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vendredi 1 mai 2026

YOU DON'T KNOW ME

             


    YOU DON'T KNOW ME    

   Auteur :    Imran MAHMOOD

Traduit de l'anglais par : Iris le Guinio

Editions :  Mera

Genre : Thriller

Date de parution : 13  mars 2026

380 pages

ISBN :  978-2-487149-35-9

Prix : 19,99 



Quatrième de couverture : 

Et si l’amour vous poussait à franchir toutes les limites ? Quand elle a disparu, il a tout risqué pour la retrouver. Aujourd’hui, il se retrouve accusé de meurtre…

Il n’a pas de nom. Il pourrait être n’importe qui. Accusé de meurtre, il risque la prison à vie. Son avocat veut plaider la stratégie habituelle, mais lui veut qu’on entende sa vérité. Pendant des jours, il raconte son histoire au jury. Il parle d’un système qui ne comprend pas les hommes comme lui. Il parle de ce qu’on est prêt à faire par amour. Il parle de cette ligne floue entre coupable et innocent, entre héros et criminel. Vendeur de voitures, intelligent et sans passé criminel, il mène une vie modeste mais honnête dans un quartier ravagé par la drogue et la violence. Tout bascule lorsque Kira, sa petite amie, disparaît sans laisser de trace. Lorsqu’il découvre qu’elle est retenue prisonnière par un gang, il refuse de rester spectateur. Alors, il s’embarque dans une quête qui le dépasse. Il ment, il trahit, il prend des risques insensés. Et il demande l’aide de Curt, son meilleur ami et membre du gang des Glockz. Mais chaque pas qu’il fait pour sauver Kira l’entraîne un peu plus vers l’enfer…




Honnêtement, ce genre de roman n’est pas vraiment ma cam, mais la rencontre avec Imran Mahmood au festival du livre, ainsi que le concept de l’histoire, m’ont incitée à me lancer dans cette lecture.

Nous suivons un jeune homme noir, vendeur de voitures, vivant dans un quartier défavorisé où l’on côtoie des trafiquants de drogue au pied des immeubles… Un cadre qui pourrait sembler cliché si l’on parlait des États-Unis. Mais ici, nous sommes au Royaume-Uni. Accusé de meurtre, il renvoie son avocat et assure lui-même sa défense…

Voilà le concept dont je parlais plus haut. Il s’agit d’un roman basé sur un monologue unique, dans lequel l’accusé s’adresse directement au jury — et donc au lecteur — plaçant ce dernier dans une position à la fois de juge et de juré.

« J'ai alors commencé à me questionner sur le déroulement d'un procès où les personnes accusées de crimes seraient jugées par des personnes comme elles. Et si cela devait se produire, à quoi ressemblerait le discours d'une telle personne. Même si j'ai parfois été ému par les récits des accusés sur leur vie et par ce qui me semblait être l'inéluctabilité de leur situation, je n'étais pas capable de l'exprimer comme ils l'avaient fait. J'étais confronté à un dilemme : comment émouvoir la cour de la même manière qu'un accusé m'avait ému ? » Imran Mahmood

L’autre facette de ce dispositif, sans doute la plus intéressante, est de donner la parole à l’accusé en lui laissant l’opportunité de se défendre et de s’exprimer à sa manière, et non dans un langage d’avocat dans lequel il ne se reconnaît pas. Qui, de l’avocat ou de l’accusé, est le mieux placé pour défendre une cause ? Se pose alors la question essentielle de la crédibilité du témoignage : la vérité peut-elle passer par des mensonges ?

« Peu de temps après, l’idée d’un roman dans lequel un accusé prononce sa propre plaidoirie finale a germé dans mon esprit. Le véritable avantage était qu’en faisant cela, il pouvait être jugé non seulement par un jury de douze personnes présentes dans le tribunal, mais aussi par un jury de lecteurs. » — Imran Mahmood

L’avocat pénaliste qu’est l’auteur soulève de nombreuses questions sur la construction des dossiers, notamment autour de la notion de « preuve ». Malgré des éléments accablants, l’accusé les démonte un à un avec une certaine aisance, laissant entendre que la justice ne cherche pas toujours la vérité, mais parfois une version cohérente des faits.

«Dans You Don't Know Me, il était important pour moi d'aborder les problèmes réels auxquels font face ceux qui se retrouvent confrontés au système pénal. D'après mon expérience, un nombre disproportionné de jeunes hommes issus de milieux défavorisés et appartenant à des minorités ethniques se retrouvent pris dans les rouages de ce système. Je sais que certains se plaindront des stéréotypes présents dans le livre, mais la vie de gang est malheureusement une réalité vécue par certains jeunes hommes dans certaines régions du pays. Souvent, ceux qui ne bénéficient pas du soutien social généralement apporté par l'école et la famille sont attirés par la culture des gangs dès leur plus jeune âge. Le gang offre à beaucoup d'entre eux un système parallèle d'ordre, de pouvoir, de sécurité et de statut social, là où il y aurait autrement souvent un vide. Une fois qu'on a créé les conditions propices à l'émergence de sous-cultures, et qu'on a exclu toute possibilité de progresser grâce à l'éducation, le gang criminel finit par s'imposer comme un moyen d'atteindre ses objectifs.» Imran Mahmood

Dans ce roman, l’auteur fait converger amour, société et justice dans un climat de tension, de méfiance, mais aussi de loyauté.

