Stats

Affichage des articles dont le libellé est Philippe Besson. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Philippe Besson. Afficher tous les articles

lundi 23 février 2026

UNE PENSION EN ITALIE

        

     Une pension en Italie    

Philippe BESSON








     Auteur :    Philippe BESSON

Editions : Julliard

Couverture : @ Mathieu Persan

Genre : Littérature française

Date de parution : 8 janvier 2026

240 pages

ISBN :  978-2-260-05678-2

Prix : 21


Lorsque Philippe Besson publie un nouveau roman, je ne me pose aucune question. Inutile de lire le résumé : je l’ouvre, simplement, et je laisse son écriture opérer sa magie.

Dans les années 60, un couple part en vacances en Italie avec ses deux filles, dans une pension de famille. Lui est instituteur, elle travaille aux PTT. Tout semble réuni : la lumière des lieux, la douceur estivale, la joie d’être ensemble. Une parenthèse heureuse. Et pourtant, il suffira d’un regard pour que tout bascule.

Philippe Besson signe ici un roman familial et dramatique, une histoire tissée de secrets et de non-dits, comme il en existe dans tant de familles. Mais il ne s’agit pas de n’importe laquelle : c’est la sienne. Dès lors, le récit prend une dimension plus intime encore. Ce n’est pas seulement une chronique familiale, c’est aussi une tragédie silencieuse et, paradoxalement, une très belle histoire d’amour.

Je n’en dévoilerai pas davantage afin de ne rien trahir de la trame. Il faut simplement garder à l’esprit que l’intrigue se déroule dans les années 60, à une époque où les mœurs restent rigides, où certains sentiments doivent se taire et où les convenances sociales pèsent lourd. Le choix de multiplier les points de vue constitue sans doute l’un des grands atouts du roman : cette polyphonie donne de l’épaisseur aux personnages et permet de saisir toute la complexité des émotions en jeu.

Roman intimiste, il comporte, à mon sens, quelques lenteurs. Mais elles ne sont pas véritablement gênantes ; elles laissent au contraire le temps d’absorber la portée du récit, d’en mesurer la délicatesse et d’apprécier pleinement la sobriété élégante de la plume de l’auteur.

https://pasionlivres.blogspot.com




 




mercredi 8 janvier 2025

VOUS PARLEZ DE MON FILS

  

      

     Vous parlez de mon Fils     

 


Auteur : Philippe Besson

Editeur : Julliard

Genre : Roman

Date de Sortie : 02 janvier 2025

Nombre de pages : 208

ISBN : 978-2-260-05630-0

Prix : 20€






Quatrième de couverture :

« Je vous demande de vous mettre à notre place. Un instant. Rien qu’un instant. Votre enfant vient vous raconter l’humiliation, la persécution, le bannissement. C’est votre fils, votre fille, il a douze ans, elle en a huit ou quatorze. C’est la chair de votre chair, ce que vous avez de plus précieux au monde. C’est l’être que vous devez protéger, défendre, soutenir, aider à grandir. Et il vient vous avouer cela. Vous y êtes ? Vous la devinez, votre stupéfaction ? votre culpabilité ? votre douleur ? votre colère ? Ça vous envahit, pas vrai ? ça vous submerge, ça vous dépasse, ça vous anéantit. Et ça, ce n’est que le début. Que les toutes premières minutes. » 


L'Auteur : 

Philippe Besson, né le 29 janvier 1967 à Barbezieux-Saint-Hilaire (Charente), est un écrivain, dramaturge et scénariste français, anciennement directeur des ressources humaines en entreprise. Il a été également critique littéraire et animateur de télévision.

Il se fait connaître en tant qu'écrivain avec le roman En l'absence des hommes en 2001, qui reçoit plusieurs prix. En 2023, il totalise 23 romans, dont plusieurs ont été adaptés pour le cinéma ou le théâtre, et il a participé à l'écriture du scénario de plusieurs films pour la télévision.

Source wikipedia.org : https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Besson 


Quelques uns de ses romans : 

  • En l'absence des hommes, Julliard, 2001 
  • Son frère, Julliard, 2001
  • L'Arrière-saison, Julliard, 2002
  • Un garçon d'Italie, Julliard, 2003 
  • Les Jours fragiles, Julliard, 2004
  • Un instant d'abandon, Julliard, 2005
  • L'Enfant d'octobre, Grasset, 2006
  • Se résoudre aux adieux, Julliard, 2007
  • Un homme accidentel, Julliard, 2008
  • La Trahison de Thomas Spencer, Julliard, 8 janvier 2009 
  • Retour parmi les hommes, Julliard, 2011
  • Une bonne raison de se tuer, Julliard, 2012
  • De là, on voit la mer, Julliard, 2013 
  • La Maison atlantique, Julliard, 2014 
  • Un tango en bord de mer, Julliard, 2014 
  • Vivre vite, Julliard, 2015
  • Les Passants de Lisbonne, Julliard, 2016
  • Arrête avec tes mensonges, Julliard, 2017 
  • Un personnage de roman, Julliard, 2017
  • Dîner à Montréal, Julliard, 2019 
  • Le Dernier Enfant, Julliard, 2021
  • Paris-Briançon, Julliard, 2022
  • Ceci n'est pas un fait divers, Paris, Julliard, 2023
  • Un soir d'été, Julliard, 2024
  • Vous parlez de mon Fils, Julliard, 2025

Mon avis : 

Une fois n'est pas coutume, Philippe Besson nous fait un récit bouleversant en explorant les conséquence dévastatrices du harcèlement scolaire et du deuil parental, deux sujets très sensibles et durs à la fois. 

