Orphelines
Franck Bouysse
Auteur : Franck Bouysse
Editions : J'ai lu
Genre : Roman policier / Thriller
Date de parution : (j'ai lu) 03-03-2021
224 pages
ISBN : 978-2-290-21948-5
Prix : 7,90 €
Auteur : Franck Bouysse
Editions : J'ai lu
Genre : Roman policier / Thriller
Date de parution : (j'ai lu) 03-03-2021
224 pages
ISBN : 978-2-290-21948-5
Prix : 7,90 €
Auteur : Samuel SUTRA
Editions : Alter Real site Alter Real
Genre : Roman policier / polar
Date de parution : 22 août 2025
246 pages
ISBN : 978-2-38-575466-2
Prix : 17 € 90
(...)
- Pas un suicide ?
Le légiste finit par déposer ses notes sur le museau de Bodoni et vira ses lunettes pour planter des yeux glacés dans ceux du divisionnaire.
- C'est une obsession chez vous, le suicide ! Je veux bien que, parfois, la personne qui veut en finir dose mal, ou que la procédure lui échappe un peu, mais ce type s'est fait défoncer le front ! Il aurait fait comment ?
- Le rapport de police mentionne une chute...
- Ah, ben tout s'éclaire. Oui, il est tombé, mais comme il n'est pas mort sur le coup, ça a dû le contrarier, alors il s'est relevé et est retombé une dizaine de fois pour bien se finir. Je corrige mon rapport ?
(...)
Les six plombs furent tirés sans aucun tremblement, avec une précision étonnante et une assurance dans le geste qui trahissait une parfaite maîtrise de soi dont savait faire montre l'éminent divisionnaire.
Les pipes étaient toutes intactes et continuaient à tournoyer autour de leur disque. En revanche, deux peluches perdirent un oeil, la jeune fille esquiva de peu un tir en se jetant au sol, et un poisson rouge fut abattu de deux plombs dans la tête. Il flottait le ventre en l'air dans son pochon de plastique qui pissa l'eau jusqu'à se vider entièrement.
- Vous savez, quinze heures de perquisition ça vous fatigue un homme, monsieur le procureur.
- Quand on ne sait plus écrire son nom, commissaire, on n'est pas fatigué ! On est bombardé et on a sa carte VIP aux alcooliques anonymes. Réunions qui n'ont rien d'anonyme, puisque tous vos hommes s'y connaissent et s'y tapent dans le dos.
(...) Mais à Auzat, comme dans tous les villages de France, les rumeurs vous faisaient le tour du pays tandis que la vérité n'en n'était qu'à mettre ses chaussures.
Auteur : Mathilde Beaussault
Editions : Seuil www.seuil.com
Genre : Roman policier / Roman littéraire
Date de parution : 06 mars 2026
336 pages
ISBN : 978-2-02-160230-2
Prix : 19 € 90
Quand on arrive aux urgences avec un petit vieux, il vaut mieux qu'il soit mort ou sur le point de mourir. Sinon ça gueule "où voulez-vous qu'on le mette ?" C'est simple, il n'y a plus d'endroit où mettre les vieux dans notre société.p 30
(...) Il faut toujours que ce soit la mère qui soit désignée coupable quand on ne sait rien. Et si c'et elle, on pourrait peut-être se demander comment c'est possible de se retrouver, toute seule, en plein centre-ville, un samedi matin, au XXIè siècle, en France, à accoucher puis à balancer le fruit de ses entrailles dans un bac à ordures sur un boulevard ? On croit toujours que les mères sont des louves qui sortent les griffes quand on approche de leur progéniture, qu'elles se font téter la mamelle sans problème et qu'elles lèchent leurs petites qu'elles reconnaissent tout de suite. Foutaises ! J'inviterais bien les flics à faire un tour dans le service pendant 24 heures, L'instinct maternel, c'est des conneries. Quand ça fonctionne, c'est merveilleux. Mais c'est pas toujours gagné. Y en a plus d'une à laisser le môme dans le berceau en le regardant comme si c'était un extraterrestre. Ca prend du temps parfois d'aimer ce qu'on ne connaît pas. Il faut les aider. C'est tout. Si on fabriquait des parents au même rythme que des enfants, il y aurait nettement moins d'emmerdes sur Terre. Je ne dis pas que les mères sont toures prêtes à balancer leur môme dans une poubelle, évidemment, je me dis juste qu'il faut essayer de se taire avant de se mettre à huiler la clé de prison qui les enfermera.
