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mercredi 5 août 2026

LE CHEMIN IMPARFAIT

                



   Le chemin imparfait  


   Auteur :    José Luis Peixoto


Traduit du portugais par Patricia Houéfa Grange

Editions :  Gope (site)

Genre : Littérature portugaise

Date de parution : 2023

214 pages

ISBN :  979-10-91328-72-2

Prix : 18,85 





Quatrième de couverture

Entre Bangkok, Lisbonne et Las Vegas, José Luís Peixoto revient à la non-fiction avec un livre surprenant, riche en strates, en liens inattendus, passant du récit le plus intime aux descriptions hautes en couleur évoquant le lointain.

Le chemin imparfait est, en soi, le long voyage vers une Thaïlande au-delà des lieux communs du tourisme, qui explore des aspects moins connus de sa culture, de sa société, de son histoire, de ses religions, entre bien d’autres.

La sinistre découverte de plusieurs paquets contenant des bouts de corps humain dans un bureau de poste de Bangkok et ses conséquences imprévisibles transformeront la déambulation en quête.

Tous les épisodes de cette enquête excentrique, au rythme de thriller, composent Le chemin imparfait et constituent simultanément une recherche du sens du voyage lui-même, de l’écriture et de la vie.

Ouvrage publié grâce au soutien du Centre National du Livre, de la DGLAB/Culture et du Camões, IP – Portugal.



 

https://www.gope-editions.fr/livre/le-chemin-imparfait/
                                        

"Tout est définitif et rien n'est éternel"

C'est indiscutable, José Luis Peixoto a un style bien à lui. On ne lit pas son roman comme on lit un récit, une histoire dans son ensemble, loin de là. Lire cet auteur, c'est l'accompagner dans ses cheminements, ses voyages, entrer dans ses pensées et ses souvenirs. Le lecteur accompagne l'auteur à Las Vegas, à Bangkok et, bien sûr, au Portugal. Celui où il est né et qui l'a construit.

J. L. Peixoto raconte non pas une histoire, mais des histoires dans l'histoire, ou l'histoire dans les histoires. Cela peut paraître confus dit comme ça, mais il donne souvent l'impression de passer du coq à l'âne et de s'écarter de sa route. Pourtant, au lieu de déstabiliser, son style accroche, happe le lecteur, car il ne s'agit pas d'écrire une histoire inventée pour faire joli. Tout est issu du vécu. Les lieux existent. Les gens aussi. Les anecdotes, les faits divers, les traditions, les croyances... Dès le début, d'ailleurs, il est question d'un fait divers qui semble l'obséder tout au long de cette écriture.

L'auteur livre son récit et se livre lui-même. Il nous parle, nous raconte, s'adresse à nous, à un tel point qu'il finit par nous tutoyer. Le lecteur est totalement impliqué dans la lecture. On passe d'une réflexion sur la religion à une scène de rue, puis à une rencontre, à un récit historique, avant de revenir à une réflexion spirituelle, psychologique ou philosophique, puis personnelle...

"Un des moines rasait la tête aux autres. Il leur passait du savon à barbe sur la tête et faisait glisser la lame lentement - il avait beaucoup de temps. Là, non loin de la montagne Doi Sudep, la ville paraissait lointaine. A l'ombre d'arbres très hauts - ciels d'arbres -, les coqs flânaient sur des statues brisées de Bouddha et des racines grises, parmi les branches de jeunes plantes qui perçaient dans les intervalles entre les pierres - morceaux de Bouddha en position du lotus, sans tronc, ou sans bras, ou sans tête, recouverts de mousse.
La grande majorité des garçons thaïlandais sont ordonnés moines pendant un ou deux mois ou, plus rarement, pendant un ou deux ans. Encore enfants - moines novices - ou plus âgés, avant de se marier, ils passent par la rigueur monastique. C'est leur manière de faire montre de gratitude pour l'éducation qu'ils ont reçue et de faire des mérites pour leurs parents - surtout pour leurs mères, étant donné qu'il n'y a pas de nonnes bouddhistes en Thaïlande et qu'elles ne peuvent donc pas accumuler ces mérites par elles-mêmes."