Hugo est un adolescent de 14 ans tout ce qu'il y a de plus normal... Sauf que... deux gamins de son âge vont lui trouver une faille et de là, ils n'auront de cesse de le harceler de la pire manière qui soit en tout impunité.

A travers son récit, ses parents tentent de comprendre les tenants et les aboutissants de ce drame, et de donner un sens à l'incompréhensible. Par le récit du père, qui alterne entre le présent, jour de la marche blanche et du deuil, et le passé où on peut comprendre l'incompréhensible, les raisons du geste de Hugo.

Etape par étape, l'histoire fait son chemin, et explore tout les aspects de l'histoire. Les causes et effets du harcèlement, les phases par lesquelles passent les parents de Hugo, les doutes, la colère, l'incompréhension, le sentiment d'injustice et d'impuissance...

L'auteur dénonce par son récit, les mécanisme du harcèlement, l'isolement que ressent la victime, le sentiment d'anéantissement, les réactions des différentes institutions comme le collège ou encore les autorités. Puis arrive le questionnement des parents sur leur responsabilité, la portée de leurs actes et paroles sur leur fils et sur la situation. Le sentiment d'impuissance à protéger leur enfant. Et vient le moment du deuil où colère et incompréhension se mêlent, ou la colère et le ressentiment prennent le dessus et la recherche d'un sens à ce drame. Comment peut-on survivre à son enfant, au vide qu'il laisse...

Dans une écriture sobre et d'une grande sensibilité, Philippe Besson aborde un sujet d'actualité sans tomber dans les clichés ni verser dans le mélodrame. C'est abordé avec intelligence et retenu, avec beaucoup de réflexion et d'humanité.

https://pasionlivres.blogspot.com


Citations : 

Personne ne pourra, en aucun cas, empêcher une mère de vouloir défendre son enfant. Personne. Même si elle le fait maladroitement, même si elle cogne au hasard et rate son coup, comme prise dans les filets d'une immense toile d'araignée. Elle n'a pas d'autre choix que de partir à l'assaut, de foncer, fût-ce tête baissée. On dira ce qu'on voudra, mais moi je crois que c'est la chose la plus naturelle au monde, ça vient du ventre, des tripes, ça ne se contrôle pas, ça ne demande aucune permission, ça ne se réfléchit pas. C'est une nécessité qui ne se discute pas, ne se soupèse pas, qui s'impose. C'est la preuve, involontaire mais éclatante, de l'amour pour son enfant.



Esteban sera là, tout à l'heure, il n'a pas eu besoin de me prévenir, il sera au milieu des autres, il avancera au rythme de la foule, quand elle s'immobilisera il croisera les bras, se mordra l'intérieur des joues, c'est un sensible, même s'il refuserait ce qualificatif, et quand je me retournerai je l'apercevrai, il hochera la tête dans ma direction avec un pauvre sourire, je lui rendrai le même sourire, on aura les larmes aux yeux, on baissera la tête au même moment pour ne pas pleurer, ça s'appelle l'amitié, ça n'a pas besoin de mots, de déclarations.



mardi 16 janvier 2024

CECI N'EST PAS UN FAIT DIVERS

      Auteur :   Nadia Hashimi

Editions : Julliard

Genre : Littérature

Illustration de la couverture : Kyung-Salaün

Date de parution : 05 janvier 2023

208 pages

ISBN :  978-2-26005-537-2

Prix : 20€ (8€ en Poche)



  Ceci n'est pas un fait divers  







Quatrième de couverture :

Ils sont frères et sœur. Quand l'histoire commence, ils ont dix-neuf et treize ans.
Cette histoire tient en quelques mots, ceux que la cadette, témoin malgré elle, prononce en tremblant : "Papa vient de tuer maman."
Passé la sidération, ces enfants brisés vont devoir se débrouiller avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et remonter le cours du temps pour tenter de comprendre la redoutable mécanique qui a construit à cet acte.
Avec pudeur et sobriété, ce roman, inspiré de faits réels, raconte, au-delà d'un sujet de société, le long combat de deux victimes invisibles pour réapprendre à vivre.


L'Auteur : 

Philippe Besson, né le 29 janvier 1967 à Barbezieux-Saint-Hilaire (Charente), est un écrivain, dramaturge et scénariste français, anciennement directeur des ressources humaines en entreprise. Il a été également critique littéraire et animateur de télévision.

