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dimanche 19 mai 2024

MESSIEURS, ENCORE UN EFFORT...

     Auteur :  Elisabeth Badinter

Editions : Flammarion Plon

Genre : Essai Science humaine

Date de parution : 24 avril 2024

96 pages

ISBN : 978-2-0804-4775-3

Prix : 14€90



    Messieurs, encore un effort...   








Quatrième de couverture :

Les pays industrialisés ont entamé, depuis quelques années, un lent repli démographique. Longtemps, la France a conservé une belle natalité, mais ce n’est aujourd’hui plus le cas, et la voilà qui, lentement mais sûrement, s’approche à son tour du solde naturel négatif, avec toutes les conséquences sociales qu’on peut imaginer.
Quant aux raisons de ce phénomène, chacun y va de son explication : effet des crises à répétition ? Menace écologique ? Perte de confiance dans le monde à venir ? Elisabeth Badinter pointe la dureté de la condition maternelle, principale cause du désengagement des femmes.
Faire un bébé aujourd’hui, c’est accepter une moindre rémunération tout en assumant les contraintes de la double journée, c’est supporter, bien davantage que le père, le poids psychologique de la parentalité. Les mentalités évoluent, dit-on… Pas assez, et sûrement pas assez vite, et même les politiques natalistes sont insuffisantes, qui ciblent les aides à la petite enfance, alors que la charge mentale des mères se prolonge bien au-delà.
Une nouvelle ère de la maternité se dessine : mieux éduquées, les femmes font vite le calcul des plaisirs et des peines. Si l’égalité entre les sexes ne progresse pas plus radicalement, et jusque dans l’intimité des couples, il ne faut pas s’étonner qu’elles refusent d’être les éternelles perdantes.


L'Auteur : 

NNée à Boulogne-Billancourt le 5 mars 1944, Élisabeth Badinter était l'épouse du poète Michel Rachline (1933-2012) avant son divorce en 1964. 

D'abord élève à l'École alsacienne, Élisabeth Badinter étudie la philosophie à la Sorbonne, où elle suit les enseignements de Catherine Clément, elle sera agrégée de philosophie en 1969.

Après avoir occupé un poste de professeure au lycée Guillaume-Budé de Limeil-Brévannes, elle est conférencière à l'École polytechnique.

En 1980, elle entame une carrière de femme de lettres. Ses essais sur le siècle des Lumières, et ses biographies littéraires paraissent chez Flammarion, Odile Jacob, Hachette. Figure médiatique, elle se prête volontiers au débat.

Élisabeth Badinter théorise la notion de « ressemblance » des sexes. Selon elle, c'est « une telle innovation qu'on peut légitimement l'envisager en termes de mutation ».

Lors du débat, sous le gouvernement Jospin, sur la parité en politique, elle s'oppose à la loi du 6 juin 2000 sur l'égal accès des femmes aux mandats électoraux qui, selon elle, considère que les femmes sont incapables d'arriver au pouvoir par elles-mêmes.

sources ; Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_Badinter

Quelques uns de ses romans : 

  • L'Amour en plus, Flammarion - 1980
  • Emilie, Emilie, L'Ambition féminine au XVIIIè siècleFlammarion - 1983
  • Les Remontrances de Malesherbes, Flammarion - 1985
  • L'Un est l'autre : des relations entre hommes et femmesEditions Odile Jacob - 1986
  • XY, de l'identité masculineHachette - 1992
  • Les Passions intellectuelles, Flammarion- 1999-2007
  • Fausse Route, Hachette - 2003
  • Madame du Châtelet, Madame d'EpinayFlammarion - 2006
  • Je meurs d'amour pour toi, Tallandier - 2008
  • L'Infant de Parme, Fayard - 2008
  • Le Conflit, la femme et la mèreFlammarion - 2010
  • Le Pouvoir au fémininFlammarion - 2016
  • Les Conflits d'une mère : Marie-Thérèse d'Autriche et ses enfantsFlammarion - 2020
  • Messieurs, encore un effort..., Flammarion- 2024

Mon avis : 

Il ne faut pas se mentir ! On est mal ! Et lire ces 96 pages ne nous rassure pas !

Elisabeth Badinter met en lumière la dénatalité sur notre planète, notamment en Europe des 27 où seuls 8 pays ont un solde naturel positif. Hors Europe, c'est 6 pays sur 15 dans lesquels on enregistre moins de naissance que de décès.

La philosophe nous donne quelques raisons sur ce phénomène et la condition de la femme y est pour beaucoup évidemment. La femme a dû, doit et devra toujours se battre pour une égalité avec l'homme, que ce soit à la maison ou au travail. La faute aux stéréotypes en partie ! Tant que la femme sera assimilée à la Mère. Tant qu'il sera estimé "normal" qu'elle doive sacrifier ses études, sa carrière, son emploi, ses désirs de femme, et effectuer seule les tâches domestiques et l'éducation des enfants... et bien la situation risque de ne pas s'améliorer. 

Mais quelles seront les conséquences à long terme ? Et là revient certaines inquiétudes des femmes, leurs droits ne seront-ils pas de nouveau en danger comme par exemple au Etats-Unis avec la loi sur l'IVG ?

"Le décalage d'implication dans le quotidien explique notamment 62 % des femmes souhaiteraient que les choses changent [...], mais à l'extrême opposé 69 % des hommes ne souhaiteraient pas que cela change." Paradoxe : 87 % des hommes interrogés se déclarent prêts à s'impliquer davantage au quotidien pour soulager leur compagne. Mais étrangement, leur capacité d'initiative ménagère ne semble pas inscrits dans leur ADN ! Les hommes veulent bien "aider", mais rarement "partager". 

   Jean-Claude Kaufmann, sociologue

Bon et bien cela fait bien flipper tout ça, je vais retourner à mes thrillers... :)

     

Citations : 

L'une des raisons essentielles du ralentissement (voire de la stagnation dans certains domaines) de la cause égalitaire réside dans la force toujours vivace des stéréotypes de genre. Le premier d'entre eux est l'identification de la femme et de la mère. On présume que toute femme par nature a une vocation maternelle. Or le modèle de la mère traditionnelle est le dévouement absolu à son enfant. L'instinct maternel serait la pulsion naturelle de la femme à assurer le bien-être. Pour ce faire, elle doit le nourrir, le soigner, veiller sur lui nuit et jour, et rester à la maison jusqu'à ce qu'il ait acquis une certaine autonomie. Dans cet optique, les désirs personnels de la femme s'effacent devant les obligations de la mère. Raison pour laquelle on s'est pris à penser que le rôle de la femme était de prendre soin de tous. (page 29).





 

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