C'est bien une conversation dont il s'agit. Entre l'auteur et le lecteur. Comme avec quelqu'un qui revient d'un long voyage et qui se souvient de détails auxquels personne d'autre n'aurait pensé. C'est aussi une forme d'héritage. José Luis Peixoto y tient. Il veut que ses enfants le connaissent, leur léguer ses souvenirs, ses pensées les plus profondes. Il y a quelque chose de très humain dans cette façon de raconter. Pas de démonstration. Pas de volonté d'impressionner. Juste un regard curieux sur le monde. Il observe beaucoup. Il écoute encore plus. Et finalement, on apprend autant sur les personnes qu'il rencontre que sur lui-même. Il dévoile aussi ses doutes face à l'écriture de ce livre, ses angoisses. C'est également une déclaration d'amour à sa famille, à ses fils.

"Pourquoi j'écris ?

J'écris parce que je veux que mes enfants sachent qui je suis. J'ai l'espoir que ces mots, mêlés à ce que je leur montre, soient suffisants, soient le maximum possible. Je veux qu'ils me connaissent parce que je veux qu'ils se connaissent eux-mêmes."

J'ai aussi aimé cette place accordée au Portugal. Il n'est jamais très loin. Même lorsqu'il est à des milliers de kilomètres, son pays semble continuer à l'accompagner. On sent l'attachement, sans nostalgie excessive. C'est une présence discrète, presque silencieuse.

Ce n'est pas un livre qui se dévore. Il demande qu'on ralentisse un peu. Certaines pages donnent envie de s'arrêter quelques minutes avant de reprendre. Non pas parce qu'elles sont compliquées, mais parce qu'elles ouvrent une réflexion. Sur les croyances, sur les cultures, sur ce qui rapproche des personnes qui vivent pourtant à l'autre bout du monde.

En refermant *Le chemin imparfait*, je n'ai pas eu l'impression d'avoir terminé un roman. J'avais plutôt le sentiment d'avoir voyagé. D'avoir écouté José Luis Peixoto raconter des fragments de vie, des souvenirs, des rencontres vraies. Ce sont ces petits morceaux de réalité qui restent le plus longtemps en mémoire. Pas parce qu'ils cherchent à être extraordinaires. Justement parce qu'ils ne le sont pas.




CITATIONS


"Je portais un écheveau en moi. L'ébauche de ce que je voulais écrire était de moins en moins définie. Ce projet de livre - de ce livre - s'enroulait autour de mes organes, m'étreignait l'estomac, le cœur, me pesait sur les poumons.
Pour des raisons médicales - la survie -, il me fallait avancer, même si cela voulait dire faire machine arrière, retourner au zéro absolu."


"Je m'en suis souvenu quand j'essayais, à grand-peine, de trouver les mots pour commencer à écrire ce livre. A ce moment-là, je n'avais pas encore réalisé que le problème ce n'étaient pas les mots, c'était le chemin."


"Je n'ai jamais vu autant d'auteurs soucieux d'affirmer la fidélité autobiographique de leurs textes que j'ai pu en voir d'autres, nerveux, la nier, garantir la pureté absolue de leur fiction. aujourd'hui, les auteurs de textes littéraires qui touchent à l'autobiographie reconnaissent toujours une certaine distance entre leurs écrits et la réalité - même un récit avec des heures précises et des valeurs mesurées n'est pas pleinement fidèle à la réalité. Il est plus courant de rencontrer des auteurs de textes fonctionnels qui jurent que ces personnages n'ont absolument pas le moindre lien avec leur vie que les épisodes qu'ils ont racontés ne sont qu'une construction intellectuelle de quelque chose dont ils n'ont jamais été témoins ni reçu le récit."


