Le couvent des Pascalines
Auteur : Alex SOL
Editions : Belladone
Genre : Thriller/Horreur
Date de parution : 19 mars 2026
228 pages
ISBN : 978-2-488853-01-9
Prix : 8,90 €
Quatrième de couverture :
Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir un roman de Alex Sol ; voilà qui est chose faite, et sans aucun doute, une expérience à renouveler.
Nous sommes en 1871. Louise, jeune fille de 17 ans, intelligente et passionnée de médecine, est promise à un brillant avenir. Fiancée à un beau parti de la haute société, tout semble tracé pour elle… jusqu’au moment où elle tombe enceinte hors mariage. Pour éviter le scandale et préserver l’honneur de sa famille, elle est envoyée dans un couvent afin de mener sa grossesse à terme, avant que l’enfant ne soit confié à l’adoption.
Hautaine, capricieuse, habituée à une certaine liberté intellectuelle, Louise va devoir apprendre à composer avec un monde fermé, régi par des règles strictes, où sa volonté ne fait plus loi.
Celle que je pensais être la plus pauvre de nous deux était en réalité la plus riche. Eugénie possédait quelque chose que je n’avais fait qu’effleurer. Quelqu’un qui l’aimait plus que tout.
Louise bénéficie d’une éducation, d’un statut social élevé, d’un mariage d’amour (fait déjà rare à l’époque). Et pourtant, cela ne suffit pas à la protéger. Dès qu’elle transgresse une norme (la grossesse hors mariage) elle est immédiatement rappelée à l’ordre social.
Ce roman souligne ainsi un contraste fort : le poids de la réputation, le contrôle du corps des femmes et l’absence de véritable autonomie. Alors que Louise souhaite devenir médecin et soigner les corps, elle n’a même pas le droit de disposer du sien.
La religion est également très bien abordée à travers le couvent des Pascalines, qui occupe une place centrale dans le roman. Le couvent apparaît d’abord comme un lieu de refuge et de protection, proposant une solution « honorable » en toute discrétion… Mais c’est précisément là que naît l’ambiguïté : s’agit-il réellement d’un lieu de protection, ou plutôt d’un espace d’effacement ? En exerçant une autorité morale sur des femmes, pour la plupart brisées, la religion ne devient-elle pas, ici, un instrument de contrôle ?
Les soeurs, dans un acte de charité hypocrite, nous ont placées côte à côte. Ce que nous avons vécu cette nuit toutes les deux nous a liées à jamais. Il nous a abandonnées, Il nous a méprisées. Son ancien rival, Lucifer, lui, ne semble pas nous avoir oubliées.
Le mode narratif apporte beaucoup au roman. Le choix de faire de Louise la narratrice renforce l’impact du récit : on est au plus près de ses pensées, de ses contradictions et de ses émotions.
Le Couvent des Pascalines est un roman à la fois historique, social et profondément humain, qui interroge la place des femmes ainsi que celle de la religion dans la société.
https://pasionlivres.blogspot.com

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