J’ai évidemment été curieuse de découvrir l’adaptation en série de You Don't Know Me, et, sans surprise, j’ai préféré la version papier. J’ai trouvé que la série prenait trop de libertés avec le scénario et je n’y ai pas retrouvé la même intensité, malgré de bons acteurs.

https://pasionlivres.blogspot.com




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dimanche 4 janvier 2026

PASSION ANTISEMITE

                                   

     Passion antisémite    

Richard MALKA


Auteur : Richard Malka

Editeur : GRASSET

Genre :  Essai document

Date de Sortie : 03 décembre 2025

Nombre de pages : 144

ISBN : 978-2-24683-083-2

Prix : 17€





Cet essai d’environ 140 pages (pièces du dossier comprises) reprend la plaidoirie de Richard Malka lors du procès de Raphaël Enthoven devant la 17ᵉ chambre du tribunal judiciaire de Paris, à propos d’un tweet visant LFI et la question de l’antisémitisme.

Je lis Richard Malka depuis longtemps, et j’admire ses plaidoiries lorsqu’il défend, avec une force rare, des principes universels comme la liberté d’expression ou le droit au blasphème (Le Droit d’emmerder Dieu, Traité sur l’intolérance). Dans ces textes-là, il s’attaque à des systèmes de pensée plutôt qu’à des camps politiques, et laisse au lecteur l’espace nécessaire pour penser par lui-même.

Ici, j’ai eu le sentiment d’un déplacement. L’avocat ne se contente plus d’exposer un principe : il désigne, accuse et affronte frontalement LFI et Jean-Luc Mélenchon. C’est à cet endroit précis que naît mon inconfort. Je reconnais pleinement l’intelligence, la lucidité et la cohérence de son raisonnement, mais je n’y retrouve pas le Malka arbitre des principes que j’attendais seulement le Malka engagé, acteur d’un combat politique assumé.

Si je suis partagée à la lecture de ce livre, ce n’est pas par indécision, mais par exigence. J’attendais de Malka qu’il élève le débat au-dessus des camps. Or ici, il choisit clairement le sien. Cela n’invalide pas son propos, mais en réduit, à mes yeux, la portée universelle par rapport à ses textes les plus forts.

Il en résulte un sentiment mêlé : une admiration intacte pour l’intelligence de l’auteur, et une réserve face à un texte où l’essayiste l’emporte sur le plaideur. Je ne rejette ni l’auteur ni le livre ; je refuse simplement de renoncer à ma liberté de lectrice, ce qui est, au fond, et peut-être malgré lui, profondément malkaïen.


BABELIO














dimanche 2 février 2025

APRES DIEU

    

      

     Après Dieu     

     Ma nuit au musée     

 


Auteur : Richard Malka

Editeur : Stock

Genre : Roman Littéraire

Date de Sortie : 8 janvier 2025

Nombre de pages : 208

ISBN : 978-2-234-09723-0

Prix : 19€50







   Quatrième de couverture   

Une nuit. Le Panthéon pour enceinte d’un dialogue entre Richard Malka, incroyant bien décidé à rire encore de Dieu, en guerre contre le « respect » nouvellement dû aux religions, et Voltaire, le plus irrévérencieux philosophe des Lumières, défenseur de Calas et du Chevalier de la Barre. Sont-ils d’accord sur tout ? Pas tout à fait. Disciple de Robert Badinter et Georges Kiejman, l’avocat évoque les attentats, les morts, son histoire familiale, sa répulsion envers le prosélytisme et les enfermements communautaires. Surtout, il pose à Voltaire la question qui l’a mené au Panthéon. Par quoi remplacer Dieu ?


  L'Auteur  

Richard Malka est né en 1968. Il est avocat au barreau de Paris et scénariste de bandes dessinées.

Richard Malka est un spécialiste du droit de la presse formé au sein de « l'écurie » de l'avocat Georges Kiejman.

Avocat à 23 ans il est actuellement indépendant.

Il est avocat du journal Charlie Hebdo depuis 1992 et très proche des membres de sa rédaction, des groupes radiophoniques NRJ et Beur FM, de la maison d'édition l'Association, des éditions du cherche midi et de nombreux journalistes (dont Philippe Cohen).

Il est également un des avocats de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream dans les affaires de diffamation reprochées au journaliste Denis Robert.

Proche du milieu depuis longtemps (via Charlie Hebdo ou l'Association) il franchit le pas en scénarisant dessiné par Paul Gillon l'Ordre de Cicéron. Une série remarquée se déroulant dans le milieu des avocats.

Ainsi lancé Malka a lancé une autre série, Section financière, avec Andrea Mutti.

En 2006, il est co-auteur d'un sulfureux succès de librairie, La face karchée de Sarkozy, avec le journaliste Philippe Cohen et le dessinateur Riss.

