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mercredi 8 juillet 2026

LA COLLINE

    


        

    La Colline    

Mathilde Beaussault


     Auteur :    Mathilde Beaussault

Editions : Seuil www.seuil.com

Genre : Roman policier / Roman littéraire

Date de parution :  06 mars 2026

336 pages

ISBN :  978-2-02-160230-2

Prix : 19 € 90




Quatrième de Couverture : 


Un roman choral et viscéral qui mêle brutalité et grâce,
par la lauréate du Grand Prix de littérature policière 2025

Un jour d’hiver, dans une cité de Rennes, un nouveau-né est découvert au fond d’un container à ordures. Vivant.
Quelques étages plus haut, une jeune fille se vide de son sang.
Elle s’appelle Monroe, elle a dix-sept ans.
Dans cette chambre où sa mère l’a enfermée, Monroe revit les mois passés sur la colline, chez sa grand-mère Madeleine. Là-haut, le vent, le labeur et le silence façonnent les corps. Auprès de cette vieille femme solitaire aux mains guérisseuses, Monroe, enceinte, a découvert une paix inespérée. Et puis tout s’est écroulé.

Monroe s’affaiblit, les policiers enquêtent, les soignants espèrent, les pompiers s’interrogent, la famille se désintègre : durant ces quelques heures d’une intensité foudroyante, chacun mesurera ce qu’il a perdu – ou sauvé – de son humanité.







Il y a des thrillers qui cherchent avant tout à tenir le lecteur en haleine. *La Colline* fait bien plus que ça. C'est un roman qui avance avec une tension permanente, oui, mais porté par une écriture d'une beauté assez rare. Une écriture qui prend son temps quand il le faut, qui s'attarde sur une sensation, un paysage, un silence. On se surprend parfois à ralentir sa lecture simplement parce que certaines phrases méritent qu'on les laisse résonner. C'est sombre. Souvent même très sombre. Et pourtant il y a quelque chose de profondément vivant dans ces pages.

Tout commence avec Monroe. Elle n'est pas encore tout à fait majeure. Elle est enceinte. Sa mère, incapable d'être une mère, préfère l'envoyer chez sa grand-mère, perdue dans les collines, à une centaine de kilomètres de Rennes. On sent immédiatement que ce départ ressemble davantage à un abandon qu'à une protection.

Et puis il y a cette grand-mère.

Sans faire de bruit, elle offre à Monroe ce qu'elle n'a jamais vraiment connu : une présence, une tendresse, une forme d'amour qui ne demande rien en échange. Leur relation m'a profondément touché. Elle grandit sans effets spectaculaires. Juste avec des gestes, des regards, une confiance qui s'installe. C'est probablement ce qui m'a le plus ému dans tout le roman.

Autour d'elles flotte quelque chose d'ancien. De presque oublié. La grand-mère est guérisseuse. Pour certains, c'est un don. Pour d'autres, c'est de la sorcellerie. Dans ce village où chacun sait tout sur tout le monde, où les rumeurs circulent plus vite que la vérité, cela suffit à faire naître la méfiance. J'ai beaucoup aimé cette dimension presque mystique qui ne tombe jamais dans le spectaculaire. Elle reste profondément enracinée dans la terre, dans les plantes, dans les saisons. On sent l'humidité des chemins, l'odeur des feuilles, le poids des traditions. La nature n'est pas un décor. Elle fait partie du récit. Elle respire avec les personnages.

Et quels personnages...

Ils sont nombreux, mais jamais de trop. Chacun arrive avec son histoire, ses blessures, ses contradictions. Des pompiers, des policiers, le personnel de la maternité, les patients, les voisins... Au départ, on se demande comment tous ces destins vont pouvoir se rejoindre. Puis, presque sans qu'on s'en rende compte, tout s'emboîte. Les rencontres paraissent naturelles. Chacun trouve sa place. Aucun personnage ne donne l'impression d'être là uniquement pour servir l'intrigue.

C'est aussi un roman profondément social. Il parle de transmission, de solitude, de maternité, de violence familiale, du regard des autres. Sans discours. Les situations parlent d'elles-mêmes.

Et puis Monroe...