p 89
(...) J'ai mis presque quarante ans à pouvoir raconter ça. Tu te rends compte ? (Elle pose une main froide sur la cuisse de sa petite-fille.) Prends ton temps, Monroe. Tu raconteras ton histoire, toi aussi, un jour. Quand tu pourras. Tu as les mêmes yeux que moi. Mais tu es trop jeune pour avoir des paupières aussi lourdes. Alors il faudra raconter ton histoire pour y voir plus clair. Ça fait du bien. Faudra juste pas mettre autant de temps que moi.
p 139
La chambre 102 est occupée par une prof qui croit avoir un bout de cerveau dans chaque nichon. Résultat des courses, elle intellectualise chaque tétée comme si elle avait pondu non pas un affamé de 3 kilos mais une thèse pour défier Freud.
p 169
— Faut pas te laisser faire ! Je suis sûre que sa mère lui a même pas cisaillé la teub quand il pissait au lit. Il a pas d'excuses. Le mec doit se mirer dans sa pisse tellement il s'aime. Il pense que sa merde pourrait se vendre au marché noir ou quoi ? (Louvier est prostrée et c'est étrange de la voir mutique avec un visage sur lequel ruissellent les paroles de Samantha.) J'ai une pote, son mec, il la frappait. Elle s'est cassée sans laisser de post-it. Faut pas rester avec ce genre de type. Tu peux avoir tout le pognon du monde, si t'as pas le respect, c'est comme si t'étais assise sur des lingots d'or mais qu'on te les bourrait de force dans le cul.
p 209
(...) T'es enceinte, tu crois que c'est la fin du monde. Mais tu vas de toute façon tout torcher toute seule, toi aussi. Tu fais juste semblant de pas le savoir encore. Lui, il prendra la pose sur les photos que tu accrocheras en cascade le long de ton escalier en chêne massif, comme dans les séries américaines. Jérémy, il fout rien mais il est gentil avec moi et il aime ses gosses. J'attends pas qu'il mouille la serpillière. Il pourrait vivre dans une auge que ça le dérangerait pas. Mais au moins, quand il me passe une main dans les cheveux, il tire pas sur les nœuds. Il dit pardon s'il croit qu'il m'a fait mal. T'as enquillé les études et moi les bières mais c'est moi qui vois clair.
p 211
(...) On s'arrête à un feu rouge. La pluie chassée siffle sur le pare-brise. Une famille traverse devant les phares. Le gamin saute dans une flaque et sa mère râle, le père s'en fout, il a le nez dans le portable. Je leur dirais bien de profiter, de batifoler dans la flotte avec leur gosse, qu'il y aura que les chaussettes à changer. Qu'il n'y a que les souvenirs des petits moments, qui restent à la toute fin. Comme l'odeur de leurs cheveux qu'on renifle au réveil. Comme leurs grands yeux quand ils vous cherchent parce qu'ils croient vous avoir perdu dans la rue. Mais le feu passe au vert. Il faut avancer.p 305
Auteur : Bruno CARPENTIER
Editions : MELMAC
Genre : Roman policier / Sorcellerie
Date de parution : 24 août 2023
368 pages
ISBN : 978-24-927-5938-3
Prix : 12€50
Tout d’abord, un grand merci à Babelio et à Nicolas pour la Masse Critique, qui m’a permis de découvrir ce roman, véritable belle surprise. Merci également aux éditions Melmac.
C’est le premier roman de Bruno Carpentier que je lis, et ce n’est sans aucun doute pas le dernier…
L’histoire est construite autour de la commandante de gendarmerie Ana Boyer, en Provence, près de Marseille. Tout commence par la découverte du corps nu, torturé et mutilé d’une femme dans un charnier datant de deux mille ans. Ana entame alors un retour aux sources, épaulée par le lieutenant Zidane, futur père. L’enquête la mènera dans le milieu de la sorcellerie et la renverra à son propre passé.