"Le narrateur n'est pas une personne, c'est une voix. L'auteur est une personne, il marche dans la rue, s'assoit aux tables des cafés, fait la queue au supermarché. L'auteur n'est pas immunisé contre les regards des autres, les mots des autres - personne ne l'est."


"La Thaïlande s'entremêlait à cela. Quand je ne parvenais pas à écrire ce livre, pendant que je le cherchais et que je commençais à craindre qu'il n'existe pas, j'étais l'un de ces auteurs apeurés, je me méfiais même d'ombres. Il me manquait quelque chose et je ne savais pas ce que c'était - la pire des choses qui puisse manquer à quelqu'un."


"Ecrire, c'est entendre des voix. J'ai écouté chacune de ces phrases avant de les écrire. Elles ont été choisies parmi d'autres que j'ai également écoutées. Parfois, bien que rarement, j'ai utilisé la première que j'ai entendue, celle qui était le plus près, que j'ai distinguée avec le plus de netteté ; d'autre fois, j'en ai utilisé une qui était au loin, camouflée par le bruit, avec peu de syllabes à découvert, qui demandait à être remontée en la tirant depuis le fond ; d'autres fois encore, presque toujours, j'ai sélectionné une phrase, proche ou lointaine, je l'ai immobilisée et j'ai commencé à la travailler - J'ai remplacé un mot par son synonyme, j'ai remplacé un mot par une expression qui me semblait plus précise, j'ai voyagé dans la syntaxe."


"Cela me dérange quand quelqu'un pense savoir qui je suis juste parce qu'il a lu un livre que j'ai écrit - comme celui-ci - ou, même parce qu'il a lu une citation déformée ou vu ma tête sur une photo. Je me sens agressé quand on tente de me réduire à des concepts fermés et intransigeants, construits par des regards qui ne s'interrogent pas eux-mêmes, qui n'admettent aucune hypothèse de faille dans leur idée préconçue.
Cette méprise me dérange parce que je veux qu'on sache qui je suis vraiment.
Moi-même, qui en sais plus que ce qui est écrit, j'ai des doutes immenses à propos de qui je suis. Plus j'essaie de me connaître, plus je me rend compte à quel point je suis loin de me connaître. Plus j'éclaire, plus j'ai conscience des distances énormes qu'il reste à éclairer."


"Au long de cette période, le terme "culture" a été un défi particulièrement problématique pour les anthropologues qui se sont consacrés à cette thématique. Bien qu'il s'agisse d'un concept central de l'activité touristique, il est utilisé avec peu de précision et avec des sens très différents."


"Toutes les décisions sont prises sur un coup de tête.
On peut réfléchir longuement sur un sujet, l'envisager sous différents angles, calculer de multiples résultats. Cette réflexion peut durer des heures, des jours, des semaines, des mois, des années, la moitié de la vie. Et cependant, si une décision doit exister, elle sera prise en un seul instant. Les décisions sont toujours le passage de l'incertitude à la certitude - non / oui.
Les réflexions préparent les décisions. Les réflexions peuvent être mesurées par des horloges et des calendriers.
Les décisions ont toujours la durée d'un coup de tête."


"On adresse les plus grands éloges aux personnes qui, tout au long de leur vie, ont fait preuve d'une constance inflexible dans leur principes. Autrement dit, face aux circonstances les plus diverses, elles n'ont pas changé de position. 
A cet égard, j'ai plusieurs questions. Ces personnes s'interrogent-elles suffisamment ? Parviennent-elles à se poser à elles-mêmes cette question ? Quelle est la frontière entre constance et entêtement ? Être intransigeant est-il une vertu ? Si l'individu se transforme - se rapproche de la mors, apprend, désapprend, etc, -, ne serait-il pas naturel que ses principes se transforment également ? En considérant que les principes ne souffrent pas la moindre altération, est-il raisonnable de défendre tout au long d'une vie, à tous les âges, dans tous les états d'esprit, une façon unique de les atteindre ?
Pardonnez-moi si j'ai posé trop de questions. Je ne cherche pas à provoquer l'embarras, je veux juste dire : attention à l'autojustification - cette peur de perdre ce que nous considérons avoir acquis. Nous sommes les principaux geôliers de notre liberté."


