mortels n'obtiendra jamais. Surtout à la connaissance de ce qui, pour les autres, est tenu secret.





dimanche 30 août 2026

LES SAULES

     


        



    Les Saules    

Mathilde Beaussault


     Auteur :    Mathilde Beaussault

Editions : Seuil www.seuil.com

Genre : Roman policier / Roman littéraire

Date de parution :  10 janvier 2025

272 pages

ISBN :  978-2-02-157698-6 

Prix : 19 € 90




Quatrième de Couverture : 


Aussi âpre que bouleversante,
une histoire de liberté et de meurtre,
de silence et d'amitié,
au cœur d'un hameau breton.

Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.
Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d'esprit. Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir. Livrée à elle-même, maltraitée à l'école, elle aime se réfugier au bord de la rivière, où elle se sent en sécurité sous les saules.
Cette nuit-là, elle a vu quelque chose. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle. Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l'agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l'enquête. Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?






C'est vrai que généralement, on commence par les premiers. Sauf que c'est le second roman de Mathilde Beaussault qui m'était tombé dans les mains au départ. Mais j'ai très vite rectifié le tir, car il a fallu absolument que je lise "Les Saules". C'est fait ! Et ce second avis de lecture confirme le premier : cette auteure est une valeur sûre de la littérature française, à n'en pas douter !

Le corps de Marie, une jeune fille de dix-sept ans, gît dans la rivière. Une enquête est menée dans ce village où tout le monde se connaît, faisant remonter à la surface d'anciennes histoires et querelles entre villageois et classes sociales. Marguerite, la petite qui ne pipe quasiment jamais mot, sait peut-être quelque chose...

Mathilde Beaussault ne s'est pas contentée de raconter une histoire, ni d'écrire un thriller haletant. Non. Elle a écrit un roman à plusieurs étiquettes. On est dans le thriller et le roman policier, dans le roman littéraire, en passant par le roman social qui respire. Vous me direz : « Mais qu'est-ce qu'elle raconte encore ? » Alors je m'explique...

Lorsqu'on lit ce roman, l'auteure nous fait tout ressentir, que ce soit écrit ou entre les lignes. Les sentiments des personnages, la tension, la dureté de la vie, le climat social, l'amour maternel et parental plus généralement... À cette lecture, on se sent réellement plongé dans le décor et dans l'histoire, tant elle semble réelle. Tellement réelle qu'on a envie d'ouvrir une porte et de récupérer Marguerite pour lui donner une meilleure vie, d'en ouvrir une autre pour secouer certains personnages, et ainsi de suite. Vivant, je vous dis, ce roman.

Ces impressions, on les doit à un talent indéniable. Que ce soit dans les descriptions, dans les dialogues ou dans la richesse du vocabulaire, l'auteure y met tout son cœur.

Je pense que vous l'avez compris : j'ai beaucoup aimé ce roman, autant que La Colline, tellement l'auteure puise en nous. J'ai trouvé beaucoup de puissance dans cette écriture et beaucoup d'humanité. L'histoire m'a transportée, aussi sombre puisse-t-elle être. Ce n'est finalement pas le meurtre qui reste le plus longtemps en tête, mais tout ce qu'il révèle autour de lui.



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 "Le dimanche n'est qu'un cafard qui se repaît du lundi"

"C ' est souvent dans la naïveté qu'on reconnait l'humanité."

" On ne croit pas vraiment en Dieu dans la famille mais on mettrait, s'il le fallait, un cierge à brûler les veilles de moissons pour que les machines ne lâchent pas les hommes."

"Victor, c'est un peu comme le soleil breton. Il n'est jamais là où on l'attend mais il réserve de belles surprises à qui sait le comprendre."

 

 














mardi 10 février 2026

LE GARCON ETERNEL

     

     Le garçon éternel     






     Auteur :   Jérôme LOUBRY

Editions :  Calmann Levy

Genre : Thriller

Date de parution : 2 janvier 2026

486 pages

ISBN :  978-2-7021-9075-3

Prix : 21€90


Le Garçon éternel est un thriller psychologique construit comme une mécanique de la mémoire, où le traumatisme occupe une place centrale.

