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dimanche 31 mai 2026

DANS LES LUMIERES D'ATHENES

   


        


     Dans les lumières d'Athènes     

Georges NIKAKIS


     Auteur :    Georges NIKAKIS

Editions : Maison POP www.editions-maisonpop.com

Création couverture : Camille Gautron

Genre : Voyages, roman

Date de parution : 20 mai 2026

242 pages

ISBN :  978-2-488201-95-7

Prix : 19€95




Quatrième de Couverture : 


Sophie, professeure de philosophie et parisienne d’origine grecque, reçoit un étrange coup de fil. Elle apprend l’existence d’un secret familial enfoui depuis des générations qu’elle pourra découvrir uniquement en se rendant sur place : à Athènes..




Tout commence par une rupture brutale. Sophie s'enfuit, laissant Christophe désemparé face à ses propres failles : son manque d'autonomie et sa méconnaissance des lieux qui les unissent. Mais le lendemain, le destin bascule : des inconnus lui transmettent des messages mystérieux, l’invitant à l'émancipation et au voyage... L'espoir renaît.

Bien plus qu’une simple romance, ce roman de Georges Nakakis est une véritable invitation au voyage. L'auteur nous guide à travers Athènes et ses environs, nous initiant à sa riche mythologie, tout en nous faisant vibrer au rythme de l'âme grecque, celle de la générosité, de l'hospitalité et de l'amitié sincère.

La force du récit réside dans son pouvoir immersif. À travers les yeux de Christophe, le lecteur est totalement embarqué dans un périple qui éveille tous les sens. Les descriptions sont si vivantes que le passé, le présent et le mythe s'entremêlent pour offrir un spectacle total. Une lecture qui fait voyager l'esprit autant que le cœur.

Georges Nikakis nous offre, avec ce roman, une très belle façon de découvrir la Grèce et ses habitants.





Extrait :
_ Chers amis, vous n'ignorez pas que la rivalité entre Poséidon et Athéna pour devenir le gardien de la cité d'Athènes était sans équivalent. Mais alors, comment ont-ils été départagés ? Je vis vous le dire : lors d'une fête à Athènes, les dieux ont organisé un concours pour désigner celui qui serait le protecteur de la ville. Poséidon, dieu des mers, a frappé, avec la fougue qu'on connaît, un rocher de son trident, et de cette faille a jailli une source d'eau salée. Athéna, avec cette grâce qui la caractérisait, a créé l'olivier, symbole de paix qui est devenu plus tard son emblème. Toutes les femmes athéniennes ont voté pour Athéna et tous les hommes pour Poséidon. Comme les femmes étaient plus nombreuses, Athéna est devenue la protectrice d'Athènes.
Oui, chers amis, Lysistrata, si elle nous voyait aujourd'hui, se moquerait de notre piètre avancée civilisatrice ! Où en étais-je ?...
Ah, oui ! Donc, Poséidon, aussi colérique que méchant, pour se venger, a inondé la campagne environnante dans sa fureur, jusqu'é ce que Zeus, ce pervers qui ne pouvait s'empêcher de pincer les fesses des femmes, trouve un arrangement : autour de 440 avant Jésus-Christ, il a demandé à Périclès, le roi et stratège d'Athènes, de bâtir ce temple, au cap Sounion, en l'honneur de ce furieux de Poséidon.

Je me permet de rebondir sur "Lysistrata", comédie d'Aristophane dans laquelle les Athéniennes, souhaitant que leurs maris mettent fin à la guerre, lancent une grève du sexe.
C'est intéressant de savoir que les femmes n'avaient pas le droit de vote d'une part. D'autre part, dans la Grèce antique classique, les femmes ne jouaient généralement pas sur scène.

À l’époque d’Aristophane, à Athènes au Ve siècle av. J.-C., le théâtre était, un événement public et religieux, organisé par des citoyens masculins, joué presque exclusivement par des hommes.
Les rôles féminins, même ceux de personnages centraux comme Lysistrata, étaient interprétés par des acteurs masculins portant masques et costumes. C’est ce qui rend cette œuvre fascinante puisque Lysistrata met en scène des femmes extrêmement puissantes politiquement et symboliquement… alors que les vraies femmes athéniennes avaient peu de droits publics. 
Dans la pièce, les femmes organisent une grève sexuelle, prennent le contrôle de l’Acropole,
imposent la paix aux hommes en guerre. Pour une société athénienne classique, c’était presque une inversion carnavalesque du monde.

Ce qui est intéressant chez Aristophane, c'est que, d'après beaucoup d’historiens et de spécialistes du théâtre, Aristophane donne souvent à ses personnages féminins, de l’intelligence, du pragmatisme et une lucidité politique supérieure aux hommes. Mais cela ne signifie pas forcément qu’il défendait l’égalité moderne. La comédie grecque fonctionne beaucoup par renversement :

les femmes dominent les hommes,
les esclaves donnent des leçons,
les vieillards deviennent ridicules,
le monde est inversé pour faire rire… et réfléchir.

C’est peut-être aussi pour cela que la pièce continue à parler aujourd’hui : elle montre une société où ceux qu’on croit secondaires deviennent soudain les seuls capables d’empêcher la destruction collective.



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