"Je ne suis pas mon corps, je ne suis pas mon nom, je ne suis pas cet âge, je ne suis pas ce que je possède, je ne suis pas ces mots, je ne suis pas ce qu'on dit que je suis, je ne suis pas ce que je pense que je suis."


"Je suis quelque chose qui vient d'avant, qui m'a été transmis par mon père. Lui aussi l'a reçu. Cela m'a été transmis en mots, dans le ton de la voix que je peux encore entendre, dans les fautes d'orthographes que mon père laissait sur de petits papiers ou dans des agendas - j'aime d'amour ces fautes d'orthographe -, dans le silence, dans le regard, dans la présence, dans le toucher, dans l'odeur, dans les attentions, dans la mémoire, dans l'exemple, dans tout ce que mon père a été pour moi - une force que je n'ai pas été capable de reconnaître complètement en son temps, mais qui s'imprégnait en tout ce que j'étais et apprenais à être."


"Quand on m'a parlé de la mort pour la première fois, j'y ai tout de suite accordé du crédit. A partir de ce jour-là, je n'ai plus jamais vécu comme si être ici - cet air, cette lumière - ne prendrait jamais fin. Au contraire, la plupart du temps, j'ai vécu avec une avidité exagérée de consommer au maximum, de connaître au maximum, d'être toujours le dernier à quitter la fête."

 



https://pasionlivres.blogspot.com








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jeudi 27 novembre 2014

O VENTO E A PEDRA - LE VENT ET LA PIERRE

Auteur : Antonio Brasileiro


Editions : Rafael de Surtis 
Genre : Poésie
104 pages
ISBN : 978-2-846672-370-1
Prix : 15€00
Dessin de la couverture : Nanja
Préface  : Rita Olivieri-Godet



Traduit du brésilien par




Quatrième de couverture :
La poésie d'Antonio Brasileiro oscille entre une expression intensément lyrique et un regard tourné vers le monde exrérieur où le poète cherche désespérément sa place. Face au mystère de l'existence et à l'inutilité des choses, face au temps qui passe, sa poésie devient métaphysique. Antonio Brasileiro fait souvent appel à l'ironie, seule capable de masquer son angoisse de savoir que sa voix poétique est autant inutile que nécessaire. La tragédie au quotidien réside dans le fait de comprendre que finalement rien n'est important et que le destin des poètes est de pousser leur rocher inexorablement vers le haut de la colline. La petite anthologie que nous proposons ici réunit des poèmes de différentes phases de la création poétique d'Antonio Brasileiro.







L'Auteur : 

Antonio Brasileiro, né à Ruy Barbosa (Etat de Bahia - Brésil), en 1944, vit actuellement à Fera de Santana où il enseigne la Littérature. Dans les années 60 il a crée les Éditions Cordel, publiant de nombreuses oeuvres d'écrivains  bahianais. Auteur lui-même d'une vingtaine de livrfes, il est, depuis juin 2009, membre de l'Académie des Lettres de Bahia.



Extrait :

CANTA DA AMIGA

Um pouco de mim est esta em eu olhar, amiga.
Bem sabes que é assim.
Gosto de pensar que sabes que é assim : 
em teu olhar reflete-se o que sou, 
o que em mim te quer perdidamente.

Um pouco de mim é teu olhar, amiga.
E mesmo tudo assim, pouco sabemos
desses imensos rios em nosso peito.
Pouco sabemos, quase nada mesmo,
dos rios que escuros correm em nosso peito.

Ps : Pardonnez pour les accents incompatible avec mon support.

