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jeudi 6 août 2026

TROIS PETITS CHATS

      




        

    Trois petits chats    

 Elisa Routa


     Auteur :    Elisa Routa site Elisa Routa

Editions : Bayard site Bayard 

Genre : Littérature intérieure

Date de parution :  25 août 2026 à paraître

240 pages

ISBN : 978-2-227-50349-6

Prix : 17 € 





Quatrième de Couverture


Voilà
Nous sommes cinq à la maison
Trois plus un chien plus quelqu’un d’autre
Dans une bastide provençale où le vent souffle sans discontinuer, une petite fille grandit. L’homme qui est arrivé dans la maison observe. Il sait tout manier avec habileté – les outils, les mots, les couteaux de cuisine, les gens. Grâce à lui, les volets sont repeints, les portes ferment, un mur entoure désormais la maison. 
À l’intérieur, gare à qui désobéit. Gare aux rires entre la mère et ses enfants. 
Pour la grande sœur, il faudra tenter de protéger un frère. Il faudra, pour sortir du huis clos, toute la rage de l’enfance.

Un premier roman saturé de tension qu’on traverse le souffle coupé.


Aux premiers mots, j'ai ressenti comme un malaise, une petite boule au fond de l'estomac. Puis une douceur s'est installé dans ce récit poétique. Pas un bonheur avec un grand B, mais plutôt une douce normalité. L'histoire glisse sur le deuil, la reconstruction, la vie de famille.

Mais mon pressentiment me rattrape, la petite boule s'est épaissie et a remonté doucement puis elle a laissé place à l'angoisse. J'ai résisté contre l'envie d'arrêter ma lecture sincèrement, parce que les maux viennent sous une forme poétique et ce n'est pas l'idée que je me fais d'un poème. J'écris de la poésie, et pour moi, contrairement à Baudelaire et autres "mélancolancieux" (un petit mélange de mots à ma sauce), la poésie doit porter vers la lumière, doit amener le sourire, j'essaie toujours à ce que mes poèmes finissent sur une note d'espoir. 

Mais ici on doit entrevoir entre les mots. Ensuite la lecture devient une douleur sourde et constante.

Je pensais avoir toucher le fond du puits mais il y avait comme un double fond. Puis vient cette petite étincelle, cette lumière qui cherche à percer l'obscurité du puits. Une force qui née de l'amour et je me met à espérer mais l'entrée du puis est très très haut et le malheur a la dent dure.

L'auteur a laissé la place à toutes les étapes, même celle de donner un prénom au bourreau, la difficulté de sortir du cercle vicieux de la violence morale et physique qui vise justement à réduire tellement que l'on ne se sent pas capable de s'en sortir sans lui.

Le passage sur sa vision de la colère et sa manière de la dompter m'a marqué également :
..."Je puise dans
ma colère
je la connais bien
une amie chère
à qui souvent
je me confie
je lui donne l’os de
mon orgueil à ronger
sous la tempête
j’ai appris à la dompter
seule elle ne se calme pas
il faut l’y aider
mais ce jour-là
elle se fraye un chemin
hors de ma gorge
elle saute à la sienne comme
une antilope"...

Ainsi que...

"Moma est mère elle est
ma mère
mère de mon frère et
à cet instant
face et
à l’intérieur
du grand carnage
elle est aussi
mère des jumelles
elle ne vole ce rôle à
personne
elle a ce rôle sous
le cuir chevelu sous
les ongles dans
le bide (...)"

Et que ces mots sont forts...

"je hais son abject désespoir
je préfère quand
le grand méchant reste
méchant"

Ce n'est pas du tout une œuvre vers laquelle je me serai tournée, c'est trop dure et trop fort pour moi, mais je ne peux que reconnaître que c'est très bien écrit et dans un style qui donne toute l'authenticité à l'histoire. Les mots, les tournures sont puissants et poignants.








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