Impossible de rester à distance. On tremble pour elle. On espère. On a parfois envie de lui dire de fuir, de ne pas faire confiance, de s'accrocher. Son histoire devient presque physique. Il y a des moments où le cœur accélère vraiment. D'autres où les larmes montent sans prévenir. Je me suis surpris à tourner les pages de plus en plus vite alors que, quelques chapitres plus tôt, je savourais chaque phrase.

C'est sans doute ce qui m'a le plus marqué. Mathilde Beaussault réussit à écrire un véritable thriller tout en conservant une écriture profondément littéraire. Les deux ne s'opposent jamais. Au contraire, ils se nourrissent l'un l'autre. La tension est là, constante, mais elle ne prend jamais le dessus sur l'émotion ou sur la beauté du texte.

*La Colline* raconte un drame familial. Une histoire de secrets, de blessures, de transmission. Mais c'est aussi un roman qui parle d'amour, de celui qui répare un peu ce que d'autres ont détruit. Un livre dont on tourne la dernière page avec le sentiment d'avoir quitté un lieu qui a réellement existé... et des personnages qui continueront encore longtemps à nous accompagner.



https://pasionlivres.blogspot.com

 

Quand on arrive aux urgences avec un petit vieux, il vaut mieux qu'il soit mort ou sur le point de mourir. Sinon ça gueule "où voulez-vous qu'on le mette ?" C'est simple, il n'y a plus d'endroit où mettre les vieux dans notre société.

p 30
 

(...) Il faut toujours que ce soit la mère qui soit désignée coupable quand on ne sait rien. Et si c'et elle, on pourrait peut-être se demander comment c'est possible de se retrouver, toute seule, en plein centre-ville, un samedi matin, au XXIè siècle, en France, à accoucher puis à balancer le fruit de ses entrailles dans un bac à ordures sur un boulevard ? On croit toujours que les mères sont des louves qui sortent les griffes quand on approche de leur progéniture, qu'elles se font téter la mamelle sans problème et qu'elles lèchent leurs petites qu'elles reconnaissent tout de suite. Foutaises ! J'inviterais bien les flics à faire un tour dans le service pendant 24 heures, L'instinct maternel, c'est des conneries. Quand ça fonctionne, c'est merveilleux. Mais c'est pas toujours gagné. Y en a plus d'une à laisser le môme dans le berceau en le regardant comme si c'était un extraterrestre. Ca prend du temps parfois d'aimer ce qu'on ne connaît pas. Il faut les aider. C'est tout. Si on fabriquait des parents au même rythme que des enfants, il y aurait nettement moins d'emmerdes sur Terre. Je ne dis pas que les mères sont toures prêtes à balancer leur môme dans une poubelle, évidemment, je me dis juste qu'il faut essayer de se taire avant de se mettre à huiler la clé de prison qui les enfermera.

p 89

 

(...) J'ai mis presque quarante ans à pouvoir raconter ça. Tu te rends compte ? (Elle pose une main froide sur la cuisse de sa petite-fille.) Prends ton temps, Monroe. Tu raconteras ton histoire, toi aussi, un jour. Quand tu pourras. Tu as les mêmes yeux que moi. Mais tu es trop jeune pour avoir des paupières aussi lourdes. Alors il faudra raconter ton histoire pour y voir plus clair. Ça fait du bien. Faudra juste pas mettre autant de temps que moi.

p 139 

 

 La chambre 102 est occupée par une prof qui croit avoir un bout de cerveau dans chaque nichon. Résultat des courses, elle intellectualise chaque tétée comme si elle avait pondu non pas un affamé de 3 kilos mais une thèse pour défier Freud.


p 169

— Faut pas te laisser faire ! Je suis sûre que sa mère lui a même pas cisaillé la teub quand il pissait au lit. Il a pas d'excuses. Le mec doit se mirer dans sa pisse tellement il s'aime. Il pense que sa merde pourrait se vendre au marché noir ou quoi ? (Louvier est prostrée et c'est étrange de la voir mutique avec un visage sur lequel ruissellent les paroles de Samantha.) J'ai une pote, son mec, il la frappait. Elle s'est cassée sans laisser de post-it. Faut pas rester avec ce genre de type. Tu peux avoir tout le pognon du monde, si t'as pas le respect, c'est comme si t'étais assise sur des lingots d'or mais qu'on te les bourrait de force dans le cul.