***************************************************

CHANSON POUR MA BIEN-AIME

Un peu de moi est dans ton regard, ma douce.
tu sais bien que c'est ainsi.
J'aime à penser que tu sais qu'il en est ainsi : 
dans ton regard se reflète ce que je suis,
ce qui en moi te veut éperdument

Un peu de moi et ton regard, ma douce.
Tout est ainsi, nous savons peu de choses
de ces immenses fleuves dans nos coeurs.
Nous savons très peu de choses, presque rien,
de ces fleuves obscurs qui coulent dans nos coeurs.





mercredi 30 juillet 2014

LA FORMULE DE DIEU

Auteur : José Rodrigues Dos Santos
Editions : HC Editions et Pocket Editions
Genre : Roman
716 pages (pocket)
ISBN : 978-2-266-23656-0 (pocket)
Prix : 9€10 (pocket)

Traduit du portugais par Carlos Batista



Quatrième de couverture :
Le Caire, de nos jours. Le cryptologue portugais Tomas Noronha se voit Confier le décryptage d'un manuscrit original. Son nom ? Dis Gottesformel, La Formule de Dieu. Son auteur ? Albert Einstein lui-même. L'enjeu ? Le mode d'emploi d'une bombe nucléaire surpuissante. Précipité malgré lui au cœur d'une affaire d'espionnage international, Noronha plonge dans les secrets de l'atome... et dans un mystère bien plus grand encore.



L'Auteur : 

L'auteur est né le 1er avril 1964 à Beira, au Mozambique (encore colonie du Portugal jusqu'en 1975).
A la suite de la séparation de ses parents, José Rodrigues dos Santos parti vivre avec sa mère au Portugal (Lisbonne) puis ils rejoignent son père à Penafiel (au nord du Portugal) pour finalement le suivre dans une autre colonie portugaise, Macao.
C'est de là qu'il créé son premier journal, qui sera un journal étudiant assez intéressant pour le conduire à une interview dans une radio locale par la journaliste Judith de Sousa.
Ce qui l'amène à 17 ans à s'initier au journaliste sur la radio "Macau".
Titulaire d'un doctorat en science de la communication avec une thèse portant sur les reportages de guerre, il est également professeur d'Université Nouvelle de Lisbonne et journaliste pour RTP où il y a occupé à deux reprises le poste de directeur de l'information de la télévision publique portugaise.


Mon avis :

Aucun doute que l'histoire est passionnante ! On suit le héros avec plaisir tout comme ses découvertes... On s'angoisse avec lui, on se passionne avec lui, on découvre, on fait des recherches, on s'étonne, on perd son chemin et on se méfie avec lui... Ce qui était au départ une histoire d'espionnage devient un chemin de croix. Bien sûr on espère que sa confiance est bien placée, on a peur qu'il soit manipuler par les différents protagonistes .
Il y a des passages très longs qu'on a envie de passer, mais qu'on lit car, non seulement ils sont un élément essentiel à l'histoire, mais aussi parce qu'il remet en question des choses cruciales de la vie et avant tout... Il uni la religion, le divin, "la Formule de Dieu" à la Science et aux Mathématiques ! Un sacré pari ! Donc j'ai mis le temps qu'il fallait pour lire ce livre, mais aucun regret ! Je me réserve la suite pour plus tard !










Chapel de Sao Miguel à Coimbra







suivent pour le moment...

et 

dimanche 17 novembre 2013

LES SONGES DE RAFAEL

Auteur : Alice Machado
Editions : Lanore (Alchimies Poétiques)
Genre : poésie
ISBN : 978-2-85157-581-4
Prix : 10 €
93 pages




Quatrième de couverture :

Alice Machado est auteur de quatre romans et trois recueils de poésie, traduits à l'étranger, ainsi que de deux essais littéraires, l'un sur Gérard de Nerval et l'autre sur Baudelaire. Elle a fait partie des écrivains invités d'honneur du Salon du Livre de Paris. Elle participe à de nombreux festivals internationaux de poésies et plusieurs de ses textes sont parus dans des revues dans des revues littéraires européennes.
Son poème "Les Géants" extrait de son recueil Éclats figure dans l'Anthologie Parlementaire de Poésies publiée par l'Assemblée Nationale.
Les songes de Rafael constituent son troisième recueil.



