Lisbonne. Un scientifique est retrouvé mort, flottant dans les bassin aux orques de l'Oceanario. Tout accuse Maria Flor, la femme de Tomas Noronha, qui travaillait sur un projet secret avec ce grand spécialiste de l'intelligence animale.
Pour prouver l'innocence de sa femme, le célèbre cryptologue va devoir découvrir le véritable auteur du crime, il se trouve alors confronté aux intérêts d'une ancienne confrérie surgie du passé et à l'un des plus mystérieux secrets de la nature : l'intelligence, les émotions, la conscience des animaux.
Que cherche-t-on à cacher à tout prix ? Quelle est la relation entre ce meurtre et le génocide perpétré par les êtres humains contre la vie sur la planète ? Qui sont les véritables bêtes. Les animaux ou les hommes ?
L'Auteur :
José António Afonso Rodrigues dos Santos (J.R. dos Santos) est un journaliste, essayiste et romancier.
Fils d'un médecin, alors qu'il est encore bébé, sa famille déménage vers Tete, où il vivra jusqu'à l'âge de neuf ans. À la suite de la séparation de ses parents, il part vivre à Lisbonne avec sa mère, en 1974, mais les difficultés financières de cette dernière l'obligent à repartir vivre avec son père à Penafiel, au nord du Portugal. Son père s'adaptant difficilement au Portugal, ils partent vivre à Macao en 1979. En 1981, âgé de 17 ans, José Rodrigues dos Santos commence sa carrière de journaliste au sein de Radio Macau.
En 1982, il retourne au Portugal. Il fait ses études en journalisme à la Nouvelle université de Lisbonne dont il sort diplômé en 1986. De 1987 à 1990 il travaille pour la BBC à Londres.
Il présente depuis 1991 le journal télévisé de 20h sur RTP1, première chaîne publique portugaise.
Grand reporter, correspondant pour CNN (1993-2002) et la BBC, José Rodrigues Dos Santos a parcouru le monde pour couvrir les plus grands conflits (Israël, Palestine, Liban, Irak, Bosnie, Serbie, Libye...) et a été primé trois fois par CNN.
En 2000, il obtient son doctorat en sciences de la communication avec une thèse portant sur les reportages de guerre, "Crónicas de Guerra". José Rodrigues Dos Santos est également professeur à l'Université de Lisbonne.
"A Ilha das Trevas", son premier roman, a été publié en 2002. Il s'est imposé, avec la saga "Tomás Noronha" (2005-), comme l'un des plus grands auteurs de thrillers historiques et scientifiques en Europe et aux États-Unis. Ses romans, dont plusieurs best-sellers, sont traduits dans plus de 18 langues.
Marié en 1988 et père de deux filles (nées en 1998 et 2001), il vit à Lisbonne.
Les romans de José Rodrigues Dos Santos sont toujours un puits de sciences, c'est toujours passionnant de le lire.
Cependant, cette fois, je n'ai pas trouvé l'intrigue très fiable, et, si je n'avais pas été attirée par le sujet de fond, à savoir, la conscience animale, je ne pense pas que j'aurai autant apprécié cette histoire.
Mais comme chacun de ses romans, l'auteur a parfaitement exploré l'étude éthologique qui est ici démontrée, exposée...
J-R Dos Santos démontre, grâce à ses nombreuses recherches, que les animaux ne sont pas différents de nous, qu'ils ont une conscience, des émotions, des sentiments et une intelligence, voir même, plus d'intelligence que l'être humain. Cela parait évident quand on y pense, surtout lorsqu'on voit dans quel état l'homme met cette planète.
Ce roman est une claque écologique ! Aucun détail n'est omis ! L'homme déshumanise l'espèce animale pour se donner une conscience tout en détruisant tout sur son passage pour ses besoins économiques et sa soif de pouvoir. Mais à quoi servira tout ce fric et tout ce pouvoir lorsqu'il n'y aura plus rien pour survivre ? En passant par la déforestation, l'abattage et l'extinction animale, l'auteur veut éveiller les esprits et faire prendre conscience à l'être "Humain", que d'ici peu, si rien n'est fait pour l'éviter, notre planète sera dépourvue d'eau, d'oxygène et d'espèces sauvages...
Le fait est que nos dirigeants ont toutes ces informations, chaque puissance mondiale a toutes ces données, elles connaissent les risques et les sombres prévisions qui nous guettent mais bon gré mal gré, l'argent reste leur préoccupation première.
A la fin de l'ouvrage, l'auteur a fait la liste de toute ses sources qui ont étayé son histoire.
"La manière dont nous traitons les animaux définit ce que nous sommes. Nous avons des obligations envers eux, non pas parce qu'ils ont des droits, mais justement parce qu'ils n'en n'ont pas, parce qu'ils sont impuissants face à nous, parce qu'ils se trouvent à notre merci, et que le devoir des plus forts est de respecter et de protéger les plus faibles. Les animaux ne sont pas des automates, ce sont des êtres qui vivent le monde et le perçoivent à leur manière, qui sont différents mais si semblables à nous. Ils n'existent pas pour nous, ils existent avec nous. Les animaux c'est nous. Nous sommes tous pareils, nous sommes tous des animaux, nous avons tous des l'humanité. Nous faisons tous partie de cet immense jardin d'animaux dôtés d'une âmes." (J.R. Dos Santos - Âmes Animales p.566)
"A l’heure actuelle, nous sommes huit milliards sur Terre et, d’ici peu, nous serons beaucoup plus. L’eau des fleuves et des lacs, qui équivaut à peine à 2,5% de toute l’eau douce disponible en surface, ne suffira pas pour toute cette population. Pour faire face à cette demande, nous avons commencé à pomper l’eau des nappes phréatiques. Le problème, c’est que cette eau ne se renouvelle pas au rythme auquel nous la pompons, vous comprenez ? Beaucoup de nappes phréatiques sont en train d’être vidées à un rythme deux cent cinquante fois supérieur à leur capacité de renouvellement."
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