Le policier municipal d’un petit patelin est tiré de son sommeil par deux garnements apeurés. Lors d’une visite d’urbex dans une ancienne scierie désaffectée, un corps est en train de se décomposer… Manon et Salim seront les deux inspecteurs chargés de l’enquête.
Parallèlement, Cédric, journaliste de la sphère web, est sollicité pour écrire la biographie d’un riche industriel qui lui confie avoir commis un meurtre dans le passé…

Trois fils narratifs s’enchevêtrent tout au long du roman. Un tiers nous plonge dans l’après-guerre, au début des années cinquante, une période difficile et incertaine. Le deuxième plan se déroule durant les trois semaines précédant la macabre découverte dans la scierie. Quant au troisième, il se consacre à l’enquête menée par les inspecteurs et amis Salim et Manon.
À cela s’ajoutent, plus rarement, les pensées du tueur : des fragments glaçants qui surgissent sans prévenir, comme des éclats de verre dans le récit.

Je dois dire que, même si j’ai senti le vent venir, j’ai apprécié la structure de ce roman. Cette répartition temporelle permet au lecteur à la fois de souffler entre les chapitres et de maintenir une attention constante.

Le passé est documenté sans jamais être pesant, toujours au service de l’immersion. Chaque détail agit comme une brique narrative appelée à prendre son sens plus tard. Le lecteur est happé par cette époque, comme par un souvenir qui ne lui appartient pas mais qui insiste pour être revécu.

Jérôme Loubry privilégie la tension psychologique à l’action. L’angoisse naît de la confusion qu’il instille volontairement dans ces allers-retours entre présent et passé — ce passé, véritable moteur du crime — mais aussi du décor et du climat oppressant qu’il fait régner tout au long du roman.


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vendredi 1 août 2025

L'HOMME PEUPLE

                

      

 L'Homme Peuplé

Franck Bouysse

 


Auteur : Franck Bouysse (voir ---> ici)

Editeur : Albin Michel  ---> https://www.albin-michel.fr

Genre : Roman français

Date de Sortie : 17 août 2022

Nombre de pages : 320

ISBN : 978-2-226465-73-3

Prix : 21 € 90 (livre poche : 8 € 40=






Comment décrire cette lecture ? J'ai eu du mal à rester dans cette lecture par moment. J'avais le sentiment de me perdre, dans les deux sens du terme.

Franck Bouysse plante d'abord son décors : Une maison isolée où s'installe l'écrivain Harry cherchant solitude et tranquillité ou qui fuit peut-être... puis une ferme non loin de là, chacunière de Caleb, considéré avec feu sa mère comme le guérisseur, ou le sorcier pour certains. Et enfin, le village abritant quelques autres âmes dont Sophia l'épicière du coin.

La scénographie mentale du roman est pesante, dans une ruralité brumeuse et âpre où les hommes, les paysages et les non-dits se confondent. L’homme peuplé se lit comme une exploration sensorielle de l’isolement et je ne parle pas simplement de la solitude géographique, mais plutôt de l’exil intérieur, celui des âmes fracturées.

L'auteur accentue les silences et nous plonge dans les psychés de ses personnages, une immersion lente et oppressante, pleine de cicatrices insaisissables de la mémoire.

Ce style ciselé, poétique et sensuel de Franck Bouysse qui porte une telle densité émotionnelle peut parfois faire ressentir un essoufflement dans la narration, mais on s'accroche car on sait qu'une fissure de l'âme nous attend au bout...


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vendredi 19 janvier 2024

LA LANGUE DES CHOSES CACHEES

       Auteur :   Cécile Coulon

Editions: L'iconoclaste

Genre : Littérature

Illustration de la couverture : Kyung-Salaün

Date de parution : 11 janvier 2024

134 pages

ISBN :  978-2-37880-404-6

Prix : 17€90



  La langue des choses cachées  


Quatrième de couverture :

A la tombée du jour, un jeune guérisseur se rend dans un village reculé. Sa mère lui a toujours dit : "Ne laisse jamais de traces de ton passage." Il obéit toujours à sa mère. 