Passage choisi :

"Si j'étais un rocher
assis face aux épines de la solitude
face aux naufrages de l'océan
à l'abandon des fleurs
je pourrai peut-être
me promener dans le monde
jusqu'aux portes de l'infini
à la naissance du Temps
Je pourrais peut-être
porter l'éternité sur mes épaules
Mais me voici
à peine debout
sur mes pieds
Fragiles...
Au seuil du commencement...
Me voici face au départ incertain
Voici ma peau
suspendue à du linge flottant
entre deux rives
l'air saturé d'adieux...
Qui suis-je
Qui tient mes mains
mon corps désarticulé dans l'incendie
du néant ?
Où est ma demeure ?"
(Extrait du poème "Une main parfumée" du recueil "Les songes de Rafael)

Mon avis

Le quatrième recueil de Alice Machado et toujours ce même sentiment ! Celui de lire son cœur ! Car c'est ainsi qu'écrit l'auteur, avec son cœur, son âme, de la profondeur. Lire ses recueils, c'est ressentir une émotion intense, et s'exposer à ses propres sentiment, être ému... Ce n'est pas un hasard si ses poèmes ont été adaptés en chanson par le chanteur Dan Inger Dos Santos.




lundi 14 octobre 2013

EXCELLENCE D'UN IMMIGRE INTEGRE

Auteur : Antonio De Sousa
Editions Mers du Sud
Prix : 15 €
215 pages
ISBN : 979-10-90226-30-6



Résumé :

Emmanuel a consacré sa vie à s’intégrer jusqu'à couper les ponts avec sa famille d’immigrés. Arrogant, ayant réussi, il s’apprête à renaître, libéré par son récent divorce et ayant intégré une confrérie d’Excellence. Il a un accident de voiture le même jour où il apprend la mort de son père. Il ne se rendra pas à ses funérailles. A partir de ce jour-là, il lui arrive des phénomènes étranges. Il se met à être plongé épisodiquement dans des retours à son passé, des moments qu’il avait chassé de sa mémoire et qu’il revit comme réels. D'abord croyant à un traumatisme crânien suite à son accident, il finit par découvrir la cause exacte de ces phénomènes. Perturbé, il décide d’aller au Portugal, voir sa mère très malade depuis la disparition de son père. Il va alors découvrir un passé ignoré, qui va chambouler la vision de sa vie et remettre en cause ses certitudes. Cela va le conduire à compromettre sa place sociale et se risquer aux foudres de la confrérie.

Mon avis :

Le sujet n'est pas simple, mais l'auteur l'aborde avec beaucoup de tact et de pudeur, dénonçant par là même les conditions des immigrés en France dans les années 60, sans doute les pires années pour les immigrés ! Ce roman nous transporte en même temps dans une intrigue sur fond de confrérie !
Il dénonce également, les enfants d'immigrés d'aujourd'hui qui se donnent des airs de rebelles au lieu d'honorer leurs origines tandis qu'ils ne connaissent pas celles-ci. Car peu connaissent la dure vie sous la dictature Salazar, peu d'entre eux connaissent la dure réalité des "saltos", des passages dangereux entre les frontières... Ce roman dit tout sans l'air de rien et l'auteur dit tout avec des airs de rien, symboliques et subtils ! Un roman à lire sans aucun doute !!!

Un peu plus sur l'auteur :






mardi 2 juillet 2013

DES ECRITS POUR DES CRIS

Auteur : Antonio De Sousa

Editions : Mers du Sud


Résumé :

J’ai rencontré des êtres qui ont un besoin presque jouissif de livrer leurs émotions aux autres. J’en ai rencontré d’autres qui se morfondent, sans lutter, sur une simple souffrance. D’autre , enfin, m’ont stupéfait en exprimant leurs émotions par des cris.