L’intrigue se construit autour de croyances anciennes, de rituels, de transmission de pouvoirs et de la famille au féminin, mêlant notre époque à un temps ancestral où la sorcellerie était passible de mort…
Outre le sujet que j’affectionne, ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est le travail abouti de l’auteur, qui rend l’ensemble parfaitement crédible. Il y a d’abord tout ce qui touche à la gendarmerie : le respect des procédures, le déroulement et la progression de l’enquête.
Ensuite, l’auteur nous transporte littéralement dans le mystique, et ce sans difficulté, car là aussi, tout est solidement documenté, au point que l’histoire pourrait convaincre les plus sceptiques. Des rites celtiques aux images symboliques laissées par des scènes décrites avec précision.
_ Et on peut effacer une langue comme ça ?
_ Mais... nous venons de le voir, mon lieutenant. Les Romains s'emparent de toute la région méridionale de la Gaule, la Provincia romana, autrement dit, ici. Ils importent leurs élites, créent des écoles, accordent des privilèges à ceux qui parlent leur langue et obligent les autres à la pratiquer dans les actes administratifs et commerciaux.
_ Exact, commandante. Car malheureusement pour eux, les Celtes privilégiaient la tradition orale. Ils considéraient l'écriture comme une chose morte, en ce sens qu'elle fige pour l'éternité ce qu'elle exprime. Elle ne permet pas de se tromper, de pouvoir changer d'avis, surtout quand on grave dans la pierre. L'imprimerie n'existe pas encore en Europe, et encore moins le papier. Si la langue celte avait été fixée par une littérature, cette pénétration du latin n'aurait pas été si décisive. Le corona-latin, au prix d'une compétition faussée, l'a emporté sur le gaulois, car ce dernier n'avait pas de vaccin pour se défendre...
p. 148
Bruno Carpentier propose également une introspection psychologique tout aussi convaincante, car rigoureusement construite. Le profil des suspects, ainsi que le rapport de la population locale aux rites ancestraux, sont particulièrement bien développés.
Enfin, la féminité occupe une place centrale dans ce roman : à travers la commandante, bien sûr, mais aussi dans les figures de « sorcières » et dans ce savoir ancien, presque matriarcal.
Pour conclure, l’écriture de Bruno Carpentier est efficace et réaliste, avec un ancrage très concret qui donne au mystique une véritable consistance. Un excellent roman qui m’a complètement embarquée.
https://pasionlivres.blogspot.com

Auteur : Jérôme LOUBRY
Editions : Calmann Levy
Genre : Thriller
Date de parution : 2 janvier 2026
486 pages
ISBN : 978-2-7021-9075-3
Prix : 21€90
Le Garçon éternel est un thriller psychologique construit comme une mécanique de la mémoire, où le traumatisme occupe une place centrale.
Le policier municipal d’un petit patelin est tiré de son sommeil par deux garnements apeurés. Lors d’une visite d’urbex dans une ancienne scierie désaffectée, un corps est en train de se décomposer… Manon et Salim seront les deux inspecteurs chargés de l’enquête.
Parallèlement, Cédric, journaliste de la sphère web, est sollicité pour écrire la biographie d’un riche industriel qui lui confie avoir commis un meurtre dans le passé…
Trois fils narratifs s’enchevêtrent tout au long du roman. Un tiers nous plonge dans l’après-guerre, au début des années cinquante, une période difficile et incertaine. Le deuxième plan se déroule durant les trois semaines précédant la macabre découverte dans la scierie. Quant au troisième, il se consacre à l’enquête menée par les inspecteurs et amis Salim et Manon.
À cela s’ajoutent, plus rarement, les pensées du tueur : des fragments glaçants qui surgissent sans prévenir, comme des éclats de verre dans le récit.
Je dois dire que, même si j’ai senti le vent venir, j’ai apprécié la structure de ce roman. Cette répartition temporelle permet au lecteur à la fois de souffler entre les chapitres et de maintenir une attention constante.
Le passé est documenté sans jamais être pesant, toujours au service de l’immersion. Chaque détail agit comme une brique narrative appelée à prendre son sens plus tard. Le lecteur est happé par cette époque, comme par un souvenir qui ne lui appartient pas mais qui insiste pour être revécu.