Sauf cette nuit-là.

"Au milieu de la foule aveugle, titubante, certains comprennent les choses cachées. Ils portent en eux des décennies de douleur et de joie, ils connaissent le feu."

L'Auteur : 

Cécile Coulon est une romancière, nouvelliste et poétesse française.

À l'âge de 16 ans, elle publie son premier roman intitulé "Le voleur de vie" (2007). Elle passe un baccalauréat option Cinéma. Après des études en hypokhâgne et khâgne à Clermont-Ferrand, elle poursuit des études de Lettres Modernes. En 2016, elle prépare sa thèse dont le sujet est "Le Sport et le corps dans la littérature française contemporaine".

Son premier recueil de nouvelles, "Sauvages", est paru aux Éditions Revoir en 2008. Elle publiera ensuite "Méfiez-vous des enfants sages" (2010), "Le roi n’a pas sommeil" (2012), prix Mauvais Genres France Culture / Le Nouvel Observateur, "Le rire du grand blessé" (2013), "Le cœur du pélican" (2015).

À 26 ans, elle publie son huitième livre, "Trois saisons d'orage", qui obtient le prix des libraires 2017. Son premier recueil de poèmes "Les Ronces", paru en 2018 au Castor Astral, a reçu le Prix Guillaume-Apollinaire, ainsi que le prix de la Révélation de la poésie de la Société des gens de lettres. La jeune poétesse est alors considérée dans la presse comme "l'une des plus prometteuses nouvelles voix de la littérature française".

En 2019, elle obtient le prix littéraire du Monde avec "Une bête au paradis", publié aux éditions de l'Iconoclaste, qui dépeint la vie d'une orpheline recueillie par sa grand-mère paysanne. En 2022, elle anime l'émission "La Source" sur France Inter, un retour sur l'inspiration des auteurs.

Source : babalio : https://www.babelio.com/auteur/Cecile-Coulon/102786


Quelques uns de ses romans : 

  • Le Voleur de vie, Revoir, 2007
  • Méfiez-vous des enfants sages, Viviane Hamy, 2010
  • Le roi n'a pas sommeil, Viviane Hamy, 2012
  • Le Rire du grand blessé, Viviane Hamy, 2013 
  • Le Cœur du Pélican, Viviane Hamy, 2015
  • Trois saisons d'orage, Viviane Hamy, 2017
  • Une bête au Paradis, L'Iconoclaste, 2019
  • Seule en sa demeure, L'Iconoclaste, 2021
  • Les grandes villes n'existent pas (Essais), Le Seuil, 2008
  • Petite éloge du running (Essais), François Bourin, 2018 
  • Retour parmi les hommes, Sauvages, 2008

Mon avis : 

Époustouflant !!!

Le texte est puissant ! Par sa narration, sa qualité d'écriture, ses mots, ses expressions, ses métaphores et par son engagement...

Le récit est à la fois très sombre et poétique à la manière d'un conte de sorcellerie à la fois étrange  et poignant, subtil et subjuguant qui nous laisse à bout de souffle. 

Plusieurs fois j'ai éprouvé l'envie de lire à voix haute pour faire ressortir la pesanteur de l'histoire afin de mieux reprendre mon souffle.

Cécile Coulon aborde les sujets principaux insidieusement, progressivement, subtilement...  d'une manière inattendue et tellement profonde. Elle nous parle d'équilibre, "d'harmoniser la cruauté", de justice et d'injustice, elle nous parle de ... la mort et de la langue des choses cachées...