Moi, j’ai besoin à la fois psychologique et physique de figer les émotions sur des écrits. J’écris des cris.

L’écriture est, pour moi, une addiction qui ne se soigne pas, car elle procure du bien être.



Mon avis :

L'auteur Antonio De Sousa a écrit ses cris avec une telle sincérité et une telle sensibilité qu’on ne peut pas resté insensible à cette lecture. Différents thèmes et donc moments de sa vie sont évoqués, la maladie, le deuil, l’immigration… Le Portugal ! J’avoue que j’ai savouré ce chapitre, car l’auteur décrit le Portugal tel que je le vois, comme si nous le voyons ensemble au même moment, avec les mêmes yeux !


Pour finir, je terminerai par un « cri» de l’auteur : « L’exil débute souvent par la haine et se termine par l’amour, l’amour de son pays de naissance, l’amour de son pays d’accueil. Il faudrait envoyer ceux qui portent la haine en exil, ce qui augmenterait l’amour dans le monde. »

 


Antonio De Sousa, est né à Leiria, au Portugal, sous le régime de dictature de Salazar. Il a immigré en France, à l'âge de neuf ans, après la révolution des oeillets, rejoignant sa famille étant partis pour raisons économique et politique. Il passa une année scolaire dans une classe pour étrangers, dite d'initiation, puis poursuivit ses études jusqu'à obtenir un diplôme d'enseignement supérieur en informatique. Sa passion pour l'écriture est née lors de ses années collège. Il a écrit plusieurs essais, dont le seul but fut d'exprimer ses sentiments sur papier. Il a publié son premier roman, "Excellence d'un immigré intégré" en 2011, aux éditions "Mers du Sud". En 2013, il publie le recueil "Des Écrits pour des Cris" et le livre d'autodérision "Portugaiche". Il a fait partie des cinquante écrivains lusophones invités d'honneur à la prestigieuse IV Rencontre des Écrivains Lusophones, en mai 2013, à Odivelas (Lisbonne-Portugal), dans le cadre de la IV Biennale de Cultures Lusophones.

Auteur, chroniqueur, habitué des débats et animations, Antonio De Sousa se rend facilement disponible, passionné par la rencontre avec les lecteurs en particulier et par les relations humaines en général. Il a été invité à de nombreux évènements littéraires, en France et à l'étranger, tels que : le Salon Saint-Maur en Poche, la semaine de la lusophonie à Strasbourg, la Rencontre des Écrivains et peintres portugais résidant en France, les Rencontres de la Culture de Paix de Villejuif. Il a été invité à plusieurs émissions culturelles sur différentes radios, et de nombreux articles lui ont été consacrés dans les journaux tels que Le Parisien, LusoJornal, Portugal Magazine. Antonio De Sousa est membre de la Société des Auteurs Lusophones de France.

La définition de ses écrits : "C'est un univers construit avec mes sentiments, humain, et que je veux partager pour laisser aux lecteurs un souvenir d'émotions".

L'explication de sa passion maladive à écrire : "L'écriture est, pour moi, une addiction qui ne se soigne pas car elle procure du bien être".







vendredi 28 décembre 2012

LA COULEUR DE L'ABSENCE

  • Auteur : Alice Machado
  • Editions Lanore

Résumé :
« Katia, professeur de russe vient à Paris pour revoir Florence, son amie de toujours. Elle loue un studio dans le centre de la ville. Tout paraît normal et pourtant un climat particulier s’installe, de plus en plus troublant, indissociable d’un certain courrier bleu qui vient altérer l’équilibre de cette femme, faisant basculer son destin.
« La couleur de l’Absence », troisième roman d’Alice Machado, est une histoire singulière où l’on suit à la trace une âme inquiète que la passion va emmener au-delà de tout. »

Mon Avis :  Depuis le temps que je voulais relire un livre de Alice Machado... Toujours avec autant de plaisir ! Un roman bouleversant ou l'amour mène au bout de soit même, jusqu'à la déraison, la folie. Et Alice de sa plume douce et si sensible a attrape son lecteur en plein coeur et lui tire quelques larmes de compation pour son héroïne. Je ne le dirai jamais assez, j'aime cette auteur !



