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mercredi 23 août 2023

LE BANQUIER ANARCHISTE

  



 Auteur : Fernando Pessoa

Traduit du portugais par Françoise Laye

Editions : Christian Bourgeoisr

Paru le : 11/02/2021 (œuvre originale 1922 traduite par André Coyné

120 pages

EAN  :  9782267043501

Prix : 8 €

 *  Le Banquier Anarchiste  *
                                                                             








Quatrième de couverture :

Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchiste n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges.

C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.

Le Banquier anarchiste est l'unique œuvre de fiction publiée du vivant de Pessoa et signée de son vrai nom. Un texte explosif, un véritable brûlot.


L'Auteur : 

Pessoa est né en 1888 à Lisbonne. Pendant trente ans, de son adolescence à sa mort, il ne quitte pas sa ville de Lisbonne, où il mène l’existence obscure d’un employé de bureau. Mais le 8 mars 1914, le poète de vingt-cinq ans, introverti, idéaliste, anxieux, voit surgir en lui son double antithétique, le maître « païen » Alberto Caeiro, suivi de deux disciples : Ricardo Reis, stoïcien épicurien, et Álvaro de Campos, qui se dit « sensationniste ». Un modeste gratte-papier, Bernardo Soares, dans une prose somptueuse, tient le journal de son « intranquillité », tandis que Fernando Pessoa lui-même, utilisant le portugais ou l’anglais, explore toutes sortes d’autres voies, de l’érotisme à l’ésotérisme, du lyrique critique au nationalisme mystique. Pessoa, incompris de son vivant, entassait ses manuscrits dans une malle où l’on n’a pas cessé de puiser, depuis sa mort en 1935, les fragments d’une œuvre informe, inachevée, mais d’une incomparable beauté.

Mon avis : 

Ce pamphlet de Fernando Pessoa donne des coups de pieds dans la fourmilière, pas de tabou, que ce soit sur le sujet de la religion, de la "fiction sociale", la bourgeoisie, la conception des actes par rapport aux idées...

On peut regrouper 10 personnes et obtenir d'eux une définition différente d'un mot, ou une raison différente à un acte, une idée. Nous n'avons pas la même perception des choses. D'ailleurs, lorsque je regarde les ressentis de ce livre, je n'y vois pas forcément le même regard que j'y est porté.

Le banquier se veut anarchiste, il n'en démord pas, mais pour le prouver, il en avance des arguments absurdes qui le pousse dans un paradoxe. Il veut se donner de l'importance en se disant "plus anarchiste que les anarchistes", lui étant un anarchiste en théorie et en pratique, les autres n'étant anarchiste qu'en théorie... L'homme est sûr de lui, ne doute de rien et avance fièrement ses idées. Il s'écoute parler sans  s'entendre dire les contradictions qui étayent ses propos. Il ne veut pas être mélangé avec les "poseurs de bombes" dont il parle non sans mépris, mais fini par dire qu'il aurait pu tuer pour sa propre cause, puisqu'en effet, il impose son individualisme avec sa vérité, son anarchisme, sa liberté...


https://pasionlivres.blogspot.com










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