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jeudi 14 mai 2026

L'HÔTEL DE L'AUTRE MONDE

   




        l'hôtel de l'autre monde   

Meikai Hotel / 冥界ホテル


Shiro KUROI




     Auteur :    Shiro KUROI www.kuroishiro.com

Editions : Ki-oon  www.ki-oon.com

Traduction du japonais : Damien Guinois

Genre : Manga, histoires courtes, fantastique

Date de parution : 2 octobre 2025 (Japon 2016)

177 pages

ISBN :  979-10-327-1752-3

Prix : 15





Quatrième de Couverture : 


Suivez la destinée de personnages aussi différents qu'attachants au seuil de la mort : est-il temps pour eux de répondre à l'appel de la faucheuse et traverser la rivière ?
Sur la rive du fleuve qui sépare le royaume des vivants de celui des morts se dresse l'Hôtel de l'autre monde, un refuge pour les âmes souhaitant faire une pause avant le grand saut.
Là, des liens se nouent, des retrouvailles s'opèrent, des regrets et des espoirs remontent à la surface... et, parfois même, un retour en arrière miraculeux est possible.
Avant Léviathan et Dragon Hunt Tribe, Shiro Kuroi a développé une série d'histoires courtes aux couleurs flamboyantes et au ton doux-amer, à la frontière entre le manga et la bande dessinée franco-belge.
Dans L'Hôtel de l'Autre monde, œuvre aussi intimiste qu'humaniste, il peint de son trait inégalable une galerie de personnages face à leur destinée. En prime, découvrez La Planète de la brume, récit de science-fiction posant les bases de l'univers de Léviathan.




Je remercie tout d’abord l’équipe de Club BD Lannion sur Babelio pour cette découverte.

J’ai d’abord été subjuguée par la couverture de cette œuvre, car il s’agit bien d’une œuvre à mes yeux,  puis, une fois le manga entre mes mains, j’ai pu admirer l’ensemble des illustrations de Shiro Kuroi et je suis immédiatement restée sous le charme.

L'Hôtel de l'autre monde n’est pas seulement un recueil d’histoires fantastiques autour de la mort : c’est aussi une manière de dialoguer avec elle, presque de lui résister.

L’hôtel agit comme un lieu suspendu, une transition entre deux mondes, ni tout à fait celui des vivants, ni totalement celui des morts. La rivière qui le borde évoque d’anciens symboles funéraires, du Styx grec au Sanzu japonais, représentant ce passage d’un état à un autre. Pourtant, Shiro Kuroi ne fait jamais de cette traversée un jugement irrévocable. Il en fait au contraire un espace où quelque chose peut encore être réparé.

Être ensemble, y compris dans la mort...
C'est vraiment l'idéal pour un couple, n'est-ce pas ?

Là où la mort tranche, condamne ou impose une fin définitive, l’auteur la rend émotionnellement négociable. Comme si certaines douleurs méritaient un sursis, comme si un cœur sincère pouvait encore infléchir le destin, ou comme si une bonté discrète possédait un poids presque cosmique. La mort demeure omniprésente, mais Shiro Kuroi refuse qu’elle soit absurde.

Nous sommes également invité à regarder au-delà des apparences. Les personnages qui se succèdent semblent souvent insignifiants, brisés, marginaux, parfois même coupables. Ils portent des failles, des regrets, des erreurs. Pourtant, l’histoire déplace peu à peu notre regard et révèle chez chacun une part irréductible de dignité, dans une approche profondément humaniste sans jamais devenir naïve.

Je ne voulais pas te remplacer dans mon cœur.
Mais quand tout change autour de nous, on finit par changer aussi. C'est inévitable.

L’hôtel devient alors un lieu de révélation morale : les faux-semblants tombent, les blessures apparaissent et des vérités émotionnelles longtemps enfouies émergent enfin.

Les dessins de Shiro Kuroi, bien loin de simples illustrations, renforcent puissamment cette dimension spirituelle. Les lumières tamisées, les décors d’une densité presque irréelle, les espaces silencieux et le soin apporté aux regards des personnages participent à cette atmosphère suspendue entre douceur et mélancolie.

J’ai trouvé dans les dessins de Shiro Kuroi une lumière saisissante qui m’a profondément touchée. Une immense délicatesse traverse son trait, au point que même la souffrance conserve une forme de beauté. Cela renforce cette sensation étrange que certains personnages « mériteraient d’être sauvés », comme si jusque dans ses crayons et ses pinceaux, l’auteur refusait de représenter la brutalité du monde comme une fatalité.

Je ne suis pas une spécialiste du manga, mais il se pourrait bien que cette découverte me donne envie de poursuivre mon exploration de l’univers de Shiro Kuroi.

Seuls les pions sont ordinaires et inutiles mais lorsqu’ils sont groupés, une infinité de possibilités émergent. Il arrive même que des choses inattendues se produisent.

https://pasionlivres.blogspot.com











 




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