L'AGITATION DES RÊVES

  • Auteur : Alice Machado
  • Editions Lanore

Résumé :

"Alice Machado, auteur de trois romans qui viennent d'être traduits à l'étranger, a fait partie des écrivains invités d'honneur du vingtième Salon du Livre de Paris. Elle a également participé à de nombreux festivals internationaux de poésie et certains de ses textes sont parus dans diverses revues littéraires européennes.
Son poème "Les Géants", extrait de son recueil "Eclats", figure dans l'Anthologie Parlementaire de Poésies publiée par l'Assemblée Nationale en 1999."

Mon Avis : Alice Machado a une plume d'une sensibilité à fleur de peau, elle nous donne une partie d'elle même dans chaque poème comme si elle donnait un morceau de son coeur à chaques poèmes, nous faisant rentrer dans son intimité. Elle le fait avec humilité, bonté d'âme ! C'est une auteur lusophone extraordinaire que j'aime beaucoup. Ses écrits sont le reflet de sa personnalité...




mercredi 12 décembre 2012

ALICE AU PAYS DE SALAZAR de Altina Ribeiro

  • Auteur : Altina Ribeiro
  • Editions : La voix du chat libre
Résumé :

Sorti le 1er juillet 2010, Alice au pays de Salazar est le deuxième livre d’Altina Ribeiro. En soulevant un pan de l’épais manteau de la dictature qui opprima le pays des années durant, l’auteur, au travers d’un émouvant récit biographique, révèle les épreuves quotidiennes endurées par le peuple portugais bien souvent contraint à l’exil.
  Ainsi, alors que résonne partout dans un pays appauvri par les conflits coloniaux, le bruit sourd et terrifiant des semelles ensanglantées de la police politique, Alice et les siens luttent pour leur survie.
  Du Portugal de la peur en passant par la France des bidonvilles, parvenir à améliorer son sort est un véritable défi. Alice le relèvera pourtant avec, en point de mire, le retour de l’exil sur une terre enfin embellie par l’éclosion d’innombrables œillets….

Mon Avis : Altina Ribeiro nous replonge dans le Portugal sous la dictature Salazar pour cette fois nous conter l'histoire de son amie. Un roman tout à fait différent de "le fado pour seule bagage", car l'histoire n'est bien sûr la même mais on y retrouve la misère du Portugal sous la dictature, l'immigration, l'histoire peu banale d'un couple avec les coutumes d'un pays si différentes de celles de France...



LE FADO POUR SEUL BAGAGE de Altina Ribeiro

  • Auteur : Altina Ribeiro
  • Editions : La voix du chat libre
Résumé :

"Altina Ribeiro partage avec nous le récit d'une aventure personnelle à travers une histoire collective, notre histoire, celle de la communauté portugaise. L'auteur raconte sa vie au Portugal dans les années 60, dans un petit village près de la frontière espagnole, et les difficultés qu'elle a rencontrées à son arrivée en France, le choc entre un Portugal rural et la métropole parisienne, la différence aussi entre l'éducation portugaise et la vie moderne française."

Mon Avis : Dans ce livre autobiographique, Altina nous décrit son parcours, mais aussi le parcours de nombreux immigrants portugais et des conditions de vie sous la dictature de Salazar. Toutes les difficultés dont on a pas idées quand on pense aux conditions de travail et de vie que les hommes ont du enduré en France avant de faire venir leur famille, du danger pour pouvoir accéder à la frontière française. De l'histoire à l'état pur que l'on ne trouve pas dans les livres d'histoire...






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