Il se fait connaître en tant qu'écrivain avec le roman En l'absence des hommes en 2001, qui reçoit plusieurs prix. En 2023, il totalise 23 romans, dont plusieurs ont été adaptés pour le cinéma ou le théâtre, et il a participé à l'écriture du scénario de plusieurs films pour la télévision.

Source : wikipedia.org : https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Besson 


Quelques uns de ses romans : 

  • En l'absence des hommes, Julliard, 2001 
  • Son frère, Julliard, 2001
  • L'Arrière-saison, Julliard, 2002
  • Un garçon d'Italie, Julliard, 2003 
  • Les Jours fragiles, Julliard, 2004
  • Un instant d'abandon, Julliard, 2005
  • L'Enfant d'octobre, Grasset, 2006
  • Se résoudre aux adieux, Julliard, 2007
  • Un homme accidentel, Julliard, 2008
  • La Trahison de Thomas Spencer, Julliard, 8 janvier 2009 
  • Retour parmi les hommes, Julliard, 2011
  • Une bonne raison de se tuer, Julliard, 2012
  • De là, on voit la mer, Julliard, 2013 
  • La Maison atlantique, Julliard, 2014 
  • Un tango en bord de mer, Julliard, 2014 
  • Vivre vite, Julliard, 2015
  • Les Passants de Lisbonne, Julliard, 2016
  • Arrête avec tes mensonges, Julliard, 2017 
  • Un personnage de roman, Julliard, 2017
  • Dîner à Montréal, Julliard, 2019 
  • Le Dernier Enfant, Julliard, 2021
  • Paris-Briançon, Julliard, 2022
  • Ceci n'est pas un fait divers, Paris, Julliard, 2023
  • Un soir d'été, Julliard, 2024

Mon avis : 

Ma seule lecture de Philippe Besson se limitait à Le Dernier Enfant, que je n'avais que moyennement apprécié, dont rien ne présageait à ce que je le relise. Sauf, peut-être, les avis qui m'ont donné envie de l'acheter et l'avis en particulier de ma fille qui me l'avait piqué.

Que dire ! Si ce n'est que ce roman m'a estomaqué !

Ceci n'est pas un fait divers non ! Ce roman remet des mots sur des douleurs, sur des sentiments qu'on culpabilise de ressentir, c'est donner un contexte à une histoire que l'on relègue à un simple fait divers. Il permet de voir de l'intérieur avec toute l'empathie qu'un dramaturge, un scénariste est capable de mettre dans son roman en redonnant de la visibilité à deux victimes. 

Tout y est ! L'attitude des gens, des curieux, de ceux qui ne veulent pas voir, de ceux qui ont vu mais qui n'ont pas osé ou qui ne se sentaient pas concernés, de ceux qui s'écartent de peur d'être concernés... Et puis viennent les questions, celles du grand frère, beaucoup celles du grand frère, les questions qui culpabilisent, celles qui blessent, celles qui font peur. 

Les sempiternelles questions sur les violences conjugales : L'a-t-elle provoqué ? Le méritait elle ? Pourquoi serait elle restée si elle subissait des violences ? La violence morale compte-t-elle ? Les mots sont ils aussi forts que les coups ? Bref des questions qui n'ont même pas lieux d'être au final mais qui reviennent sans cesse à force de jugements déplacés.

Ce roman m'a remué oui ! 

https://pasionlivres.blogspot.com


Citations : 

Sur le couvercle, nous avons découvert une plaque mentionnant son nom, son prénom, l'année de sa naissance, celle de sa mort. Comme si on pouvait résumer les gens à ça, deux mots, deux nombres. Comme si ça pouvait contenir les rires, les espoirs, les étreintes, les danses, les désillusions et les peurs.

Nous ne devions pas juger seulement un fait divers, mais un fait social. Nous ne devions pas parler d'une dispute conjugale qui aurait mal tourné, mais bien de l'aboutissement d'un continuum de violence et de terreur. Nous ne devions pas parler d'un meurtre, mais de la volonté d'un homme d'affirmer son pouvoir, d'asseoir sa domination. Et de l'aveuglement de la société. Et de la peur de la nommer.

Depuis, j'ai appris qu'il faut plonger dans les profondeurs pour comprendre ce qui se passe à la surface. J'ai compris aussi que l'invisible est plus parlant que le visible. Et que des bribes ne deviennent des indices que si on les relie à quelque chose d'autre, ou entre elles.

La réalité, c'est qu'on cherche rarement à savoir qui étaient nos parents avant qu'ils ne deviennent nos parents. On dispose d'informations, bien sûr. On connaît approximativement leur parcours, on sait ce que faisaient leurs propres parents puisqu'on les fréquente en général, on possède des repères, des balises, mais souvent on n'a pas cherché à en apprendre davantage, comme si ça ne nous regardait pas, comme si ça leur appartenait à eux seulement, ou comme si ça ne nous intéressait pas, le passé des autres c'est tellement ennuyeux quand soi-même on est dans l'âge tendre ou l'âge bête.










BABELIO

Mon profil sur Babelio.com