Sur le rabat de la couverture, Cécile Coulon a ajouté ceci qui en dit long sur la qualité de son roman :

"J'ai écrit cette histoire dans un état hypnotique, bouillonnant, fiévreux. Je voulais raconter ce que sont ces lieux, ces endroits sans lois inscrites, sans rien si ce n'est une église et un pont, flanqués de quelques maisons. Je voulais écrire que plus on cache un événement, plus il persiste à travers les générations suivantes. Je suis partie d'un lieu tenu par deux familles et un homme d'Église, j'ai voulu qu'en une seule nuit, dans ce hameau, tout soit défait, jusqu'aux entrailles, jusqu'au sang."

https://pasionlivres.blogspot.com


Citations : 

Pendant que les hommes se perdent dans le corps des femmes implorantes, pendant qu'elles se perdent dans l'attente d'un retour ou d'une caresse, la mort creuse des sillons dans les familles, elle prend les garçons malades, les filles fragiles, elle organise les villages, elle délivre des vieillards séniles qui durent, fous à lier, dingues à enfermer, elle croit être juste mais sa justice est celle des derniers instants, des ultimes moments de douceur et d'amour. Le mot amour pour elle est un temple sacré que les hommes ont saccagé depuis longtemps, alors quand elle l'entend dans la bouche tendre de ceux qui s'aiment simplement, elle les laisse, encore, vivre. Elle accorde des passe-droits, elle s'ouvre aux âmes passionnées. 













samedi 29 décembre 2012

LA VERTICALE DU MAL

  • Auteur : Fabio M.Mitchelli
  • Editions Ex-Aequo

Dans tous ses avatars, si le Mauvais possède la plus infernale des laideurs, elle est intérieure, cachée à l’œil des mortels ; ne reste apparente que sa somptueuse beauté, appât irrésistible pour les humains qui sont le seul gibier digne de cet extrême prédateur. Dale Tylon, le personnage central de La verticale du mal, en est la plus parfaite incarnation dans ce dernier volet de la trilogie des Verticales. Avec La verticale du mal l’auteur nous entraîne dans une nouvelle forme d’addiction au tréfonds des pires pulsions qui soient. La peinture qu’il nous offre ici est véritablement une porte qui s’ouvre à une autre dimension, celle, absolue,du mal. L’esprit humain souhaiterait que certaines choses restent à jamais inconcevables… Et pourtant… Fabio M. Mitchelli signe ici son dernier thriller de la trilogie des Verticales, dont le premier opus « La verticale du fou » est toujours classé dans les meilleures ventes des livres électroniques en France. La verticale du mal s'inscrit dans l'écriture de l'auteur comme un final majeur. Fabio M. Mitchelli signe ici son dernier thriller de la trilogie des Verticales, dont le premier opus « La verticale du fou » est toujours classé dans les meilleures ventes des livres électroniques en France. La verticale du mal s'inscrit dans l'écriture de l'auteur comme un final majeur.

Mon Avis : A l'apogée de son art, Fabio M.Mitchelli mènent ses lecteurs encore plus loin dans la noirceur de son thriller, les laissant en apnée jusqu'aux dernières lignes ! Si bien que nous lecteurs ne savons plus jusqu'où l'auteur peut nous mener... Comme a son habitude, il nous torture, il aime nous torturer, jouer avec nos peurs, nos esprits... Trois romans qui mettent à plat ! Nous laissent sur le carreau ! Avec une fin qui là... C'est l'apothéose de chez apothéose, la fin qui achève le lecteur qui se dit "Zut ! La trilogie s'arrête" ! Mais que les lecteurs se rassurent... 2013 sera une année "Fabio M.Mitchelli" c'est certain !


CRESCENDO

  • Auteur : Franca Maï
  • Editions Cherche Midi

Résumé :

«Une voiture en flammes sur l'autoroute et une femme se jetant dans le brasier en hurlant à sa fille prisonnière dans le véhicule : « Non, pas sans toi ! » Malou assiste impuissante à la tragédie. Hantée par ces images, elle se rend à l'hôpital et apprend que, si la fillette est décédée, la mère a survécu, brûlée au troisième degré.
Ce corps en souffrance devient sien. Malou s'identifie bientôt à cette femme au point d'enquêter sur elle et de découvrir que celle-ci a peut-être été la victime des manipulations de la maîtresse de son mari.
Un roman fort, émouvant, prenant où la vie en définitive l'emporte sur tout, à la manière de ces herbes rebelles qui poussent sur les ruines»


Mon Avis : Un livre que j'ai dévoré encore ! Un livre très féminin, surprenant, même très surprenant, on entre dans l'histoire et s'en rend spectateur, on s'attache à Malou, l'héroïne... Sans apriori, ni fioriture, j'ai aimé tout simplement...



vendredi 28 décembre 2012

LA DELICATESSE

  • Auteur : David Foenkinos
  • Editions Folio

Résumé :

Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir.
Maintenant, elle se demande si elle a bien fait.
C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme.
Réellement surprise.

