Auteur : Karine Giebel
Editions : Récamier
Genre : Thriller
Date de parution : 28 mars 2024
480 pages
ISBN : 978-2-38577-035-8
Prix : 22€00
Et chaque fois,
Mourir un peu
Quatrième de couverture :
LIVRE 1 - BLAST
Monter au front sans arme ni gilet pare-balles. Soigner les autres au périls de sa vie. Se sentir utile en ce monde.
De Sarajevo à Gaza, en passant par Grozny, la Colombie ou l'Afghanistan, Grégory se rend au chevet des sacrifiés sous l'égide de la Croix-Rouge internationale. Chaque victime sauvée est une victoire sur la folie des hommes. Chaque vie épargnée donne un sens à la sienne. Peu importe les cicatrices et les plaies invisibles que lui laisse chaque conflit.
Poussé par l'adrénaline, par un courage hors du commun et par l'envie de sauver ceux que le monde oublie, Grégory prend de plus en plus de risques.
Jusqu'au risque de trop. Jusqu'au drame...
Ne pas flancher, ne pas s'effondrer.
Ne pas perdre la raison.
Choisir.
Sauver cette jeune fille, condamner cet adolescent.
Soigner ce quadragénaire, laisser mourir cet enfant.
Choisir.
Endurer les suppliques d'une mère, d'un père.
Certains tombent à genoux devant lui, comme s'il était Dieu.
Choisir.
Tenter de sauver cette femme.
Sacrifier sa petite fille qui n'a que peu de chances de survivre à ses blessures.
Choisir.
Et chaque fois, mourir un peu.
L'Auteur :
Karine Giebel est une auteure française née en 1971, réputée pour ses romans policiers et thrillers psychologiques. Elle a commencé sa carrière littéraire en 2004 avec "Terminus Elicius," et a depuis publié plusieurs œuvres primées, telles que "Meurtres pour rédemption" et "Juste une ombre." Ses récits, souvent sombres et intenses, explorent des thèmes comme la violence, la rédemption et les aspects les plus obscurs de l'âme humaine. Giebel est connue pour son écriture captivante et ses intrigues à suspense qui tiennent les lecteurs en haleine.
Quelques uns de ses romans :
- Terminus Elicius, La Vie du rail - 2004 (réédition : Belfond, 2016).
- Meurtres pour rédemption, La Vie du rail - 2004 (réédition : Fleuve noir, 2010).
- Les Morsures de l'ombre, Fleuve Noir- 2007
- Chiens de sang, Fleuve Noir - 2008
- Jusqu'à ce que la mort nous unisse , Fleuve Noir- 2009
- Juste une ombre, Fleuve Noir - 2012
- Purgatoire des innocents, Fleuve Noir - 2013
- Post Mortem, 12-21 - 2013
- Satan était un ange, Fleuve Noir - 2014
- De force, Belfond - 2016
- Toutes blessent la dernière tue, Belfond - 2018
- Ce que tu as fait de moi, Belfond - 2019
- Glen Affric, Plon- 2021
- Et chaque fois, mourir un peu - Livre 1 : Blast., Récamier - 2024Mn
Mon avis :
J'ai pris une sacrée claque avec ce roman, on peut dire qu'il m'a remué les tripes !
Bien sûr j'ai connaissances des différentes guerres, des différents massacres et catastrophes à travers le monde, j'en ai suivi de près certains avec récits et documentaires à l'appui.
Mais avec Karine Giebel, j'avais le sentiment de me tenir près du personnage principal et de voir à travers ses yeux, ou plutôt à travers l'écriture de l'auteur.
Elle a réussi à écrire ces passages de l'histoire comme si elle y était, comme si toutes ces images venaient du tréfonds de ses souvenirs. Je connais cette auteure pour l'avoir déjà lu à plusieurs reprises et j'avais déjà constaté cet excès d'empathie mais là, on peut dire qu'elle s'est surpassée.
Dans ce roman, le personnage principal, Gregory, est humanitaire et à travers ses missions, nous revisitons l'histoire humanitaire de 1992 à 2009, en passant par Sarajevo, le Rwanda (génocide), la Tchétchénie, l'Indonésie, la Colombie, la Bosnie-Herzégovine, le Sénégal, la République du Liberia, le Pakistan, la République du Congo, la Bande de Gaza... Et chaque destination est le théâtre d'horreurs de toutes sortes, de morts, de blessures tant morales que physiques...Et surtout la folie, la cruauté et l'horreur dont sont capables les hommes.
Comme il l'est dit dans le résumé, Gregory y trouve un sens dans sa vie, il ne peut pas s'en passer au péril de sa vie, mais aussi de sa situation familiale.
C'est un roman qu'on oubli pas, et qui restera gravé un bon moment dans ma mémoire...

