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dimanche 2 février 2025

APRES DIEU

    

      

     Après Dieu     

     Ma nuit au musée     

 


Auteur : Richard Malka

Editeur : Stock

Genre : Roman Littéraire

Date de Sortie : 8 janvier 2025

Nombre de pages : 208

ISBN : 978-2-234-09723-0

Prix : 19€50







   Quatrième de couverture   

Une nuit. Le Panthéon pour enceinte d’un dialogue entre Richard Malka, incroyant bien décidé à rire encore de Dieu, en guerre contre le « respect » nouvellement dû aux religions, et Voltaire, le plus irrévérencieux philosophe des Lumières, défenseur de Calas et du Chevalier de la Barre. Sont-ils d’accord sur tout ? Pas tout à fait. Disciple de Robert Badinter et Georges Kiejman, l’avocat évoque les attentats, les morts, son histoire familiale, sa répulsion envers le prosélytisme et les enfermements communautaires. Surtout, il pose à Voltaire la question qui l’a mené au Panthéon. Par quoi remplacer Dieu ?


  L'Auteur  

Richard Malka est né en 1968. Il est avocat au barreau de Paris et scénariste de bandes dessinées.

Richard Malka est un spécialiste du droit de la presse formé au sein de « l'écurie » de l'avocat Georges Kiejman.

Avocat à 23 ans il est actuellement indépendant.

Il est avocat du journal Charlie Hebdo depuis 1992 et très proche des membres de sa rédaction, des groupes radiophoniques NRJ et Beur FM, de la maison d'édition l'Association, des éditions du cherche midi et de nombreux journalistes (dont Philippe Cohen).

Il est également un des avocats de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream dans les affaires de diffamation reprochées au journaliste Denis Robert.

Proche du milieu depuis longtemps (via Charlie Hebdo ou l'Association) il franchit le pas en scénarisant dessiné par Paul Gillon l'Ordre de Cicéron. Une série remarquée se déroulant dans le milieu des avocats.

Ainsi lancé Malka a lancé une autre série, Section financière, avec Andrea Mutti.

En 2006, il est co-auteur d'un sulfureux succès de librairie, La face karchée de Sarkozy, avec le journaliste Philippe Cohen et le dessinateur Riss.

En 2011, il a repris le scénario des Pieds Nickelés avec Ptiluc et Luz, et a publié une saga de science-fiction avec Juan Giménez.

En 2016, avec Saïd Mahrane (co scénariste) et Riss (dessinateur), il publie "La Face crashée de Marine Le Pen".

En 2018, sort Tyrannie son premier roman.


Source : babelio : https://www.babelio.com/auteur/Richard-Malka/6847


  Quelques œuvres de l'auteur  


Roman

Tyrannie, Grasset, 17/01/2018

Le voleur d'amour,Grasset, 03/02/2021

Essais

La gratuité, c'est le vol, 2015 La fin du droit d'auteur ? Syndicat National de l'Edition, 2015

Eloge d l'irrévérence, Grasset, 27/03/2019

Le droit d'emmerder dieu, Grasset, 22/09/2021

Traité sur l'intolérance, Grasset, 04/01/2023

          Après Dieu, Stock 08/01/2025


...Ainsi que des albums de bandes dessinées



  Mon avis  

C'est indiscutable, Richard Malka est un auteur engagé ! Engagé pour la liberté d'expression, pour la tolérance, pour la laïcité et bien plus encore. Comme il est certain qu'il est encore très profondément marqué par le sort de ses amis du Charlie Hebdo. Une plaie  qui restera ouverte à jamais certainement. Et pour son "plaidoyer", il en appelle à Voltaire...

 Durant une nuit au Panthéon, l'auteur pose de grandes questions existentielles sur notre société et sur notre monde. C'est auprès des plus grands personnages français locataires de ce lieu qu'il cherche les réponses et plus précisément auprès de Voltaire à qui il vous une profonde admiration et à qui il s'adresse tout le long de son œuvre.

Dieu est au centre de ses réflexions. L'auteur met en garde contre les dérives de l'obscurantisme et du fanatisme religieux, tout en appelant à une laïcité respectueuse des croyances de chacun. Il souligne l'importance de la liberté de conscience, tout en insistant sur la nécessité de séparer le religieux du politique.

Quel autre personnage que Voltaire pouvait-il évoquer ? Voltaire, le déiste, qui considérait l'Eglise catholique comme intolérante et d'abus de pouvoir "Ecrasez l'infâme !". Ce même homme qui signe le Traité sur l'intolérance, et plaide pour la coexistence pacifique des religions, qui a défendu la liberté de culte en s'opposant aux persécutions religieuses tout en soulignant la nécessité de respecter les croyances des autres pour garantir une société juste et harmonieuse. N'a t-il pas lui-même défendu ardemment, il y a 250 ans, la liberté d'expression ? 

C'est dans la Laïcité que Richard Malka trouve des réponses et ses idées ne manquent pas d'intérêt bien au contraire. Traiter le mal à la racine, faire complètement disparaître l'obscurantisme, le prendre à son fondement pour ne lui laisser aucune chance : "avoir en horreur le prosélytisme qui corrompt la véritable foi, qui salit et créé le malheur de tous."

J'aurai envie d'y croire, mais cette défense de la laïcité n'est-elle pas elle-même poussée à l'extrême au risque de ne pas prendre en compte toute la complexité des enjeux religieux ? 

 

https://pasionlivres.blogspot.com


      Citations     

"La croyance transforme un mythe en réalité par l'effet de la foi. À partir de là, tout est possible. Certains croyants feront l'effort de douter et de discuter de leur foi. D'autres, nombreux, vraiment nombreux, n'auront pas cette force et pourront aussi bien tenir pour absolument vraies les histoires les plus invraisemblables que pour faux ce qui est scientifiquement établi. Commence alors la déconnexion avec le réel qui les conduira à s'en remettre non pas aux lois des hommes, faites pour la réalité, mais à des commandements fixés par ceux qui partagent leurs hallucinations."

"Invariablement, les athées sont plus nombreux à être opposés à la peine de mort et favorables à l'égalité entre hommes et femmes. Il faut dire que, sur ce dernier point, les textes religieux appelant à la lapidation des femmes adultères ou déviantes sont pléthoriques, la déviance ayant une définition assez extensive. Cette base biblique constitue autant de justifications, conscientes ou pas, des violences conjugales. Ainsi, les religions vouent les femmes adultères à être tuées, brûlées, torturées, empoisonnées. De même peuvent-elles être légitimement battues si elles se montrent indisciplinées selon le verset 34 de la sourate des femmes. L'obligation de se couvrir, afin de ne pas susciter le désir d'hommes relégués au rang de bonobos, ne participe pas davantage à une vision égalitaire des sexes."

"La violence faite aux femmes par la religion est plus systématique qu'aucune autre et pourtant ce n'est pas celle qui est le plus souvent dénoncée, loin de là. Prenons le droit à l'avortement. L'archevêque de Recife, au Brésil, a trouvé le moyen, en 2009, d'excommunier une petite fille de neuf ans violée, tombée enceinte et ayant avorté, de même que sa mère et le personnel médical impliqué... mais pas le violeur. C'est aussi au nom de la religion que des Etats américains reviennent sur ce droit à l'avortement."





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