Crâne d'Os
Mo Hayder
Auteur : Mo Hayder (voir ici)
traduit de l'anglais par Anne Sylvie Homassel
Editeur : Artémis ---> https://www.lisez.com/editeurs/presses-de-la-cite
Genre : Thriller anglais
Date de Sortie : 07 mai 2025
Nombre de pages : 432
ISBN : 978-2-258211-56-8
Prix : 22 € 90
C'est ma première immersion dans le monde de Mo Hayder et je regrette déjà que ce soit son roman posthume.
Il est d'abord question de légendes urbaines avec sa définition pour commencer ce roman :
Légende urbaine
Expression
Récit moderne aux origines incertaines. Rarement corroboré par les faits, il se répand sous des formes variées et comprend souvent des éléments horrifiques, comiques ou moralisateurs
D'abord l'accident de car. Ils sont 14 passagers étudiants, plus le chauffeur, père de l'une des étudiantes. Ils reviennent d'une fête, le car fait une embardée et ils se retrouvent dans le lac. Parmi les survivants, Alex blessée à la main et Arran indemne et qui sauve des camarades au passage.
Deux ans plus tard, Alex, devenu flic, revient de Londres et se réinstalle chez sa mère. Elle veut en avoir le cœur net ! Elle garde le souvenir d'une silhouette décharnée qui s'est penchée sur son corps sur les rives du lac lors de l'accident.
Était-ce Crâne d'Os, cette légende urbaine qui habite le parc ? Une prostituée assassinée un siècle plus tôt ?
Avec Arran, elle décide de mettre la lumière sur ce mystère ainsi que ceux qui surviennent depuis son retour...
L'histoire est écrite en deux parties, les chapitres narrés par Alex (1ère personne) et ceux dont Maryam est le sujet. Chapitres qui s'entrecroisent habilement d'ailleurs.
Mo Hayder en imposait de son style ! Dès les premières pages elle instaure un climat d'angoisse, poisseux. Les lieux semblent hantés et imprégnés de violences dans un souci de descriptions qui donnent beaucoup de réalisme. Elle nous plonge dans une ambiance dérangeante, malsaine... L'horreur se glisse dans chaque recoin du quotidien.
J'aime beaucoup le côté psychologique de son récit. Notamment la manière dont elle a abordé la personnalité de Maryam, la mère d'Arran. C'est très subtil et en même temps très un trait social très courant à savoir, la personne comme elle se perçoit, que ce soit manière narcissique ou au contraire complètement dévalorisante, et la manière dont les autres la perçoivent.
Elle joue avec la psychologie de ses personnages, hantés par leurs traumatismes, et crée une tension plus mentale que physique. L’alternance entre silences oppressants et éclats de violence donne un rythme saccadé, presque haletant. Cette façon que l'auteure a de fragmenter les points de vue trompe lecteur et le plonge le lecteur dans l'incertitude en lui ôtant ses repères.
Pour conclure, Mo Hayder excellait dans cet art, en insufflant un climat d'angoisse toujours grandissant grâce à une atmosphère suffocante et une noirceur humaine, elle savait captiver ses lecteurs.
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