En 2011, il a repris le scénario des Pieds Nickelés avec Ptiluc et Luz, et a publié une saga de science-fiction avec Juan Giménez.

En 2016, avec Saïd Mahrane (co scénariste) et Riss (dessinateur), il publie "La Face crashée de Marine Le Pen".

En 2018, sort Tyrannie son premier roman.


Source : babelio : https://www.babelio.com/auteur/Richard-Malka/6847


  Quelques œuvres de l'auteur  


Roman

Tyrannie, Grasset, 17/01/2018

Le voleur d'amour,Grasset, 03/02/2021

Essais

La gratuité, c'est le vol, 2015 La fin du droit d'auteur ? Syndicat National de l'Edition, 2015

Eloge d l'irrévérence, Grasset, 27/03/2019

Le droit d'emmerder dieu, Grasset, 22/09/2021

Traité sur l'intolérance, Grasset, 04/01/2023

          Après Dieu, Stock 08/01/2025


...Ainsi que des albums de bandes dessinées



  Mon avis  

C'est indiscutable, Richard Malka est un auteur engagé ! Engagé pour la liberté d'expression, pour la tolérance, pour la laïcité et bien plus encore. Comme il est certain qu'il est encore très profondément marqué par le sort de ses amis du Charlie Hebdo. Une plaie  qui restera ouverte à jamais certainement. Et pour son "plaidoyer", il en appelle à Voltaire...

 Durant une nuit au Panthéon, l'auteur pose de grandes questions existentielles sur notre société et sur notre monde. C'est auprès des plus grands personnages français locataires de ce lieu qu'il cherche les réponses et plus précisément auprès de Voltaire à qui il vous une profonde admiration et à qui il s'adresse tout le long de son œuvre.

Dieu est au centre de ses réflexions. L'auteur met en garde contre les dérives de l'obscurantisme et du fanatisme religieux, tout en appelant à une laïcité respectueuse des croyances de chacun. Il souligne l'importance de la liberté de conscience, tout en insistant sur la nécessité de séparer le religieux du politique.

Quel autre personnage que Voltaire pouvait-il évoquer ? Voltaire, le déiste, qui considérait l'Eglise catholique comme intolérante et d'abus de pouvoir "Ecrasez l'infâme !". Ce même homme qui signe le Traité sur l'intolérance, et plaide pour la coexistence pacifique des religions, qui a défendu la liberté de culte en s'opposant aux persécutions religieuses tout en soulignant la nécessité de respecter les croyances des autres pour garantir une société juste et harmonieuse. N'a t-il pas lui-même défendu ardemment, il y a 250 ans, la liberté d'expression ? 

C'est dans la Laïcité que Richard Malka trouve des réponses et ses idées ne manquent pas d'intérêt bien au contraire. Traiter le mal à la racine, faire complètement disparaître l'obscurantisme, le prendre à son fondement pour ne lui laisser aucune chance : "avoir en horreur le prosélytisme qui corrompt la véritable foi, qui salit et créé le malheur de tous."

J'aurai envie d'y croire, mais cette défense de la laïcité n'est-elle pas elle-même poussée à l'extrême au risque de ne pas prendre en compte toute la complexité des enjeux religieux ? 

 

https://pasionlivres.blogspot.com


      Citations     

"La croyance transforme un mythe en réalité par l'effet de la foi. À partir de là, tout est possible. Certains croyants feront l'effort de douter et de discuter de leur foi. D'autres, nombreux, vraiment nombreux, n'auront pas cette force et pourront aussi bien tenir pour absolument vraies les histoires les plus invraisemblables que pour faux ce qui est scientifiquement établi. Commence alors la déconnexion avec le réel qui les conduira à s'en remettre non pas aux lois des hommes, faites pour la réalité, mais à des commandements fixés par ceux qui partagent leurs hallucinations."

"Invariablement, les athées sont plus nombreux à être opposés à la peine de mort et favorables à l'égalité entre hommes et femmes. Il faut dire que, sur ce dernier point, les textes religieux appelant à la lapidation des femmes adultères ou déviantes sont pléthoriques, la déviance ayant une définition assez extensive. Cette base biblique constitue autant de justifications, conscientes ou pas, des violences conjugales. Ainsi, les religions vouent les femmes adultères à être tuées, brûlées, torturées, empoisonnées. De même peuvent-elles être légitimement battues si elles se montrent indisciplinées selon le verset 34 de la sourate des femmes. L'obligation de se couvrir, afin de ne pas susciter le désir d'hommes relégués au rang de bonobos, ne participe pas davantage à une vision égalitaire des sexes."

"La violence faite aux femmes par la religion est plus systématique qu'aucune autre et pourtant ce n'est pas celle qui est le plus souvent dénoncée, loin de là. Prenons le droit à l'avortement. L'archevêque de Recife, au Brésil, a trouvé le moyen, en 2009, d'excommunier une petite fille de neuf ans violée, tombée enceinte et ayant avorté, de même que sa mère et le personnel médical impliqué... mais pas le violeur. C'est aussi au nom de la religion que des Etats américains reviennent sur ce droit à l'avortement."





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