Jérôme Loubry privilégie la tension psychologique à l’action. L’angoisse naît de la confusion qu’il instille volontairement dans ces allers-retours entre présent et passé — ce passé, véritable moteur du crime — mais aussi du décor et du climat oppressant qu’il fait régner tout au long du roman.
https://pasionlivres.blogspot.com
Auteur : Cyril Carrère
Editeur : Denoël Sueurs froides
Genre : Roman Policier
Date de Sortie : 21 février 2024
Nombre de pages : 320
ISBN : 978-2-207-17949-9
Prix : 20 € 90
Tokyo,
Un incendie criminel ravage le cœur de l'un des plus grands quartiers d'affaires au monde.
L'enquête est confiée à Hayato Ishida, flic prodigue mais solitaire qui tente de se reconstruire en marge de la Crim. Il est rejoint par Noémie Legrand, Franco-Japonaise décidée à briser les chaînes d'un quotidien frustrant.
Sur leur chemin, un couple d'étudiants dans le besoin, à la merci d'une communauté où solidarité rime avec danger.
Et, tapi dans l'ombre, celui qui se fait appeler Isanagi, bien décidé à mettre son plan destructeur à exécution.
Avec un art consommé du suspense et uns construction d'orfèvre, Cyril Carrère tisse une intrigue captivante dans un Japon sombre et contemporain.
Cyril Carrère est un écrivain et scénariste français.
Pharmacologue de formation, il a travaillé dans l'industrie pharmaceutique pendant 7 ans, avant de devenir chef de projet de développement d'applications dans le secteur scientifique et auto-entrepreneur.
Passionné de littérature, de culture et de voyages, il est l'auteur du "Glas de l'innocence" (2018) dont l'intrigue se déroule au Japon et du très remarqué "Grand froid" (2020), inspiré de faits réels, finaliste prix VSD-RTL.
Il s’est imposé dès ses premiers romans comme un expert en rebondissements littéraires.
Et c’est effectivement au voyage que nous invite son troisième roman, "Le quatrième rassemblement" (Cosmopolis, 2020).
"Erin" (2021), le préquel du "Quatrième rassemblement", paraît quant à lui sous forme de nouvelle en mai 2021.
Cyril Carrère partage sa vie entre la France et le Japon, où il vit depuis 2018.
La Colère d'Izanagi, Denoël, 2024
Avant de sombrer, Denoël, 2023
Le Quatrième Rassemblement, Chambre Noire, 2022
Manifesto, Ska, 2022
Erin, Auto-édition, 2021
Grand Froid, La Mécanique Générale, 2018
Le Glas de l'innocence, 2017
Nous sommes au Japon, à Tokyo, la Velvet Tower est en feu, un incendie criminel de l'un des plus importants quartiers d'affaires, occasionnant de nombreuses victimes, dont un homme qui sera retrouvé assis à son bureau...
C'est Hayato Ishida qui sera en charge de l'affaire, il est probablement l'un des meilleurs flics du pays, mais son caractère difficile en font un homme très solitaire. Avec cette affaire, il inaugure une nouvelle section anti criminelle, et il sera assisté de Noémie Legrand, une jeune lieutenant pleine de ressources et à la carrière prometteuse.
Parallèlement, Suzuka et Kenta, un jeune couple d'étudiant à la fac de l'art, victimes collatérales d'un incendie qui leur prive de leur travail, se retrouvent au centre d'une intrigue...
Enfin il y a Isanagi ! A la base, Isanagi est une divinité du Shintoïsme dans la mythologie japonaise, il est le créateur du monde et du Japon... mais représente aussi le feu et les enfers...
Et tout ce petit monde va faire partie d'une combinaison de la mythologie japonaise et de l'intrigue contemporaine, créant ainsi une histoire unique et immersive. Cyril Carrère utilise un style d'écriture fluide et descriptif, avec une attention particulière aux détails et aux atmosphères, dans un langage souvent évocateur, avec des descriptions qui immergent le lecteur dans l'univers du roman.
Par ce style, l'auteur veut également casser une vision souvent erronée du Japon, lui donner un portrait plus réaliste.