p 209


(...) T'es enceinte, tu crois que c'est la fin du monde. Mais tu vas de toute façon tout torcher toute seule, toi aussi. Tu fais juste semblant de pas le savoir encore. Lui, il prendra la pose sur les photos que tu accrocheras en cascade le long de ton escalier en chêne massif, comme dans les séries américaines. Jérémy, il fout rien mais il est gentil avec moi et il aime ses gosses. J'attends pas qu'il mouille la serpillière. Il pourrait vivre dans une auge que ça le dérangerait pas. Mais au moins, quand il me passe une main dans les cheveux, il tire pas sur les nœuds. Il dit pardon s'il croit qu'il m'a fait mal. T'as enquillé les études et moi les bières mais c'est moi qui vois clair.


p 211

 

(...) On s'arrête à un feu rouge. La pluie chassée siffle sur le pare-brise. Une famille traverse devant les phares. Le gamin saute dans une flaque et sa mère râle, le père s'en fout, il a le nez dans le portable. Je leur dirais bien de profiter, de batifoler dans la flotte avec leur gosse, qu'il y aura que les chaussettes à changer. Qu'il n'y a que les souvenirs des petits moments, qui restent à la toute fin. Comme l'odeur de leurs cheveux qu'on renifle au réveil. Comme leurs grands yeux quand ils vous cherchent parce qu'ils croient vous avoir perdu dans la rue. Mais le feu passe au vert. Il faut avancer.

p 305 

 















lundi 28 octobre 2024

BADJENS

     

    Badjens    

 


Auteur : Delphine Minoui

Editeur : Seuil

Genre : Roman

Date de Sortie : 19 août 2024

Nombre de pages : 160

ISBN : 978-2-02-154172-4

Prix : 18 €





Quatrième de couverture : 

« Bad-jens : mot à mot, mauvais genre. En persan de tous les jours: espiègle ou effrontée. »

Chiraz, automne 2022. Au cœur de la révolte « Femme, Vie, Liberté », une Iranienne de 16 ans escalade une benne à ordures, prête à brûler son foulard en public. Face aux encouragements de la foule, et tandis que la peur se dissipe peu à peu, le paysage intime de l’adolescente rebelle défile en flash-back : sa naissance indésirée, son père castrateur, son smartphone rempli de tubes frondeurs, ses copines, ses premières amours, son corps assoiffé de liberté, et ce code vestimentaire, fait d’un bout de tissu sur la tête, dont elle rêve de s’affranchir. Et si dans son surnom, Badjens, choisi dès sa naissance par sa mère, se trouvait le secret de son émancipation ? De cette transformation radicale, racontée sous forme de monologue intérieur, Delphine Minoui livre un bouleversant roman d’apprentissage où les mots claquent pour tisser un nouveau langage, à la fois tendre et irrévérencieux, à l’image de cette nouvelle génération en pleine ébullition.


Que sait-on sur l'auteur ? 

D’origine iranienne, lauréate du prix Albert-Londres et grand reporter au Figaro, Delphine Minoui couvre depuis vingt-cinq ans l’actualité du Proche et Moyen-Orient. Publiés au Seuil, ses récits empreints de poésie, Je vous écris de Téhéran et Les Passeurs de livres de Daraya (Grand Prix des lectrices ELLE), ont connu un immense succès et ont été traduits dans une dizaine de langues.

source : Seuil : https://www.seuil.com/ouvrage/badjens-delphine-minoui/9782021541724


Mon ressenti :

   Delphine Minoui nous plonge dans l'Iran contemporaine à travers le récit de Zahra, une jeune fille de 16 ans. Une Iran marquée par des décennies de politique conservatrice et d'oppression sociale, où une fille ne vaut rien, où les jeunes vivent constamment entre tradition et modernité, entre règles strictes et soif de liberté et où la mort d'une jeune femme, qui n'a pas eut le temps d'avoir 23 ans, a changé le cours des choses et insuffler l'espoir aux iraniennes. 

