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mercredi 21 janvier 2026

CES JOURS QUI DISPARAISSENT

    

  Ces jours qui disparaissent  





Auteur : Timothé LE BOUCHER

Editeur : Glénat

Genre : BD roman graphique / Thriller / Fantastique

Date de Sortie : 13 septembre 2017

Nombre de pages : 192

ISBN : 978-23-440-1332-8  

Prix : 22€50


  • 2018 - Prix des libraires de bande dessinée
  • 2018 - BDGest'Arts - Prix du meilleur récit 
  • 2018 - Lire à  Limoges - Prix BD


Ce n’est pas dans mes habitudes de lire des romans graphiques. Mais lorsque notre Erik, babelionaute que je considère comme un véritable spécialiste du genre, me conseille une lecture de ce type… eh bien, ma foi, je me lance.

Et aucun regret, bien au contraire.

Ces jours qui disparaissent, de Timothé Le Boucher, est un petit bijou de bande dessinée, je le confirme ! Même si mon avis reste celui d’une novice en la matière.

Comment le vivriez-vous, vous, si un matin vous vous leviez en vous demandant : « Mais où est passé mon hier ? »
Si vos amis, eux, se souvenaient parfaitement vous avoir vu (pas forcément sous votre meilleur jour) tandis que votre petite amie vous en voudrait pour un comportement dont vous n’avez absolument aucun souvenir ?

C’est précisément ce que vit Lubin Maréchal.
Et pire encore : le phénomène se reproduit… un jour sur deux.

Je n’en dirai pas davantage afin de ne pas dévoiler l’intrigue, mais l’originalité du récit en fait une lecture passionnante, tenue de bout en bout. Le suspense ne faiblit jamais, jusqu’à la dernière page.

Les émotions, elles, sont profondément contrastées. J’ai d’abord cru entrer dans une histoire purement fantastique (c’est d’ailleurs la catégorie retenue par l’éditeur), mais que nenni. Timothé Le Boucher nous entraîne sur un terrain bien plus concret, presque intime, résolument psychologique. Et c’est là que l’auteur se distingue avec force.

Dans ce type de récit, le “double” est souvent présenté comme une figure néfaste, voire psychopathe, entraînant l’autre dans ses échecs ou ses dérives. Ici, une fois encore, le lecteur est pris à contre-pied.

Ces jours qui disparaissent est une œuvre sur la dépossession de soi, mais pas uniquement. L’émotion qui s’en dégage est intense. Une véritable empathie naît pour le personnage, sans que l’on ressente nécessairement de haine ou de rejet pour “l’autre”.
La dualité se vit avant tout sur le plan émotionnel, dans une zone trouble où aucun jugement ne s’impose vraiment.


Merci Erik_



https://pasionlivres.blogspot.com/






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