Stats

mardi 9 août 2022

STUPEUR ET TREMBLEMENTS

  Auteur : Amélie Nothomb

Editions : Albin Michel & Le Livre de Poche

Genre : Roman Japon
190 pages
ISBN : 978-2-253-15071-8 
Prix : 5€50 (Le Livre de Poche)


STUPEUR ET TREMBLEMENTS





Quatrième de couverture :

Au début des années 1990, la narratrice est embauchée par Yumimoto, une puissance firme japonaise. Elle va découvrir à ses dépens l'implacable rigueur de l'autorité d'entreprise, en même temps que les codes de conduite, incompréhensibles au profane, qui gouvernent la vie sociale au pays du Soleil levant. 

D'erreurs en maladresses et en échecs, commence alors pour elle, comme dans un mauvais rêve, la descente inexorable dans les degrés de la hiérarchie. Une course absurde vers l'abîme -image de la vie-, où l'humour percutant d'Amélie Nothomb fait mouche à chaque ligne.

Entre le rire et l'angoisse, cette satire des nouveaux despotismes aux échos kafkaïens a conquis un immense public et valu à l'auteur d'Hygiène de l'assassin le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999.

 

L'Auteur : 
Fabienne Claire Nothomb naît au sein d'une famille de la noblesse belge ; plusieurs de ses ancêtres se sont illustrés dans la vie politique et culturelle du pays. La famille est catholique à l'origine et ses centres d'intérêt sont la politique et la littérature. Elle accompagne dans ses déplacements son père Patrick Nothomb, diplomate, qui, peu après la naissance de sa fille, sert comme consul général à Osaka au Japon avant d'être en poste à Pékin, à New York et en Asie du Sud-Est (Laos, Bangladesh, Birmanie) et ambassadeur de Belgique au Japon.

De retour en Belgique vers l’âge de dix-sept ans. Elle termine ses humanités à l’Institut des Fidèles compagnes de Jésus (Montjoie) à Uccle pour ensuite entamer une première année universitaire en droit. Après une lecture du philologue, philosophe et poète Friedrich Nietzsche et une étude de l’intransitivité chez Georges Bernanos Amélie Nothomb obtient une licence en philologie romane à l'université libre de Bruxelles, et envisage un moment la carrière d'enseignante, passant et obtenant l'agrégation.

Ses études terminées, un premier retour au Japon (où son père a été nommé ambassadeur de Belgique à Tokyo), à l'occasion duquel elle effectue un stage d’interprète dans une entreprise japonaise, lui fournit la matière de deux romans, Stupeur et Tremblements et Ni d’Ève ni d’Adam.

En 1992, avec la publication de son roman Hygiène de l’assassin, commence sa carrière officielle d'écrivaine. 

Certains de ses écrits primés sont traduits dans plus de quarante langues à travers le monde.

À la suite du séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku, elle publie, le 22 juin de cette même année, Les Myrtilles, une nouvelle en supplément à la réédition de Stupeur et Tremblements. Les bénéfices de cette édition exceptionnelle sont reversés à Médecins du monde au Japon.

Elle est sympathisante, mais non militante, du mouvement Les Chiennes de garde contre le sexisme.

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9lie_Nothomb


Mon avis : 

J'ai toujours ce sentiment, avec Amélie Nothomb, que ses romans ont un goût de trop peu, que l'auteur ne donne pas tout ce qu'elle a. Sentiment sans doute dû au peu d'épaisseur de ses livres. Mais ! Il faut pourtant reconnaître que j'y reviens inlassablement :) Il faut dire qu'ils ne manquent pas de piment ses romans !!! 
On reconnaît bien l'auteur dans cette histoire. Elle explore, et nous fait découvrir par la même occasion, le monde des multinationales japonaises, leur mode hiérarchique et leurs rites et codes qui passent par l'humilité et l'humiliation, obéissance  et  obséquiosité. Bien entendu, le récit est pimenté de situations décalées décrites avec un humour pétillant qui caractérise Amélie Nothomb.
C'est avec ce même esprit qu'elle dénonce la condition de la femme japonaise dans le monde du travail, le ton est donné :

 Non : s'il faut admirer la Japonaise - et il le faut -, c'est parce qu'elle ne se suicide pas. On conspire contre son idéal depuis sa plus tendre enfance. on lui coule du plâtre à l'intérieur du cerveau : "Si à vingt-cinq ans tu n'est pas mariée, tu auras de bonnes raisons d'avoir honte", "si tu ris, tu ne seras pas distinguée", "si ton visage exprime un sentiment, tu es vulgaire", "si tu mentionnes l'existence d'un poil sur ton corps, tu es immonde", "si un garçon t'embrasse sur la joue en public, tu es une putain", "si tu manges avec plaisir, tu es une truie", "si tu éprouves du plaisir à dormir, tu es une vache", etc. 
Ces préceptes seraient anecdotiques s'ils ne s'en prenaient pas à l'esprit.

Car en fin de compte, ce qui est assené à la Nippone à travers ces dogmes incongrus, c'est qu'il ne faut rien espérer de beau. N'espère pas jouir, car ton plaisir t'anéantirait. N'espère pas être amoureuse, car tu n'en vaux pas la peine : ceux qui t'aimeraient t'aimeraient pour tes mirages, jamais pour ta vérité. N'espère pas que la vie t'apporte quoi que ce soit, car chaque année qui passera t'enlèvera quelque chose. N'espère pas même une chose aussi simple que le calme, car tu n'as aucune raison d'être tranquille.

Espère travailler. Il y a peu de chances, vu ton sexe, que tu t'élèves beaucoup, mais espère servir ton entreprise. Travailler te fera gagner de l'argent, dont tu ne retireras aucune joie mais dont tu pourras éventuellement te prévaloir, par exemple en cas de mariage - car tu ne seras pas assez sotte pour supposer que l'on puisse vouloir de toi pour ta valeur intrinsèque.

                                                                                                                            (page 93,94,95)


Pour conclure, la lecture laisse place à une frustration, celle qui me fait penser que l'auteur nous en donne trop peu :) 









Aucun commentaire:

BABELIO

Mon profil sur Babelio.com