   Zahra n'aurait pas dû naître car c'est une fille ! Une déception pour son père ! Et elle découvre vite qu'être une fille est une malédiction dans ce pays. Dés le plus jeune âge, les filles cherchent des moyens de contourner les restrictions et de revendiquer leur droit à l'expression personnelle dans ce pays où les répressions et les contrôles sont omniprésents, où les femmes doivent vivre couvertes de la tête au pieds sans laisser passer la moindre mèche de cheveux pour ne pas provoquer l'homme ! Pour ne pas lui susciter du désir (car l'homme ne peut pas se contrôler...) ce qui n'empêche pas ces mêmes hommes de réduire les femmes en état d'esclavage, de soumission sociale, culturelle, religieuse et sexuelle...

La plume immersive et évocatrice de Delphine Minoui rend ce récit à la fois poignant et instructif. Un roman qui ferait sortir les griffes de toutes femmes éprises de liberté, de justice et d'égalité... Après les grincements de dents viennent les larmes... Un roman nécessaire pour bien comprendre ce vent de rébellion qui souffle sur l'Iran...




FEMME VIE LIBERTE 



mercredi 2 janvier 2013

LA PORTE DES ENFERS

  • Auteur : Laurent Gaudé
  • Editions Actes Sud
Résumé :

"Au lendemain d'une fusillade à Naples, Matteo voit s'effondrer toute raison d'être : son petit garçon est mort. Nuit après nuit, à bord de son taxi vide, il s'enfonce dans la solitude et parcourt au hasard les rues de la ville. Un soir, dans un minuscule café, il fait la connaissance du patron, Garibaldo, de l'impénitent curé don Mazerotti, et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d'étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu'on peut y descendre... Ceux qui meurent emmènent dans l'Au-Delà un peu de notre vie, et nous désespérons de la recouvrer, tant pour eux-mêmes que pour apaiser notre douleur. C'est dans la conscience de tous les deuils - les siens, les nôtres - que Laurent Gaudé oppose à la mort un des mythes les plus forts de l'histoire de l'humanité. Solaire et ténébreux, captivant et haletant, La Porte des Enfers nous emporte dans un "voyage" où le temps et le destin sont détournés par la volonté d'arracher un être au néant."

Mon Avis : Mon troisième "Laurent Gaudé" ! J'aime toujours autant son écriture. Dans ce livre, il m'a fait pensé un peu à l'écriture de José Luis Peixoto, dans sa vision des ténèbres entre autres... Pourtant cette fois, j'ai trouvé le début un peu longuet, j'ai failli décroché, mais heureusement je me suis accrochée. Ce début était utile à l'histoire et ensuite j'ai adoré cette vision de la mort qui tranche tout à fait avec la mienne, et qui m'a donné une vision différente. J'ai aimé, comme j'aime toujours Laurent Gaudé...



L'HOMME INQUIÊT

  • Auteur : Henning Mankell
  • Editions : Seuils / Points
Résumé :

« La mécanique du commissaire Wallander, soixante ans depuis peu, semble grippée. Il oublie son arme dans un restaurant et risque la suspension. Des choses lui échappent… Il ne comprend pas pourquoi le beau-père de sa fille lui confie une vieille histoire de sous-marins russes repérés dans les eaux suédoises il y a bien longtemps… Mais quand ce dernier disparaît, il doit se résoudre à agir. C’est bien une étrange affaire. Pas une trace, rien. A croire qu’il est parti en fumée…»

Mon Avis : Henning Mankell implique de nouveau ses personnages personnellement, il en fait même une pure intrigue familiale ! Kurt Wallander mène-t-il sa dernière enquête ? Ce roman est une consécration dans la série "Wallanders" !



AVANT LE GEL

  • Auteur : Henning Mankell
  • Editions : Seuils et Points

Résumé :

« La tête et les mains d'une femme sont retrouvées près d'un exemplaire de la bible aux pages griffonnées. Ce crime intervient après une série d'incidents macabres, notamment l'immolation d'animaux par le feu. Le commissaire Wallander est inquiet. Ces actes révoltants seraient-ils le prélude à d'autres sacrifices, humains cette fois, et de plus vaste envergure ? Sa fille Linda est impatiente d'entrer dans la police. Elle se lance contre l'avis de son père dans une enquête parallèle, qui la mène vers une secte religieuse fanatique, résolue à punir le monde de ses péchés.»