L'auteur
David Foenkinos est l'auteur de huit romans dont Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations et La délicatesse. Ses romans sont traduits dans plus d’une vingtaine de pays.


Mon Avis : C'est bien de cela qu'il s'agit, de délicatesse... David Foenkinos aborde les sentiments avec une telle et délicieuse délicatesse. On s'attache à l'histoire, aux personnages. On s'attache tout simplement tant c'est écrit avec une grande sensibilité...


mardi 11 décembre 2012

MENSONGE ET ABANDON de Marie Olivier Ziglioli

  • Auteur : Marie Olivier Ziglioli
  • Editeurs : Roman PLE
Résumé :

« Isabel est née au Portugal en 1960 de " père inconnu ". Elle vit pourtant une petite enfance heureuse près de ce père dont elle se sent si proche. A l'âge de quatre ans, la maladie, puis la mort de son père, vont faire basculer sa vie dans la tristesse, la misère, la solitude. Un an plus tard, sa mère est contrainte à l'exil pour survivre. Elle la confie à des familles qu'elle ne connaît pas. Isabel grandit tant bien que mal dans l'expectative de jours meilleurs auxquels elle croit de toute ses forces. Dans un pays gouverné par un dictateur, au loin dans une ferme de la campagne portugaise, elle nous confie ses espoirs, son attente avec une fraîcheur infinie..."»

Mon Avis: Chaque fois que j'ai recommandé ce livre, mes amis ont aimé ! Il faut avouer que l'histoire est touchante et nous prends aux tripes ! Qui plus est une histoire vraie vu que c'est celle de l'auteur Marie Olivier Ziglioli. Dans son livre on ne trouve pas seulement l'histoire "romanesque", mais plutôt le témoignage d'une femme, ou plutôt de son enfance, de sa famille et de la vie au Portugal à l'époque "Salazar"...



LA FUITE de Marie Olivier-Ziglioli

  • Auteur : Marie Olivier-Ziglioli
  • Editions : Volpilière

Résumé :

" Survivre lorsqu’on a l’impression de ne plus avoir de but… Tout quitter pour commencer une nouvelle vie ? C’est justement parce qu’elle se refuse à répondre que Maud Fontaine, jeune avocate versaillaise, décide de prendre la fuite. Une fuite qui va l’entraîner vers un changement de vie radical, et qui la mènera, malgré elle, à être impliquée dans une enquête policière, entre la Côte d’Azur et l’Ile de Beauté. Observatrice, actrice de ce piège, elle comprend que chaque détail devient essentiel. Réussira-t-elle pour autant à renouer avec elle-même, à retrouver ses proches et son passé ?"

Mon Avis : Le premier Opus d'une trilogie à intrigues... L'héroïne en plein bouleversement familiale se retrouve plongée malgré elle dans une histoire de meurtre, le tout dans un milieu hippique et dans le décors de la Corse...



LA RAGE DE VAINCRE de Marie Olivier-Ziglioli

  • Auteur : Marie Olivier-Ziglioli
  • Editions : Volpilière

Résumé :

« Eva de Baude est promise à un bel avenir au sein du milieu hippique. Élevée en Normandie dans un haras de galopeurs, elle choisit de devenir jockey à Chantilly. Passionnée et ambitieuse, elle est dotée de toutes les qualités nécessaires pour réussir. Pour autant son sourire et son talent n’empêcheront pas les obstacles de se dresser sur sa route. La vie n’est pas une compétition… Eva devra en prendre conscience et faire des choix décisifs. Un secret de famille, un drame et tout peut s’écrouler… La fatalité n’épargne personne. L’amour, l’espoir, et la tristesse vont alors s’entremêler et déclencher une véritable tornade dans le coeur d’Eva. »

Mon Avis : Marie Olivier Ziglioli nous plonge dans un nouveau roman (en cours d'adaptation au cinéma), toujour dans son milieu favori, le milieu hippique... Une histoire qui nous promène entre Normandie, Chantilly puis bien plus loin encore. La plume de l'auteur reste à son effigie, douce, légère, elle écrit toujours avec son coeur, sa passion et sa sensibilité...