Arrivée à une partie du dénouement j'ai fait "whaouuuuu ! Grandiose !!! Je ne m'y attendais pas à celle-là" et ça c'est plutôt un bon signe que ce roman est une petite pépite ! C'est même une très bonne surprise que je classerai dans mes meilleures lectures de cette année !!
https://pasionlivres.blogspot.com/
"Je suis venu à l'écriture en tant qu'écrivain. Mon premier roman, "Le Samouraï qui pleure", a été publié en 2000 aux éditions Pygmalion. D'autres livres ont suivi, et je me voyais très bien poursuivre dans cette voie car la littérature a toujours été la grande passion de ma vie. Une vie passée à lire et à écrire, ça m’allait très bien. À aucun moment, contrairement à certains confrères qui ont commencé par écrire des livres dans l’espoir d’écrire un jour des scénarios, je n’ai rêvé d’écrire pour la télé ou le cinéma. Je ne fantasmais pas sur l’image. Voir les films des autres me suffisait amplement. Et puis un jour, le directeur de la fiction de TF1 a contacté mon éditeur. Il venait de lire un de mes romans, « Le baiser de Jason », il avait aimé et souhaitait me rencontrer. Voilà comment un beau matin de février 2006 j’ai atterri dans la fameuse tour de TF1, quai du Point du Jour. Au terme de notre entretien, le directeur de la fiction m’a parlé d’un scénario qu’il trouvait mauvais. Il m’a demandé d’en réécrire quelques séquences, sans me donner la moindre indication ni le moindre conseil. Il m’a dit : « Soit tu sais faire et on traite ensemble, soit tu ne sais pas et on en reste là ». J’ai réécrit une quinzaine de séquences, je lui ai renvoyé le script. Le lendemain soir, il m’a appelé chez moi et m’a dit qu’il était satisfait de mon travail, qu’on allait pouvoir faire affaire ensemble. C’était le scénario de « La taupe », que j’ai fini par réécrire de A à Z. Voilà comment ma carrière de scénariste a commencé, sans que je le cherche vraiment. Les hasards et les rencontres de la vie vous conduisent parfois là où vous ne seriez jamais allé de votre propre chef. Et l'aventure continue de belle manière puisque la série "Cherif", que j'ai co-créée, est un franc succès sur France 2."Les personnages amérindiens sont plutôt plus présent dans les ouvrages (films, séries ou livres) américains, qu'est ce qui vous a donné envie de créer ce personnage "Sage" ? N'aviez-vous pas peur que ça ne fasse moins crédible ?
"J’ai toujours été attiré et fasciné par les Indiens d’Amérique. Choqué par la façon dont on les a dépossédés de leurs terres. Attristé par ce qu’ils sont devenus aujourd’hui, dans les réserves. Beaucoup sont au chômage et ont sombré dans l’alcool. Je voulais parler d’eux, leur rendre hommage, d’une façon ou d’une autre. Sage Gardella, le héros de mon roman « Des pas sous la cendre », policier français d’origine indienne, est né de cette envie, il est venu si naturellement que je ne me suis pas posé la question de savoir s’il aurait sa place ou pas dans un roman policier écrit par un auteur français. J’avais la certitude de tenir un personnage profond, touchant, singulier, je savais comment le faire vivre et évoluer au sein de l’intrigue que j’avais bâtie. D’une manière générale, si l’écrivain maîtrise bien son histoire et ses personnages, tout est possible, il peut rendre vraisemblable ce qui est a priori invraisemblable. Un peu comme un magicien. Si le tour est bien exécuté, le public marche à coup sûr."Au vue de vos dédicaces, la famille est très présente pour vous, vous êtes bien entouré, est-ce un élément essentiel dans votre carrière ?
"La famille est le ciment de l’existence. Sans elle, nous ne sommes rien, nous ne pouvons pas nous construire, apprendre, progresser. La famille nourrit l’artiste, l’inspire, le porte, l’amène à se transcender."Des projets officiels, ou des projet mais Chhhht ?
"Concernant mes projets, j’en ai plusieurs en cours, côté audiovisuel et côté édition. Mon prochain roman est bientôt terminé, et je peux vous dire que j’y ai mis mon cœur et mes tripes. Je suis tombé amoureux de cette histoire, et j’espère que les lecteurs l’aimeront autant que je l’aime. Ce livre est différent des autres car je déteste l’idée de me répéter, de stagner, ça m’angoisse."