Mon Avis : La vie du commissaire Kurt Wallander prend un nouveau tournant, sa fille se rapproche, qui plus est de très près car elle entre dans la police ! Cette enquête les mènent tout les deux dans une intrigue sombre qui met en danger la vie de sa fille qui se sent très impliquée... Henning Mankell nous captive dans cet univers très sombre...



LES MORTS DE LA SAINT-JEAN

  • Auteur : Henning Mankell
  • Editions : Seuil / Points

Résumé :

« Juin 1996, nuit de la Saint-Jean. Trois jeunes gens se retrouvent dans une clairière pour d’étranges jeux de rôles et sont abattus. La scène ressemble à un tableau, à ceci près que quelqu’un l’a barbouillé de sang. Deux mois plus tard, un proche collègue de l’inspecteur Kurt Wallander est retrouvé mort, la tête déchiquetée. C’est l’alerte maximale. Quels étaient les secrets du policier ? Pourquoi semble-t-il y avoir un lien entre ces deux affaires ? Et surtout, qu’est-il en train d’arriver à ce pays? Wallander ne supporte plus les dérives de la société suédoise, dominée par les crimes en tout genre et les milices privées. Il redoute le pire. Mais ce qui l’attend est encore pire que ça… Maître incontesté du roman policier suédois, Henning Mankell a reçu le prestigieux Grand Prix de littérature policière, décerné par l’Académie suédoise, pour sa série centrée autour de l’inspecteur Wallander.. »

Mon Avis : Une enquête difficile pour l'inspecteur Kurt Wallander ! L'implication et le décès de son ami et collègue l'oblige a mené cette intrigue de manière très différente... Le héros évolue de plus en plus difficilement dans la société actuelle, sa santé décline, sa vie aussi. Henning Mankell nous rend cet anti-héros toujours attachant car il diffère des personnages habituels !



dimanche 30 décembre 2012

LA CINQUIEME FEMME

  • Auteur : Henning Mankell
  • Editions Seuil et Points

Résumé :

Mai 1993 en Algérie. Quatre religieuses françaises sont assassinées par des intégristes musulmans, une touriste suédoise, la cinquième femme, qui se trouvait là par hasard, est égorgée elle aussi. Un an plus tard, alors qu'il rentre d'un voyage à Rome avec son vieux père et qu'il s'apprête à passer un automne paisible chez lui en Suède, l'inspecteur Wallander est confronté à une série de crimes très étranges. Trois citoyens apparemment tranquilles et respectables sont tués d'une manière particulièrement sadique.
Wallander est un des personnages d'enquêteur les plus réussis et les plus attachants du roman policier contemporain, appliqué de manière touchante à mettre du sens aussi bien dans sa vie que dans ses enquêtes, et tant pis si le modèle suédois doit être égratigné au passage.

Mon Avis : On pourra dire que Kurt Wallander donne du fil à retordre à ses lecteurs qui souffrent de problèmes de mémoire de toute évidence ! Ce qu'on aime chez Henning Mankell, c'est qu'il veut faire réagir ses lecteurs, c'est en tout cas mon impression. On a envie d'intervenir dans l'histoire de dire à l'inspecteur Wallander "Hé ! Et le papier que tu as déposé chez ton collègue..." un exemple parmi tant d'autres.




LE GUERRIER SOLITAIRE

  • Auteur : Henning Mankell
  • Editions Seuil et Points
Résumé :

« Alors que Kurt Wallander s'apprête à partir en vacances au Danemark, il est confronté à une série de morts mystérieuses. Une jeune inconnue s'immole par le feu dans un champ de colza ; un ministre à la retraite se fait scalper, suivi d'un riche marchand d'art et d'un truand. Le célèbre inspecteur devra tenter d'élucider ces affaires, avant qu'en pâtissent de nouvelles victimes. Ce nouveau roman d'une série qui a fait ses preuves reflète à merveille le désarroi des policiers face à une société qui dérape. Dans un style haché, une course contre la montre qui nous laisse hors d'haleine. »

Mon Avis : J'ai pris plaisir à suivre les enquêtes de Kurt Wallander ! Toujours captivantes, diverses, sans trop en rajouter, avec un ton de réalisme indéniable qui font que tout est plausible ! Des personnages auxquels on s'attache au fil des livres... Héros anti-héros, Kurt Wallander est un piètre père, piètre fils, un homme moyen dans la vie si ce n'est dans son travail. Son métier lui colle à la peau !