LA GITANE de Marie Olivier-Ziglioli

  • Auteur : Marie Olivier-Ziglioli
  • Editions : Volpilière

Résumé :

"Livia Paoli, jolie corse de 24 ans, poursuit ses études à Marseille afin de devenir détective privé. Alors qu’elle enquête sur la disparition d’une jeune gitane, elle se retrouve confrontée à un milieu obscur et dangereux. Têtue et ambitieuse, tout la prédestine à aller au bout de ses intuitions. Mais sa nature fougueuse la conduit à prendre des risques inconsidérés qui la plongeront en plein cauchemar ! En parallèle, Dumè Leoni, restaurateur sur l’île de beauté, va devoir faire face à la dure réalité de la vie insulaire… Trouveront-ils chacun la force de surmonter les obstacles qui se dressent en travers de leurs chemins ?"     Mon Avis : Troisième Opus où l'on retrouve l'héroïne de Marie Olivier-Ziglioli. C'est pourtant Livia Paoli qui se retrouve au devant de la scène, pourtant l'histoire ne s'en retrouve pas moins intéressante au contraire ! C'est même le roman que j'ai préféré. On y retrouve toujours des anciens personnages, des nouveaux bien sûr, ainsi que le monde hippique et toujours la Corse chère au coeur de l'auteur en fond de décor...


LA BASCULE de Marie Olivier-Ziglioli

  • Auteur : Marie Olivier-Ziglioli
  • Éditions : Volpilière

Résumé :

"Faut-il toujours se méfier de ce qui semble trop beau pour être vrai ?
À 23 ans Livia Paoli a tout pour être heureuse. Cette jolie Corse, étudiante en médecine à Paris, rencontre l’amour. Un bien joli destin qui va pourtant s’assombrir de manière tragique en prenant une tournure inattendue.
Une enquête policière débute, de multiples personnages vont alors se croiser au sein d’une intrigue captivante. Des existences qui se mêlent… La vie avance et les cartes sont redistribuées… Comment sortiront-ils de cette tourmente ?
Marie Olivier-Ziglioli excelle, ici encore, à tisser avec subtilité un scénario passionnant sur fond de paysages corses."
Mon Avis : Deuxième Opus de la trilogie de Marie Olivier-Ziglioli, où on retrouve une partie des personnages du premier ainsi que de nouveaux qui viennent pimenter l'histoire. La vie de Maud a repris son cours et a aussi garder ses contacts et amis de Corse où ce roman va la renvoyer afin d'aider une amie à résoudre une intrigue dont l'auteur à le secret toujours avec sa légère plume...

LA BESTIOLE de Marie Oliver-Ziglioli

  • Auteur : Marie Olivier-Ziglioli
  • Editions : Volipilière
Résumé :

 « Lorsqu’on vous décèle un cancer, la terre se dérobe sous vos pieds.
Vous tombez dans un abîme, une fatigue immense vous écrase au fond, vous empêchant de remonter à la surface.
La peur s'installe.
La peur de l'inconnu, mais aussi la peur des conséquences de l'inconnu.
Comment et où trouver la force de rester debout pour continuer la lutte??
Pour y parvenir j'ai choisi de prendre du recul, de m'évader en pensée.
J'ai parcouru un chemin infini, dans mes souvenirs, dans ma vie, dans mes rêves…" »


Mon Avis : Marie Olivier-Ziglioli  partage avec ses lecteurs sa terrible période durant laquelle elle découvre qu'elle est atteinte du Cancer du sein, ses craintes, ses peurs, son mal être en famille, le tout avec une légèreté déconcertante et une force hors du commun.





 

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