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dimanche 14 janvier 2024

LA OU BRILLENT LES ETOILES

     Auteur :   Nadia Hashimi

Traducteur : Emmanuelle Ghez

Editions : Hauteville

Genre : Littérature étrangère

Date de parution : 13 octobre 2021

544 pages

ISBN :  978-2-38122-002-4

Prix : 19€50 (8€90 en Poche)



  Là où brillent les étoiles  








Quatrième de couverture :

Je porte en moi un monde disparu

Kaboul, 1978, Sitara, dix ans, mène une vie heureuse avec sa famille au palais. Un soir, elle quitte sa chambre sur la pointe des pieds pour regarder les étoiles. Cette nuit-là, c'est le coup d'Etat ; aucun des siens n'y survivra. Si elle a la vie sauve, c'est grâce aux étoiles. 

N'étant plus en sécurité nulle part, l'orpheline est confiée aux soins de deux femmes dévouées et trouve refuge aux Etats-Unis. Des années après son exil, le passé revient frapper à la porte, ne lui laissant d'autre choix que de retourner en Afghanistan.


L'Auteur : 

Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l’Afghanistan dans les années 1970, avant l’invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d’origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marquant qui lui permet de découvrir sous un nouveau jour l’histoire et la culture afghanes dont ses romans sont imprégnés.

Source : Hauteville : https://editions-hauteville.fr/auteurs/nadia-hashimi/  

Quelques uns de ses romans : 

  • La Perle et la coquille, 2015
  • Si la lune éclaire nos pas,  2016
  • Pourvu que la nuit s'achève, 2018
  • Ma vie de Bacha Posh, 2020


Mon avis : 

Ce roman est en trois parties, voir quatre. La première partie est une mise en place. L'auteur plante le décor, les personnages, l'histoire dans l'histoire et déclenche la seconde partie qui concerne le coup d'Etat, la fuite et l'exil de Satira, La troisième partie est centrée sur la vie de Aryana en Amérique avec un bon de trente ans. Puis la quatrième étape qui amènera le personnage principal à aboutir à sa quête.

Je n'ai pas été étonnée par la référence à Anastasia dans ce roman, l'histoire de l'héroïne est assez similaire pour ce qui est de l'enfance surtout, mais sur un fond plus oriental. 

C'est un roman qui nous plonge en Afghanistan, belle, étourdissante, passionnante, avant qu'elle ne sombre dans l'horreur ravagée par les Talibans. C'est aussi un témoignage de ce que traversent les réfugiés, les exilés qui perdent leurs repaires, leur identité, leur histoire...


Citations : 

Ils te manquent, disait-elle. C'est le chagrin, et le chagrin vient de l'amour. L'amour est le soleil, le chagrin l'ombre qu'il projette. L'amour est un opéra, le chagrin son écho. Tu ne peux avoir l'un sans l'autre. Mais si tu suis ce chagrin, tu retrouveras le chemin de l'amour. Tu ne t'es pas autorisée à faire ça pour le moment, mais il le faudra... à ta façon. Alors pleure, crie, cours, dors, prie ou écris des mots d'amour dans le sable. Mais vis ton chagrin, pour ensuite retourner vers l'amour, car c'est un état bien plus agréable.

Les guerriers ne mènent pas les combats en rêvant d’immortalité. Ils se lancent dans la bataille en adoptant la posture dans laquelle ils veulent qu’on se souvienne d’eux, comme s’ils posaient pour une sculpture.

Je me rappelle l’amusement de mon père voyant les Américains et les Russes se faire concurrence pour investir dans les ressources de notre nation.
« Un dollar entre, deux roubles suivent. L’un construit une université, l’autre un tunnel. Un jour, j’ai dit aux Américains que les Russes préparaient un projet d’irrigation pour une des provinces. Le lendemain, les Américains ont demandé à me rencontrer pour discuter de la construction d’une autoroute. Ils se battent comme deux frères, et nous sommes leur jouet préféré. »
Des années plus tard, j’ai appris que cette bagarre d’enfants s’appelait la guerre froide et que tout le monde, de Ronald Reagan à Rocky Balboa, était impliqué.








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