LA LIONNE BLANCHE

  • Auteur : Henning Mankell
  • Editions Seuil et Points
Résumé :

« Avril 1992. En Scanie, Louise Åkerblom, jeune mère de famille et agente immobilière vient de conclure une affaire. Il fait beau. C'est vendredi. Elle a acheté des gâteaux pour le dîner familial. Elle prend sa voiture pour visiter une dernière maison et se retrouve sur un chemin qu'elle n'aurait jamais dû emprunter : un homme l'abat froidement d'une balle en plein front. Peu auparavant, en Afrique du Sud, dans la province du Transkei, le tueur professionnel Victor Mabasha, qui croupit dans un bidonville, se voit confier une mission inespérée. Ses commanditaires sont des Blancs, comme d'habitude. Mais cette fois, des Afrikaners haut placés, opérant au cœur des services secrets sud-africains. Sa cible, un homme politique de premier plan. Le Président Frederik De Klerk ? Il n'en sait pas plus. Quelques jours plus tard, le corps de Louise est retrouvé au fond d'un puits, à Skurup, aux environs d'Ystad, par Wallander et son équipe qui enquêtaient déjà sur sa disparition. Mais le passé de la victime est désespérément sans histoire. Pas le moindre indice.
Quelques jours plus tard, une maison explose à Skurup. Des débris de radio sophistiquée, de revolver et le doigt sectionné d'un homme noir sont retrouvés dans les décombres.
Après avoir tourné en rond, l'enquête démarre véritablement. Y-a-t-il un lien entre l'explosion et le meurtre ?
La suite est hautement imprévisible : un téléscopage vertigineux entre la banale réalité quotidienne de la Scanie et la lutte sans merci qui oppose, au même moment, à l'autre bout du monde, les partisans forcenés de la suprématie blanche et les artisans tout aussi déterminés - De Klerk et Mandela - de l'abolition de
l'apartheid et du processus de démocratisation. Mais que sait Wallander de l'apartheid ? Que sait-il d'une façon générale de la situation internationale ? Par exemple, sait-il qu'il peut exister une relation entre l'ex-KGB et les Afrikaners fascistes ?
Il y a tout juste dix ans, le 27 avril 2004, au terme de premières élections libres, l'Afrique du Sud se choisissait Nelson Mandela comme Président.
Le point de départ ici pour Henning Mankell est pourtant une tentative d'assassinat contre Mandela, peu après sa libération, par des Afrikaners extrémistes. Chargé d'enquêter sur la disparition d'une mère de famille exécutée par un ex-agent du KGB, lequel entraînait en Suède le tueur noir à la solde des fascistes blancs, Wallander est habilement introduit par son créateur dans le climat politique confus de l'Afrique du Sud, au moment où le Président De Klerk s'efforce d'abolir l'apartheid et de faire de son pays la "nation arc-en ciel."
Né en 1948 dans le Härjedalen, Henning Mankell partage sa vie entre la Suède et le Mozambique où il dirige, à Maputo, la troupe du Teatro Avenida. Il a reçu les Prix Mystère de la Critique, prix Calibre 38, Trophée 813 en France --, sans parler des millions d'exemplaires vendus dans le monde.
Mankell est également célèbre pour ses pièces de théâtre et pour ses livres destinés à la jeunesse. Dans la "série Wallander", La Lionne Blanche est le 7ème titre à paraître au Seuil.»


Mon Avis : Si il y a une chose que j'ai regretté à la lecture, c'est de ne pas avoir pu le lire en une seule fois. C'est le livre qui m'a fait découvrir "Henning Mankel", bien d'autres ont suivi... Un roman bien ficelé comme je les aime, qui nous tient en haleine jusqu'à la fin. Et je dois dire aussi, un roman effrayant quand on sait qu'il aborde sans mâcher ses mots ce qu'il se passe réellement en Afrique "l'Apartheid"...



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