Stats

Affichage des articles dont le libellé est sorcellerie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est sorcellerie. Afficher tous les articles

dimanche 5 avril 2026

LA SOURCE BLEUE

   






        

     La Source bleue    

Bruno Carpentier


     Auteur :    Bruno CARPENTIER

Editions : MELMAC 

Genre : Roman policier / Sorcellerie

Date de parution : 24 août 2023

368 pages

ISBN :  978-24-927-5938-3

Prix : 12€50




Tout d’abord, un grand merci à Babelio et à Nicolas pour la Masse Critique, qui m’a permis de découvrir ce roman, véritable belle surprise. Merci également aux éditions Melmac.

C’est le premier roman de Bruno Carpentier que je lis, et ce n’est sans aucun doute pas le dernier…

L’histoire est construite autour de la commandante de gendarmerie Ana Boyer, en Provence, près de Marseille. Tout commence par la découverte du corps nu, torturé et mutilé d’une femme dans un charnier datant de deux mille ans. Ana entame alors un retour aux sources, épaulée par le lieutenant Zidane, futur père. L’enquête la mènera dans le milieu de la sorcellerie et la renverra à son propre passé.

L’intrigue se construit autour de croyances anciennes, de rituels, de transmission de pouvoirs et de la famille au féminin, mêlant notre époque à un temps ancestral où la sorcellerie était passible de mort…

Outre le sujet que j’affectionne, ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est le travail abouti de l’auteur, qui rend l’ensemble parfaitement crédible. Il y a d’abord tout ce qui touche à la gendarmerie : le respect des procédures, le déroulement et la progression de l’enquête.

Ensuite, l’auteur nous transporte littéralement dans le mystique, et ce sans difficulté, car là aussi, tout est solidement documenté, au point que l’histoire pourrait convaincre les plus sceptiques. Des rites celtiques aux images symboliques laissées par des scènes décrites avec précision.

_ Et on peut effacer une langue comme ça ?
_ Mais... nous venons de le voir, mon lieutenant. Les Romains s'emparent de toute la région méridionale de la Gaule, la Provincia romana, autrement dit, ici. Ils importent leurs élites, créent des écoles, accordent des privilèges à ceux qui parlent leur langue et obligent les autres à la pratiquer dans les actes administratifs et commerciaux.

 

_ Exact, commandante. Car malheureusement pour eux, les Celtes privilégiaient la tradition orale. Ils considéraient l'écriture comme une chose morte, en ce sens qu'elle fige pour l'éternité ce qu'elle exprime. Elle ne permet pas de se tromper, de pouvoir changer d'avis, surtout quand on grave dans la pierre. L'imprimerie n'existe pas encore en Europe, et encore moins le papier. Si la langue celte avait été fixée par une littérature, cette pénétration du latin n'aurait pas été si décisive. Le corona-latin, au prix d'une compétition faussée, l'a emporté sur le gaulois, car ce dernier n'avait pas de vaccin pour se défendre...

p. 148

Bruno Carpentier propose également une introspection psychologique tout aussi convaincante, car rigoureusement construite. Le profil des suspects, ainsi que le rapport de la population locale aux rites ancestraux, sont particulièrement bien développés.

Enfin, la féminité occupe une place centrale dans ce roman : à travers la commandante, bien sûr, mais aussi dans les figures de « sorcières » et dans ce savoir ancien, presque matriarcal.

Pour conclure, l’écriture de Bruno Carpentier est efficace et réaliste, avec un ancrage très concret qui donne au mystique une véritable consistance. Un excellent roman qui m’a complètement embarquée.

https://pasionlivres.blogspot.com


 









mercredi 28 août 2024

LA PORTE D'ABADDON

     

  La Porte d'Abaddon  




Auteur : Mathieu Bertrand

Editeur : M+

Genre : Thriller 

Date de Sortie : 03 novembre 2022

Nombre de pages : 360

ISBN : 978-2-490591-91-6

Prix : 15 €80



Quatrième de couverture : 

Janvier 1519 : Le capitaine Philippe d’Alesani est chargé par le Connétable Charles de Bourbon d’épurer la France des sorcières qui la hantent et qui continuent à échapper à la Sainte Inquisition. Lors d’une mission, il poignarde le sorcier Bune avant que ce dernier ne puisse lui révéler l’emplacement de la Porte du Mal.
Janvier 2019, Sud de la France : Isabelle vit un enfer auprès d’un mari alcoolique et violent. Son fils se met en tête d’assassiner ce père qui les terrorise. Dans le même temps, le commandant Patricia Lagazzi, officier de gendarmerie spécialisé dans les affaires criminelles liées aux phénomènes inexpliqués est missionnée dans les Landes pour y enquêter sur des disparitions qui s’y succèdent dans des circonstances étranges.

Deux histoires sans le moindre point commun et qui pourtant vont s’entrechoquer dans une lutte qui mêlera sorcellerie, ordre religieux et services spéciaux du Ministère de l’Intérieur…

Que sait-on sur l'auteur ? 

Mathieu BERTRAND est né en 1969 en région parisienne et a grandi en Corse. Ancien élève des instituts régionaux d’Administration, il est Cadre de la Fonction Publique.
En 2016, il publie son premier roman intitulé « Les émeraudes de Satan »,
Son second roman "Je pleurerai plus tard" sort en 2017.

Sources : site SudOuest : https://www.sudouest.fr


Romans de l'auteur : 

Les Emeraudes de SatanEaux troubles, 2016

Le Manuscrit des Damnés, Eaux troubles

Je pleurerai plus tard, M+, 2017

les Portes d'Abaddon,M+, 2021

La Forêt des AssassinsM+, 2022


Mon ressenti :

Voilà un roman qui m'a bien emballé à deux trois infimes détails prêts.

Tout commence au XVIème siècle, au Royaume de Navarre, sous le règne de Henri II durant lequel la réforme protestante continue de se développer. le jeune Capitaine Philipe d'Alesani accompagné de quelques hommes resserre son piège autour d'un sorcier nommé Bune, le but étant de l'empêcher d'ouvrir la "porte noire" laissant entrer le démon Abaddon, et de mettre la main sur le manuscrit et l'amulette permettant cette ouverture. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu...

L'auteur nous ramène ensuite en 2019 où nous découvrons une famille lambda à peu de chose prêt, si ce n'est qu'il règne là, une violence inouïe !

Et là ! Vous vous dites : quel est le rapport ? Oui mais non en fait ! Je ne vous le dirai pas ! Je peux juste vous dire que j'ai dévorer les 360 pages en deux jours, ce qui est un exploit pour moi qui lit très lentement.

J'ai trouvé quelques petits détails qui m'ont un chouïa déçu ou agacé mais qui n'ont altérer en rien mon plaisir de le lire.







BABELIO

Mon profil sur Babelio.com