Editions : Auto édition
Genre : Récit
121 pages
ISBN : 978-1-291-65653-4
Prix : 10€54
Quatrième de couverture :
Mon père, dans un lit d’Hôpital, quelques mois avant de mourir, ici en France, m’a raconté sa traversée de la frontière entre le Portugal et l'Espagne. Son émigration clandestine vers la France. A partir de cette petite histoire très émouvante, et en m'appuyant sur des éléments historiques et autobiographiques, j'ai voulu écrire notre épopée familiale, décrire la vie à Freixo de Numão, un petit village du nord du Portugal, dans les années 60 avant que mon père ne parte "a salto", son arrivée dans l'un des plus grands bidonvilles portugais de France, celui du Franc-Moisin à Saint-Denis, l'émigration clandestine de sa femme et de ses enfants, et les trois années pendant lesquelles nous avons habité ces baraques d'infortune. A travers ce récit, j’ai voulu refaire une nouvelle fois cette traversée clandestine des deux frontières qui a bouleversé le destin de centaines de milliers de personnes, ce voyage sans fin qui m'obsède depuis l'enfance, entre le rêve et la réalité, entre le Portugal et la France.
L'auteur :
Auteur du blog Lusitano.info, Luis Coixao est un fils d'un immigré portugais qui comme beaucoup ont bravé les risques pour offrir une vie meilleur aux siens, en passant les frontières Portugal-Espagne au péril de leur vie pour accéder en France. La France avait besoin de manœuvre pour se reconstruire, construire des logements... Tandis que les immigrés, portugais, polonais, algériens... eux devaient se contenter des bidonvilles. Photographe de beaucoup de rencontres et occasions culturelles lusophones, Luis Coixao signe là, un livre témoignage de son expérience de l'immigration, en mémoire de son défunt père.
Mon avis :
Encore enfant lors du départ de son père, Luis Coixao a pourtant écrit un livre très complet et sans fioriture sur l'immigration. Son récit me fait d'ailleurs penser à celui d'un petit garçon, les souvenirs complétés par une documentation bien définie. J'ai à plusieurs reprises lu des ouvrages sur l'immigration portugaise, mais celui-ci m'a le plus ému ! L'auteur a écrit avec son cœur, avec une émotion non dissimulée et une réalité qui remet l'histoire à sa place. L'auteur raconte à travers sa propre histoire et celle de son père, l'histoire de plus d'un million et demi de portugais qui ont quitté leur pays, et n'oublies pas les immigrés des autres horizons... Un très bel ouvrage
Pergunto ao vento que passa Je demande au vent qui passe
notícias do meu país des nouvelles de mon pays
e o vento cala a desgraça le vent tait la disgrâce
o vento nada me diz. le vent rien ne me dit.
Pergunto aos rios que levam Je demande aux fleuves qui portent
tanto sonho à flor das águas tant de rêves à fleur d'eau mais
e os rios não me sossegam les fleuves ne m'apaisent pas car
levam sonhos deixam mágoas. portent les rêves laissent des peines.
Levam sonhos deixam mágoas portent les rêves laissent des peines
ai rios do meu país oh fleuves de mon pays
minha pátria à flor das águas ma patrie à fleur d'eau
para onde vais? Ninguém diz. où vas-tu ? Personne ne dit.
Se o verde trevo desfolhas Si le vert trèfle tu effeuilles
pede notícias e diz demande des nouvelles et dis
ao trevo de quatro folhas au trèfle à quatre feuilles
que morro por meu país. que je meurs pour mon pays.
Pergunto à gente que passa Je demande aux gens qui passent
por que vai de olhos no chão. Pourquoi ils vont tête baissée.
Silêncio -- é tudo o que tem Silence -- c'est ce que répond
quem vive na servidão. celui qui vit asservi.
notícias do meu país des nouvelles de mon pays
e o vento cala a desgraça le vent tait la disgrâce
o vento nada me diz. le vent rien ne me dit.
Pergunto aos rios que levam Je demande aux fleuves qui portent
tanto sonho à flor das águas tant de rêves à fleur d'eau mais
e os rios não me sossegam les fleuves ne m'apaisent pas car
levam sonhos deixam mágoas. portent les rêves laissent des peines.
Levam sonhos deixam mágoas portent les rêves laissent des peines
ai rios do meu país oh fleuves de mon pays
minha pátria à flor das águas ma patrie à fleur d'eau
para onde vais? Ninguém diz. où vas-tu ? Personne ne dit.
Se o verde trevo desfolhas Si le vert trèfle tu effeuilles
pede notícias e diz demande des nouvelles et dis
ao trevo de quatro folhas au trèfle à quatre feuilles
que morro por meu país. que je meurs pour mon pays.
Pergunto à gente que passa Je demande aux gens qui passent
por que vai de olhos no chão. Pourquoi ils vont tête baissée.
Silêncio -- é tudo o que tem Silence -- c'est ce que répond
quem vive na servidão. celui qui vit asservi.

